Rencontre avec… Patrick Campredon qui quitte Le Monastère pour St-Affrique

« 2017, le début d’un dernier challenge »

Quand on approche les  53 ans, on sait que le meilleur est sans doute derrière soi. Mais quand on s’appelle Patrick Campredon, on a beau être un quinquagénaire bien affirmé, on a encore de beaux restes et, surtout, pas mal d’ambition. Une dernière ambition. Celui qui est porteur de 6 titres départementaux (pour 14 finales jouées), celui qui a déjà participé à 6 Championnats de France (3 en triplettes, 2 en tête-à-tête et 1 en doublette mixte) veut regoûter à l’ivresse que peut apporter ce type de compétitions à dimension nationale. Cela aurait pu être sous les couleurs du But du Monastère, la société du président Alain Marty qu’il avait rejoint il y a 2 ans pour y faire équipe avec Fabrice Poplin. Il espère que ce sera finalement sous celles de l’Entente Pétanque Saint-Affricaine, le club du président Philippe Bourgues où il signera l’an prochain pour y être associé avec Simon Dulucq et Mathieu Cadenet. Rencontre avec Patrick Campredon, un senior ruthénois qui ne veut pas attendre d’être vétéran pour continuer à être conquérant. 

Pétanque 12 : Tout le monde connait Patrick Campredon. Mais où en es tu précisément aujourd’hui ? 
Patrick Campredon : J’aurai  53 ans en novembre prochain et j’habite Druelle près de Rodez. Je partage ma vie avec mon épouse Véro et je suis l’heureux papa de trois grands enfants Maéva, 17 ans, Kévin, 16 ans, et Thalia, 12 ans. Sur un plan professionnel, je bénéficie depuis maintenant près de 2 ans d’un plan de reclassement. Je suis actuellement, jusqu’en juillet 2017,  une formation d’Agent d’Accueil Administratif dispensée à Marmande. Des Stages sont au programme et je travaille actuellement dans un cabinet notarial  à Millau

Et la pétanque dans tout çà ?
Je ne surprendrai personne en disant que la pétanque reste une passion. Même si je la pratique avec forcément moins d’assiduité qu’à l’époque, famille et prise d’âge obligent, cela reste une passion.

La saison 2016 touche à sa fin. Quel bilan tires-tu de cette année ?
Forcément décevant. Quand on échoue lors des deux qualificatifs LIgue, quand on ne se qualifie pas pour la finale départementale en doublette, quand on ne passe pas les 8e de finale en triplette, quand on n’apparait dans aucun des derniers carrés des différents Masters organisés dans le département…, on est forcément déçu. Et le mot est faible.

Es-tu en train de nous dire qu’une page s’est tournée et que tu regardes désormais dans une autre direction ?
Oui, c’est exactement ça. Nous avons discuté avec Fabrice Poplin et nous avons convenu tous les deux de cet échec. Nous avons donc décidé de mettre un terme à cette aventure et j’ai informé le président Alain Marty, il y a plusieurs semaines de cela, de ma décision de quitter le But du Monastère pour la saison 2017.

Avec un peu de recul, est-ce que cette fin d’aventure au But du Monastère n’était-elle pas une histoire écrite d’avance ?
Non, pas du tout. Enfin, en ce qui me concerne en tout cas. Tout s’est déclenché après notre élimination en 8e de finale du championnat de l’Aveyron en triplette à Rieupeyroux. J’ai fait part de mon ressenti. Franchement, ça a été un tout mais soyons objectifs et réalistes.  Nous n’avions pas une équipe capable de prétendre à quoi que ce soit. Le terrain a parlé, tout simplement.

Concrètement, que s’est-il passé ?
Les choses ont été claires et nettes. J’ai dit à Fabrice Poplin qu’il valait mieux que l’on arrête, dans l’avenir, de jouer ensemble. Ce que l’on a respecté tout en tenant les engagements que l’on avait pris auparavant. C’est-à-dire que l’on avait prévu de disputer ensemble le triplette à Carmaux, le Challenge des Aveyronnais, que l’on a gagné d’ailleurs,  et le triplette à Espalion ainsi que le Grand-Prix de Valras ce dernier week-end. Preuve que l’on peut mettre un terme à une équipe tout en restant en bon terme avec les autres joueurs. Ce n’est pas parce que nous avons décidé de ne plus faire équipe ensemble avec Fabrice Poplin dans le cadre d’une saison entière que l’on ne peut pas jouer de temps en temps ensemble.

Quelles ont été les réactions de Fabrice Poplin ?
Il a reconnu que l’on n’y arrivait pas ensemble. Il a très bien accepté la situation. Il a reconnu pas mal de choses. Il m’a surtout laissé entièrement libre dans ma prise de décision.

Finissons-en avec 2016 et revenons sur le triste épisode de Cassagnes-Bégonhès avec le climat délétère qui a entouré la partie vous opposant aux Espalionnais futurs champions de l’Aveyron. Y a t-il, sur un plan personnel, quelque chose que tu regrettes ?
Non, je ne regrette absolument rien.

Parlons de 2017. As-tu monté une nouvelle équipe ? 
Oui, je ferai équipe avec Mathieu Cadenet et Simon Dulucq. Je  quitte donc le But du Monastère pour rejoindre l’Entente Pétanque Saint-Affricaine.

Comment est née cette équipe ?
Beaucoup de monde a été rapidement au courant de ma décision. Après Rieupeyroux, nous en avons parlé Mathieu, Simon et moi. Nous nous souvenions que nous avions disputé ensemble le National de Mende l’an passé. Cette année nous avons atteint le dernier carré du Grand-Prix de Saint-Affrique. L’évidence, c’est que l’on prend du plaisir à jouer ensemble.

Quels seront vos objectifs ?
Se qualifier pour le France.

Quels seront vos points forts ?

Patrick Campredon souhaite apporter son expérience des grands rendez-vous à ses jeunes partenaires.
Patrick Campredon souhaite apporter son expérience des grands rendez-vous à ses jeunes partenaires.

La triplette est, je crois, équilibrée et complémentaire. Chacun est prêt à se battre dans l’intérêt de l’équipe. Simon et Mathieu font partie, à mon avis, de ce qu’il se fait de mieux à leurs postes en Aveyron. Au milieu, j’essaierai de leur apporter mon expérience notamment lors des grands rendez-vous. En tout cas, une chose est sûre. Il y a un sentiment de solidarité qui se dégage de cette équipe, solidarité qui nous a sans doute fait défaut cette saison. Et, c’est bien connu, à pétanque la solidarité n’a pas de prix.

Quels seront vos points faibles ?
… (Il souffle).
Je laisse à nos adversaire le soin de les découvrir.

Quelle sera la première apparition officielle de cette nouvelle équipe ?
Nous avons prévu de disputer ensemble le Challenge Pierre-Arnal organisé par le Sébazac Pétan Club le samedi 15 octobre à Saint-Eloi Rodez.

Si cette équipe ne s’était pas montée, avais-tu d’autres pistes ?
Non, pas vraiment. J’aurais sans doute signé à La Primaube pour y faire équipe avec mon fils Kévin.

La famille, parlons-en. Kévin et ton épouse Véro vont-ils te suivre à Saint-Affrique ?
Kévin sans doute pas. Pour sa dernière année junior, il va rejoindre ses copains à La Primaube et va aussi essayer de faire quelque chose en sélection. Ce week-end, il passera d’ailleurs une nouvelle étape qualificative à Montauban. Quant à Véro, elle devrait me suivre et signer à l’EPSA. De façon à ce que l’on puisse disputer ensemble le championnat en doublettes mixtes.

Dernière question. Avec qui vas-tu jouer en doublettes ?
Point d’interrogation. Je ne sais pas.

Propos recueillis par Cyrille COSTES

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *