Bruits de cadres

National de Carmaux : quand l’à peu près fait vraiment désordre

Le site y est magnifique, les bénévoles y sont charmants mais il manque incontestablement un petit quelque chose à ce National dit du Grand Carmausin. Un zeste de sérieux et de cohérence qui, comme dirait l’autre, fait la différence. Sinon, il ne faut pas s’étonner que la pétanque et ceux et celles qui la pratiquent manquent trop souvent de sérieux et de crédibilité. Cette édition 2016 du National, pour ne pas dire SupraNational, du Grand Carmausin reste marquée par trop d’à peu près. On vous a déjà parlé des fameuses 45 minutes d’attentes qui ont marqué, tout vendredi après-midi, les retours des fiches de résultat du concours en tête-à-tête Inacceptable quand on voit le nombre de personnes mobilisées au podium. Autre zone d’ombre, le National doublettes, son organisation ainsi que ses inscriptions. Toujours annoncé comme devant se disputer par éliminations directes, cette édition 2016 devrait finalement se disputer en poules. Devrait car sait-on jamais ce qui va âtre annoncé ce dimanche matin… Autre souci, les inscriptions. Quand on s’est adressé ce vendredi au podium, on nous a dit haut et fort qu’elles seraient possibles ce samedi à condition de présenter au moins une licence et d’avoir le numéro de la seconde. Changement de programme ce samedi, aucune inscription n’a été prise auprès de ceux qui ne pouvaient présenter les deux licences. D’où l’obligation de se rendre à Carmaux avant 11 heures ce dimanche pour finaliser des inscriptions pour une épreuve qui ne débutera qu’à partir de 14 h 30. 11 heures et non plus 10 heures comme maintes et maintes fois annoncé au micro vendredi après-midi. Autant d’approximations nuisent incontestablement à la lisibilité de l’épreuve et font vraiment désordre quand on dit oeuvrer au profit d’une discipline qui a fait acte de candidature pour devenir discipline olympique. Créer des règlements et veiller à ce qu’ils soient respecté par le plus grand nombre, c’est bien. Montrer l’exemple en proposant des organisations nettes et sans bavures, ce serait beaucoup mieux.

Concours amical : 200 euros plus les mises, ce dimanche à Colombiès

Hier à Colombiès, le concours était réservé à tous ceux et toutes celles qui étaient nés dans le village. Aujourd’hui dimanche, il sera ouvert à tout le monde, licenciés comme non licenciés, et sera doté des mises plus 200 euros.

Semi-Nocturne de Drulhe, ce samedi

Seulement 42 doublettes en lice, orage et saut d’électricité égalent fin anticipée

Une demi-finale se jouait et opposait Costes – Albaladéjo à Destruel – Dupont. L’autre n’avait pas été disputée et avait été partagée entre les familles Peyrot et Knop. IL était minuit quand les conditions de jeu ont conduit le jury à décider de neutraliser le concours. 

Débuté sous le soleil et par une forte chaleur, le semi-nocturne de Drulhe vit rapidement les cieux se noircir. On connait la suite...
Débuté sous le soleil et par une forte chaleur, le semi-nocturne de Drulhe vit rapidement les cieux se noircir. On connait la suite…

Carmaux et Clermont d’un côté, celui des grosses écuries ou des équipes en quête de dépaysement, Saint-Parthem et consorts de l’autre, celui des joueurs qui ne font pas des concours officiels leur priorité…, le coeur de la bourgade de Drulhe sonnait un peu creux en cette chaude fin d’après-midi. En présence du président Marc Nogaret qui tenait le graphique aux côtés du Villefranchois Michel Guilhem, seules 42 doublettes avaient en effet répondu à l’invitation de Jacques Edoaurd, président de la Fanny Drulhoise. Dommage tant nous pensons que cette formule de concours semi-nocturme parait particulièrement adaptée à cette période de l’année. A l’arrivée, il n’était pas encore minuit quand les équipes Philippe et Jérémy Peyrot d’une part et Daniel et Adrien Knop de l’autre, sans doute refroidis par les premières averses, avaient décidé d’arrêter les frais pour mieux les partager. Les équipes Costes – Albaladéjo (Pétanque Villefranchoise, Quatre-Saisons PC) et Destruel – Dupont (PC Penchot, Pétanque Decazevilloise) ont décidé à la faveur d’une accalmie que certains pensaient sans doute définitive, de disputer leur place en finale sur le terrain, boules à la main. En quelques mènes, l’équipe du Bassin parvient alors à faire ce que les autres adversaires n’avaient pas réussi. Marquer des points et faire la course en tête. Zéro à la première contre un équipe de Comps La Grandville, deux à la deuxième contre une formation malevilloise pourtant tombeur de Bos – Azéma, un à la troisième contre la paire de la Fraternelle Pétanque Le Gua Alonso – Bayol…, les points lâchés jusqu’alors par le Villefranchois et le Castonétois se comptaient jusqu’alors en sur les doigts d’une seule main. Les Bassinois, tombeurs des Cransacois Jacques Ferreira et Fabrice Portié en quarts-de-finale menaient 7 à 3 quand les bourrasque de vent et de nouvelles averses de pluie plongèrent les cadres de Drulhe dans l’obscurité. Le jury prit alors la sage décision qui s’imposait. Les concours A et B, ce dernier dans lequel se jouaient également  les demi-finales, étaient neutralisés.

Les résultats
Concours A (42 doublettes), quarts-de-finales : Knop bat Zafon – Baldassa (Pétanque Villefranchoise, Fanny Drulhoise) ; Costes bat Alonso – Bayol (Fraternelle Pétanque Le Gua) ; Peyrot bat Contrino – Marzin (JP Capdenac, Quatre-Saisons PC) ; Destruel bat Ferreira – Portié (PC Cransac). Demi-finales : Peyrot bat Daniel et Adrien Knop (Fanny Drulhoise) ; Destruel bat Cyrille Costes et Nicolas Albaladéjo (Pétanque Villefranchoise, Quatre-Saisons PC). Finale : Frédéric Destruel et Daniel Dupont (PC Penchot, Pétanque Deczevilloise) battent Jérémy et Philippe Peyrot (Boulistopotes Salles-Courbatiés).

National tête-à-tête de Carmaux

Frédéric Cartaillac, meilleur Aveyronnais, atteint les 8e de finales

Le Saint-Affricain, longtemps brillant tant à l’appoint qu’au tir, a tenu la dragée haute à un certain Valentin Boris, jeune Lotois en course pour une place en équipe de France Espoirs. 

Frédéric Cartaillac (ici à Rodez lors de la dernière étape du Masters triplettes en janvier 2016) n'est sans doupe pas le plus connu des pétanqueurs aveyronnais. Mais il n'est sûrement pas le moins talentueux et le moins accrocheur.
Frédéric Cartaillac (ici à Rodez lors de la dernière étape du Masters triplettes en janvier 2016) n’est sans doupe pas le plus connu des pétanqueurs aveyronnais. Mais il n’est sûrement pas le moins talentueux et le moins accrocheur.

Que retenir de cette première journée du National du Grand Carmausin ? Les plus de 400 joueurs et joueuses qui ont disputé, sur les terrains du Parc du Candou et du complexe sportif, l’épreuve en tête-à-tête ? Les interminables files d’attente qu’il fallait emprunter pour aller apporter ses résultats entre chaque partie ? La gentillesse et la disponibilité des équipes de bénévoles en charge d’une buvette qui a eu l’intelligence de pratiquer des tarifs raisonnables ? Ou alors cette remarquable partie de 8e de finales qui aurait sans doute mérité mieux de figurer dans le véritable carré d’honneur de ce Parc du Candou décidément toujours aussi magique ? On veut parler de la rencontre opposant le jeu,e sociétaire de Cahors Sport Pétanque, le jeune Valentin Boris, au Saint-Affricain Frédéric Cartaillac. Frédéric Cartaillac n’est pas le plus connu des joueurs aveyronnais. Il n’est pas, non plus, celui qui joue le plus. Mais celui que l’on reverra vendredi prochain à Espalion où il viendra défendre son titre acquis l’an passé lors du dernier Challenge des Aveyronnais disputé dans le Parc de la Victoire de Millau, celui que l’on reverra ensuite en septembre à Capdenac où il disputera la finale du Challenge Roger-Vassal (tiens, tiens… encore une épreuve en tête-à-tête) a montré, une fois encore, qu’il n’était certes sans doute pas le plus assidu des pétanqueurs aveyronnais mais qu’il n »était certainement pas le moins brillant d’entre eux. Pendant longtemps, le sociétaire de l’EPSA a en effet réussi à se mettre à la hauteur de Valentin Boris, ce jeune Lotois qui frappe aujourd’hui à la porte de l’équipe de France Espoirs. Impressionnant à l’envoi, avec des boules quasiment séchées au bouchon en position assise, le Cadurcien a du composer avec l’opiniâtreté, le sens tactique et la belle performance au tir d’un Aveyronnais qui a longtemps cru pouvoir créer la surprise (8 à 9). Un bouchon pas forcément bien jeté puis une première boule mal engagée auront finalement scellé le sort d’une partie qui fut sans nul doute un temps fort de cette première journée de compétition à Carmaux. Pour être tout à fait complet, signalons aussi les beaux parcours de l’Olempien Melvyn Albinet, battu en 16e de finale, ou encore des Flavinois Zoélo Ratrimson (battu par l’ancien Aveyronnais Samuel Santos) et Jacques Ribet. Quant au Capdenacois Jean-Claude Contrino, il pourra se mordre les doigts d’avoir laissé passer une (très) grosse gagne à la seconde partie après poules face à un jeune représentant tarnais.
Place, ce samedi à partir de 10 heures, au SupraNational en triplettes, épreuve phare de cette édition 2016 du rendez-vous carmausin. Avant, ce dimanche 31 juillet, le concours en doublettes qui devrait finalement se disputer en poules et non par élimination directe comme officiellement annoncé dans un premier temps.

Cyrille COSTES

dimanche 31 juillet 2016