« 24 heures de pétanque, première ! »
1987, c’est aussi le lancement d’une nouvelle épreuve organisée par l’UFOLEP sur le terrain stabilisé de Laurière, à Villefranche. Six éditions suivront, la dernière en 1993. Avec « Kiki » Marty et Patrick Pagnot puis avec « Domi » Souyri et mon frère Nicolas, je remporterai finalement 5 de ces 7 épreuves.
Si les nuits blanches et festives ne sont pas recommandées pour aborder dans les meilleures conditions une deuxième journée de finale départementale de championnat de l’Aveyron, elles sont peut-être un bon entrainement pour un tout type d’épreuve. On veut parler des fameuses « 24 heures de pétanque ». Né dans la Sarthe dans l’esprit des encore plus prestigieuses « 24 heures du Mans », le concept a débarqué en Aveyron en cette année 1987 à l’initiative de l’UFOLEP. Pour cette première édition, je décide de faire équipe avec Patrick Pagnot et « kiki » Marty. Nous sommes jeunes (moins de 25 ans de moyenne d’âge). Nous sommes complémentaires, nous maitrisons plutôt bien le tir à la rafle si précieux sur ce type de surface et, surtout, nous sommes 3 copains qui ont l’habitude de jouer ensemble. Quand on sait que l’on va passer au moins 24 heures ensemble, autant bien s’entendre. Quand je dis au « moins 24 heures », c’est que, pour certains, le temps de jeu sera proche de la trentaine d’heures. Je m’explique. Le concours débute le samedi à 15 h et chaque équipe va devoir disputer 13 parties limitées en temps (1 h 30). . A l’issue de cette première phase, un classement est effectué et les 8 premières équipes sont alors qualifiées pour disputer les quarts-de-finale le dimanche après-midi. Pour être tout à fait complet, rappelons que les équipes s’inscrivent à 3 joueurs mais la première partie de l’épreuve se dispute en doublettes. Le 3e homme peut ainsi se reposer puisque les équipes ont même la possibilité de s’inscrire en réservant un lit dans les dortoirs du centre aéré de Laurière.
Contre les Ruthénois Cerchi – Pagès – Albuquerque en quarts !
De cette première édition, je n’ai pas gardé de nombreux souvenirs. Je me rappelle simplement que nous avons bien entamé la compétition et nous avons su enchainer les victoires pour faire la course en tête. Nous ne quitterons jamais le trio de tête et nous nous qualifions logiquement pour les quarts-de-finale. A ce stade-là, nous faisons le plus dur en écartant Bernard Cerchi, Michel Pagès et Jésus Albuquerque, des Ruthénois bien plus connus que nous. Dans la foulée, nous confirmons cette belle performance en remportant cette première édition. Je suis loin de me douter que cette victoire n’est que le début d’une belle série à venir.
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