La pétanque aveyronnaise a affiché ses limites
Niveau de jeu pour le moins décevant, désaffection du public, zéro ambiance…, on a eu du mal à se persuader que l’on assistait bien à ce qui a toujours été considéré comme « Le » grand rendez-vous d’une saison départementale.
Des championnats, notamment en triplettes, on en a joués. Des championnats, le passionné que nous sommes en a suivis. Des championnats, le journaliste que nous sommes également en a assuré le compte-rendu. Sans prétentions aucunes, nous pensons pouvoir affirmer qu’en matière de championnats, nous avons un certain vécu, une certaine expérience, certaines références… Bref, nous pensons savoir de quoi nous parlons. Nous ne pensons manquer de respect vis-à-vis de qui que ce soit en estimant que le « spectacle » offert par cette édition 2022 des championnats triplettes n’a pas été à la hauteur. Le constat a d’ailleurs été dressé dès le soir des éliminatoires. La finale départementale de ce week-end à Réquista n’a malheureusement fait que le confirmer. Sur de vrais terrains de pétanque (on parle évidemment des surfaces extérieures au marché couvert), dans des cadres autorisant tous les coups que la pétanque est en passe de proposer, oui le spectacle a été décevant car notoirement insuffisant. Notamment à l’appoint où les préposés au poste ont affiché leurs manques à savoir varier leur jeu. Une mène, une seule, suffit à illustrer nos propos. On veut parler de cet épisode intervenu lors du quart-de-finale opposant les futurs champions du Pet d’Onet Village aux Aubinois de la Fraternelle Pétanque Le Gua Bories – Daulhac – Dupont. Ces derniers entament les débats avec une boule très moyenne située à près d’un mètre du bouchon. Les Castonétois se permettent alors le luxe de jouer leurs 6 boules sans ne jamais pouvoir reprendre le point. Le point par terre et 5 boules à la main, tout le monde attend de voir comment les Aubinois vont profiter de cette véritable opportunité. Résultat des courses, non seulement ils n’ont pas tiré profit. Pire que ça, ils ont même offert la marque à leurs adversaires. Un exemple parmi tant d’autres qui illustre la pauvreté du jeu entrevue lors de cette finale départementale. Et que dire de ces 2 affiches censées donner du sel à cette compétition. On veut évidemment parler de ce 8e de finale opposant Archimbeaud à Vanel, censée être une finale avant la lettre, et de cette demi-finale entre ce même Archimbeaud et les dangereux Villefranchois de Guilhem, Bosc et Vialard. A l’arrivée, 2 « non parties qui ont vu des adversaires se liquéfier jusqu’à être incapables d’inscrire le moindre point. Pas de qualité sur les terrains, pas de quantité ni de ferveur et autre ambiance derrière les barrières, cette édition 2022 des championnats de l’Aveyron en triplettes a été triste comme un jour sans pain. Les joueurs n’ont pas su apporter cette valeur ajoutée capable de redonner intérêt à une compétition il est vrai disputée dans un contexte bien particulier (météo quasi hivernale, pandémie, élections présidentielles…).
