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Régional doublettes le 8 juillet à Aubin – Le Gua : La Fraternelle veut transformer l’essai

Un week-end 100% pétanque

Encouragée par le succès du Challenge Mohamedi, mais aussi et surtout par celui de la dernière finale départementale en triplettes, l’équipe des co-présidents Bruno Bousquet et Robert Lourenço entend bien enfoncer le clou en accueillant au moins une centaine de doublettes.

Aux portes du stade Léopold-Goryl, le PLatau des Forges abritera jusqu’à une soixantaine de cadres proposant des terrains intéressants et sélectifs à souhait.

Aux portes du stade Léolpold-Goryl, le Plateau des Forges sera prêt. Jusqu’à une soixantaine de terrains y seront tracés pour accueillir des équipes que La Fraternelle Pétanque Le Gua espère voir le nombre dépasser la centaine. Même si la société aubinoise sait que rien n’est gagné d’avance : « Ce serait une belle récompense pour l’ensemble de l’équipe qui s’est mobilisée et en particulier pour la commission pilotée par Romain Mazars qui a pris en charge ce projet ». Le co-président Bruno Bousquet sait pourtant que rien n’est gagné d’avance : « Il suffit de regarder du côté de chez nos voisins et amis d’Onet Village. Malgré tous ses efforts, malgré un site remarquable, le président Serge Bernié a mis… 9 ans pour donner à son épreuve l’élan qu’elle méritait ». Sans crier victoire avant l’heure, il faut reconnaître que l’initiative aubinoise ne manque pas d’atouts. Cette première édition marque déjà un tournant puisqu’il s’agira du 5e Grand-Prix (après Saint-Affrique en triplettes et en doublettes, après Onet Village et après Drulhe en doublettes) dans la série de 9 épreuves qui, pour la première cette année en Aveyron, s’inscrit dans un Challenge initié par le Comité Départemental. Cette première n’avancera pas seule puisqu’elle s’inscrira  dans le cadre d’un week-end 100% pétanque : « Parallèlement au Régional doublettes masculin, sera en effet organisé un Challenge féminin, lui aussi en doublettes. Grâce à un partenariat avec le Casino de Cransac, ce concours, qui devrait se dérouler sur les terrains de l’ancien camping proche de la piscine, se disputera en poules et sera doté des mises plus 300 euros », précise Bruno Bousquet. Et c’est en qualité d’association vantée pour son sérieux et sa capacité à tenir ses engagements, que La Fraternelle Pétanque Le Gua a réussi à fidéliser de nombreux partenaires parmi lesquels la métallerie Bourdoncle avec qui elle a signé un partenariat lui permettant de conclure ce week-end en proposant, dimanche après-midi,  un concours départemental en triplettes doté des mises plus 500 euros.

Mobiliser les Aveyronnais pour transformer l’essai
A J – 10 avant l’évènement, quasiment tous les voyants sont donc au vert. Des affiches et 1 500 flyers ont été distribués pour une communication qui va bien au-delà des seules frontières du département. Avec des premiers résultats puisque 8 équipes en provenance de Launaguet (Haute-Garonne) ont d’ores-et-déjà confirmé leur participation. L’autre co-président de La Fraternelle Pétanque Le Gua sait pourtant que d’autres conditions devront être remplies pour transformer l’essai marqué à l’occasion de l’organisation de la dernière finale départementale en triplettes : « En plus de la météo qui va forcément jouer un rôle prépondérant, je compte sur la mobilisation des équipes aveyronnaises en général, du Bassin en particulier, pour faire de cette édition 2017 une première d’une longue série ». 

Championnat National des Clubs catégorie Benjamins / Minimes : La PJ Millau championne de France !

La triplette et son appoint ainsi que le tir de précision font le bonheur des Aveyronnais

Nathan Moulières, Gauthier Lavabre, Julien et Maxime Cartayrade, Ari Teixeira et Noah Breton se sont parés de Bleu – Blanc – Rouge en dominant les joueurs de l’Entente Sarthoise. 

Ils n’échapperont certes pas à la rentrée mais c’est sans doute la tête pleine d’images fortes et de souvenirs inoubliables qu’ils vont reprendre le chemin de l’école. Ils, ce sont les jeunes benjamins et minimes de la PJ Millau qui se sont parés, ce week-end  à Saint-Pierre – les – Elbeuf (Seine-Maritime) du titre de Champions de France des Clubs. Ils s’appellent Nathan Moulières, Gauthier Lavabre, Julien et Maxime Cartayrade, Ari Teixeira et Noah Breton. Ils n’ont peut-être pas toujours bien entamé leurs rencontres mais ont toujours su garder leur concentration et su maitriser leurs nerfs. Notamment en finale face aux jeunes Sarthois de l’Entente Aubigne – Val de Loir. Noah Breton avait su mettre les Millavois sur la voie du succès en s’imposant dans l’épreuve du tir de précision. La triplettes composée de Gauthioer Lavabre, exceptionnel à l’appoint, Nathan Lavabre et Julien Cartayrade ont su transformer l’essai en s’imposant de la finale triplette et en s’évitant les aléas de l’épreuve du départage. En se parant du maillot Bleu – Blanc – Rouge, les joueurs du président Christian Salvat intègrent le cercle très fermé des Aveyronnais Champions de France. Sauf erreur de notre part, les derniers à avoir été sacrés étaient les Belmontais Romain Rosich, Romain Barascud et Anthony Carles, Champions de France minimes. C’était à Nevers il y a déjà 11 ans.

  • Vous pouvez revivre la finale triplette qui a offert le titre aux Millavois en suivant ce lien : http//dailymotion.com/video/x4zojpm_finale-cnc-jeunes-2016-8_sport

National de Bagnols : 20 ans après, une équipe mythique remet ça

Un Aveyronnais à l’origine de la re-formation de la triplette Quintais – Robert – Morillon

En 1996, Damien Azaïs avait tout juste 10 ans. Cette année là, la séparation de la triplette Quintais – Robert – Morillon n’avait du lui faire, alors, ni chaud ni froid. Vingt ans plus tard, c’est pourtant lui, ce toujours jeune Saint-Affricain aujourd’hui licencié à Broquiès, qui va  être à l’origine de la re-formation de ce qui reste une triplette mythique. Tout a commencé un vendredi soir, veille du championnat d’Aveyron jeu provençal en triplettes à Rignac. Jean-Pierre Mas se souvient. A table, les discussions vont bon train et Damien lance alors l’idée. Pourquoi ne pas faire rejouer ensemble ce Philippe, ce Laurent et ce Jean-Luc qui ont tout raflé, ou presque, en développant un jeu plus qu’offensif pour l’époque ? Jean-Pierre a (bien) fait le reste. Et voilà comment au moins 9 Aveyronnais présents ce week-end à Bagnols-sur-Cèze vont profiter de ce qui s’annonce être un véritable spectacle. 

Au milieu des années 90, ils faisaient partie des tout meilleurs et montaient régulièrement sur la plus haute marche des podiums des nationaux de l’Hexagone. 20 ans plus tard, les nationaux sont devenus supra nationaux pour certains, internationaux pour d’autres mais nos trois hommes sont toujours plus ou moins là. Philippe Quintais,  Champion de France il y a 3 ans à Béziers, va essayer de donner un nouvel élan à sa carrière en rejoignant l’île d’Oléron. Jean-Luc Robert n’en finit plus de montrer que la pétanque et lui ne font qu’un en commentant des parties dont il décrypte la stratégie avec habileté et finesse. Quant au « petit prince »  Laurent Morillon, il n’est peut-être pas devenu roi mais ses rares apparitions montrent à chaque fois que le talent et l’élégance qui l’ont toujours caractérisé sont toujours là et bien là. Ce week-end en tout cas, Philippe Quintais va tourner le dos à l’Atlantique pour se rapprocher de la Méditerranée. Jean-Luc Robert va délaisser les micros de consultant commentateur pour reprendre les boules et le rejoindre. Laurent Morillon ne pouvait qu’en faire autant et ouvrir une parenthèse dans sa semi-retraite pour être le troisième homme d’une triplette qui est restée mythique. Samedi matin sur le coup des 10 heures, au moment du jet du but de ce 2e Supra National, voilà en tout cas une équipe qui ne manquera certainement pas de susciter émotion et admiration dans et tout autour du boulodrome Jean-Giono qui accueille cette édition 2016.

Mas – Rouquayrol, comme à l’époque… mais cette fois avec le petit-fils comme troisième.
Ce mardi soir, 205 triplettes avaient déjà officialisé leur inscription à cette 2e édition du Supra National de Bagnols. Mais comme les inscriptions se poursuivent jusqu’à vendredi soir, on pourrait bien approcher les 256 équipes (participation maximale) pour cette manifestation organisée par la Pétanque Atomique Bagnolaise (PAB) chère au président Eric Sabatier. Parmi elles, au moins 3 équipes aveyronnaises. Trois équipes déjà présentes l’an passé et qui ont décidé de remettre ça. Il y aura d’abord la triplette Damien Azaïs – Marc Chaliez – Franck Bonneviale, quart-de-finaliste l’an passé. Il y aura ensuite la formation Richard Fauvet – Nicolas Bories – Dorian Guilhem battue en 2015 en 16e de finale par l’équipe … Jean-Pierre Mas – Bernard Rouquayrol – Thibaut Bories. Soit le régional de l’étape (Jean-Pierre vit et travaille à Bagnols) qui retrouve son emblématique partenaire. Soit un Bernard Rouquayrol dont la seule présence sur les terrains est, déjà, une première victoire. Et dont l’association avec son petit-fils en est une seconde. Le tout sous un sympathique soleil gardois et sur des terrains annoncés intéressants, voilà en tout cas qui promet.

Cyrille COSTES

Rencontre avec un certain…  Jean-Luc Robert

« Plus qu’un simple plaisir, un pur bonheur… »

A 56 ans, celui qui a participé à quelque 45 Championnats de France ou encore remporté 6 fois le Mondial de Millau (dont une fois en tête-à-tête en 1999) voit forcément la pétanque avec un oeil différent. Aujourd’hui plus souvent en dehors que sur les terrains – il commente les Masters de pétanque au micro de la Chaine L’Equipe ou encore assure des animations pour le compte de la FFPJP -, il savoure déjà à l’idée de retrouver ses deux partenaires, « ces deux drôles d’oiseaux » avec lesquels il a tant joué et surtout tant gagné.  Et même s’il annonce que le niveau de jeu n’aura sans doute rien à voir avec celui pratiqué il y a 20 ans, il avoue volontiers que derrière le plaisir pointent encore et toujours l’envie et l’ambition de gagner. Jouer tous les week-ends, tant de saisons durant, avec un certain Philippe Quintais, laisse visiblement des traces… Entretien. 

Propos recueillis par Cyrille COSTES

Qu'il joue...
Qu’il joue…

Pétanque 12 : Retrouver, 20 ans après, « sa » dream team et ce grâce à  un jeune Aveyronnais qui affiche 25 ans de moins que vous, cela parait incroyable. Expliquez-nous.
Jean-Luc Robert : En fait, cela fait 2 ou 3 ans que Philippe, Laurent et mois nous en avion envie et nous en parlions. Mais cela en restait là. On devait se rappeler mais trouver un créneau entre nos disponibilités respectives paraissait difficile. Pour ne pas dire impossible. En fait, c’était la faute à Philippe Quintais. Son emploi du temps affiche toujours complet d’une saison sur l’autre.

Et puis, tel un vrai Zoro, un certain Damien Azaïs est arrivé…
Oui, on peut le voir effectivement comme ça. Quand Jean-Pierre Mas nous en a parlé, Laurent Morillon et moi-même avons dit OK de suite. Philippe était lui aussi d’accord sur le principe, il lui restait juste  2 ou 3 choses à vérifier pour valider la décision et bloquer ces dates des 8 et 9 octobre.

On sent que ça vous fait vraiment plaisir…
C’est plus que du simple plaisir. Le mot n’est pas assez fort. En fait, c’est du pur bonheur. Se retrouver, 20 ans après notre dernier concours, avec ces deux oiseaux-là, c’est tout simplement plus fort que tout !

... ou bien qu'il commente, quand il s'agit de pétanque, Jean-Luc Robert sait de quoi il parle.
… ou bien qu’il commente, quand il s’agit de pétanque, Jean-Luc Robert sait de quoi il parle.

Ce week-end à Bagnols-sur-Cèze, quel va être l’objectif de ce vol d’oiseaux ?
Savourer au maximum l’instant présent. En espérant gagner quelques parties pour que l’on ait le temps d’apprécier. De toute façon, si Laurent et moi étions trop détendus voir un brin dilettantes, il y en a sûrement un qui se chargerait de nous le dire. Philippe, il a toujours été animé par la hargne de la gagne. Même quand on jouait un café, il voulait gagner…

Vous allez donc forcément faire partie de ceux qui peuvent s’imposer en terre gardoise.
Si on joue comme je sais que l’on est encore capable de jouer et si l’on ne tombe pas sur une bande de jeunes phénomènes qui posent des carreaux partout, pourquoi pas. En fait, je tiens à avertir tous ceux, et je crois qu’ils seront nombreux tant je connais bien cette région et les pétanqueurs qui la fréquentent, qui vont forcément nous suivre ce week-end. Ils risquent de ne pas nous reconnaître. Je me souviens qu’il y a 20 ans, le jeune Morillon il fallait l’attacher pour l’empêcher d’aller au rond. Il voulait tirer sur tout ce qui bougeait. Aujourd’hui, même si je sais que le garçon joue peu mais s’entraîne pas mal, notre jeu sera forcément moins offensif et plus posé. Mais si il faut en passer par là pour gagner… En fait pour gagner à nouveau parce que rejouer, Philippe, Laurent et moi, tous les 3 ensemble, c’est déjà une première victoire. Et sans doute la plus belle des victoires.