Triste comme un dimanche d’hiver à Paul-Tort
Un temps à ne pas mettre un pétanqueur dehors, des terrains inintéressants, une organisation qui a beaucoup fait parler, un comité aux abonnés absents…, la version masculine de cette première compétition régionale ne laissera pas un souvenir impérissable. Loin s’en faut.
Mais au fait, ils étaient où les Nogaret, Enjalbert, Guilhem, Viguié, Tamisier, Costes, Edouard, bref tous les membres du bureau directeur du Comité Départemental ? A la pêche ? A la chasse ? A table ? En fait, on s’en fout. Comme dirait l’autre, cela ne nous regarde pas. Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’ils n’étaient pas là où ils auraient du être. Hormis mesdames Salvat et Privat, qui ont assuré la tenue des graphiques des concours masculin pour la première et féminin pour la seconde, tous les autres ont brillé par leurs absences. Est-ce normal ? Certainement pas. Quand on est organisateur d’un événement, à caractère sportif ou autre, la moindre des choses c’est d’être présent le jour J. Histoire de prendre la température auprès des participants, en l’occurrence les joueurs, en tout cas ceux ayant honoré leurs inscriptions à ce Qualificatif Ligue en tête-à-tête. Pour info, quelque 5% des 296 inscrits ne se sont pas présentés ce dimanche matin à Paul-Tort. Mais ceci est un autre problème. Parce que des conditions minimales pour assurer un travail correct (un poste de travail abrité avec alimentation électrique) ne lui sont toujours pas assurées, « Pétanque 12 » n’a pas été en mesure d’assurer un reportage « en direct » comme vous, les abonnés, les aimez tant. Alors, nous avons décidé d’arpenter les terrains, de nous faufiler dans les interminables files d’attente sans oublier de faire un petit tour par la traditionnelle buvette. Histoire de tendre l’oreille, histoire de recueillir les impressions et autres ressentis. Fil rouge d’un bien triste dimanche.
Dix heures à Paul-Tort…
7 h 45, arrivée des premiers joueurs
Qui dit championnat, qu’il soit départemental ou bien régional, dit jour de brassage. Brassage entre des profils très différents. Il y a ceux qui pratiquent régulièrement depuis des années et qui connaissent forcément le site. Et puis il y a ceux que l’on ne connait pas, que l’on n’a jamais vu sur les terrains aveyronnais. Il y a même ceux pour qui cette saison 2018 est l’année d’une première licence. Aux premiers, il tarde de découvrir l’état dans lequel il vont trouver le parterre mélange de sable et de cendrée. Les derniers, qui découvrent le site pour la première fois, sont déjà déçus : « C’est ça Paul-Tort », entend-t-on ici et là.
Entre 8 h et 8 h 15, arrivée massive des joueurs
Demi-heure avant le jet du but officiel, c’est une véritable vague de joueurs qui débarque. Les 145 cadres tracés n’ont pas tous trouvé place sur les quelque 5 400 mètres carrés qu’offre le terrain de foot. Certains jeuxont donc été tracés derrières les buts. Mais ce qui choque le plus les joueurs qui forment déjà une file impressionnante de plusieurs dizaines de mètres en attente du dépôt de licence, c’est l’absence de la moindre plance entre les jeux. L’épreuve étant individuelle, cela veut dire que c’est l’adversaire qui va devoir se mettre face au rond, histoire que les boules de la mène n’aillent pas démolir les jeux d’à côté.
Entre 8 h 15 et 8 h 30
Ce qui devrait être le quart d’heure d’échauffement, devient la demi-heure d’énervement. L’heure du jet du but approche et la file d’attente n’avance toujours pas. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. La première est d’ordre organisationnel. Il ne parait pas raisonnable de confier cette mission de collecte des licences à une seule personnes. Près de 300 joueurs à qui il faut prendre la licence, remettre le numéro et la fiche de jeu et répondre à d’éventuelles questions, cela prend forcément plus d’une heure. Or il est déjà 8 h 30. On n’a toujours pas entendu trace de la moindre sono et ils sont encore des dizaines et des dizaines à attendre leur tour. Le tout en extérieur par une température de 3° ou 4°. Heureusement, il ne pleut pas. Sinon, ce serait la catastrophe.
Entre 8 h 30 et 9 heures
Nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi la table de marque a été installée à l’entrée même du gymnase. Cette salle pourrait être une solution de repli en cas d’averses. Là, les tables font barrage et on ne peut même pas accéder à la salle. Incompréhensible. Devant nous, un joueur retrouve le sourire car ça va enfin être son tour. Sauf que le monsieur n’est pas le premier, ni le dernier, à ne pas connaitre son numéro. Il est redirigé vers un affichage extérieur où les 296 joueurs sont censés être listés, club par club. Il trouve enfin son club. Mais pas son nom. L’inquiétude gagne du terrain alors que la file d’attente n’avance toujours pas. Son nom et son numéro figurent finalement sur une autre feuille. Pourquoi ? On ne saura jamais.
9 heures passées
La sono ne marche toujours pas alors c’est l’arbitre Guy Pujol qui se dévoue. Il s’égosille pour rappeler les principaux points de règlement, notamment le port d’une tenue arborant au moins le logo du club auquel on appartient. Un « On n’entend rien » fuse depuis l’autre bout du stade. La compétition va pouvoir débuter avec plus de 30 minutes de retard. De nombreux joueurs vont démarrer leur partie sans jeter la moindre boule. Ou presque.
9 h 30
Les plus expéditifs serrent déjà les mains de leurs adversaires. Juste le temps d’aller prendre un café à la buvette extérieure et, déjà, les premiers mètres de la file d’attente se reforment. Plutôt que de réchauffer à l’intérieur d’une salle, les joueurs doivent en effet rapporter leurs fiches de jeu après chaque partie. Sans dote pas la bonne stratégie pour se donner une chance de rattraper le retard pris en tout début de matinée.
9 h 45, une envie pressante…
Les premières deuxièmes parties sont déjà annoncées, cette fois par une soi-disant sono. Mais la qualité fait défaut et les messages diffusés restent inaudibles. Pendant ce temps, une autre file d’attente se forme. Cette fois devant la porte du seul WC à la turque existant dans les vestiaires du gymnase. Quand votre tour arrive enfin, le spectacle que vous découvrez vous coupe toute envie. Vivement midi et un restaurant qui offre des toilettes dignes de ce nom !
10 h 15, les premières sorties de poule
A peine une heure après avoir jeté leurs premières boules, les plus rapides valident déjà leur sortie de poules. Ils en sont quitte pour une 3e file d’attente et pour on ne sait combien de temps de refroidissement avant que l’ordinateur ne leur désigne un adversaire. Pendant ce temps, certains n’ont toujours pas fini leurs premières parties…
11 h 30, cadre 40
Là, c’est une partie après poule qui se joue sur un terrain situé en bordure d’une allée de passage. Le bouchon se trouve à quelque 70 cm de la ficelle bleue. Est-il bon ou pas bon ? Les avis divergent, les spectateurs donnent le leur, les joueurs se mettent d’accord pour respecter la règle des « 1 mètre ». Quelques instant plus tard, un premier arbitre passe à proximité. La question lui est posée, sa réponse est nette et sans bavure : « Le bouchon était bon puisqu’il la distance règlementaire dans ce cas de figure est 50 cm ». Cinq minutes plus tard, un deuxième arbitre est interpelé. Sa réponse est contraire et surtout plus argumentée. Décidément, tout va bien. Même les arbitres ne sont pas sur la même longueur d’ondes.
12 h 30, arrêt des parties
Premier coup de sifflet libérateur. A la fois pour ceux qui sont mal engagées dans leurs parties mais aussi pour ceux qui attendent déjà 2 heures et qui n’ont toujours pas d’adversaires.
14 h 45, premières averses
Les parties viennent juste de reprendre. C’est l’heure que choisit la première des averses annoncées par Météo France. Même pas le temps de se mettre à l’abri que déjà les premiers rayons de soleil sont de retour. Cette première giboulée fait quand même prendre conscience qu’aucune véritable solution de repli existe vraiment en cas de forte pluie. A part les voitures stationnées à proximité immédiate du stade Paul-Tort.
15 h 30, la grande lessive continue, Jean-Pierre Mas contraint à l’abandon
La fin de matinée avait déjà été le théâtre de certaines grosses surprises. On pense notamment à l’élimination de Thibaut Bories battu en partie après poules par le Primaubois Laurent Pons (« un extra-terrestre qui n’a fait que des bouchons et des carreaux à la rafle mais qui a fait un dégât à la partie d’après »). On pense aussi aux défaites des Dell’Anna, Carnim, Ribet, Campredon père et fis, Portier, Boudes, Almeida, Contrino, Serieye, Alauzet… Le début d’après-midi n’est pas mieux avec l’élimination de Simon Dulucq sortie par un certain Christian Boix aussi surprenant qu’adroit. Sans oublier l’abandon du Creissellois Jean-Pierre Mas tracassé par un souci familial.
16 h 30, Paul-Tort devient morne plaine
Les parties s’enchainent et le site se vide à la vitesse Grand V. Plus rien ne retient ceux qui viennent de perdre. Hormis un ou deux joueurs qui n’ont toujours pas disputé la partie après poule (soit près de 6 heures d’attente sans jouer !), les derniers rescapés sont sur le pont. Le problème, c’est que l’on ne sait pas qui joue quoi. Aucun carré d’honneur n’a été prévu pour les parties finales. Tout simplement dommage.
17 h 45, les bénévoles s’activent, nous on rentre
Certains jouent les 32e de finales, d’autres les 16e de finales, d’autres encore attendent déjà en 8e de finale. Derrière nous, les bénévoles de la PJ Millau ramassent les premières ficelles et commencent à déblayer le site. Il fait de plus en plus frais. Plus rien ne nous retient et nous aussi nous décidons de rentrer à la maison. Putain de dimanche ! Et dire que c’était la Saint-Cyrille…
Les résultats
Seniors masculins (296 joueurs inscrits), 8e de finales : Chaliez bat Maxime Vanel (Creissels) ; Guilhem bat Frédéric Cartaillac (EPSA) ; Bucciero bat Nicolas Arlès (EPSA) ; Marin bat Florian Valette (Creissels) ; Vigouroux bat Mike Vigouroux (PJ Millau) ; Lagarde bat Laurent Audouard (Belmont) ; Bousquet bat Hugo Fernandez (PJ Millau) ; Pawlowski bat Eric Solier (Le But du Monastère). Quarts–de-finale (en gras, les vainqueurs qualifiés pour le championnat de Ligue) : Christophe Lagarde (Sébazac PC) bat Jean-Luc Bousquet (AP Lévézou Saint-Beauzély) 13 à 6 ; Nicolas Pawlowski (Creissels) bat Mickaël Bucciero (Le But du Monastère) 13 à 10 ; Douglas Vigouroux (PJ Millau) bat Marc Chaliez (Broquies) 13 à 7 ; Daniel Marin (PJ Millau) bat Dorian Guilhem (Creissels) 13 à 11.
Seniors féminines (70 joueuses inscrites), quarts-de-finales (en gras, les vainqueurs qualifiées pour le Championnat de Ligue) : Aurélie Bories (Creissels) bat Véronique Romulus (La Primaube) 13 à 4 ; Aurélie Carceles (Sébazac PC) bat Véronique Bories (La Primaube) 13 à 4 ; Marie-Christine Bourlier (Ptque Villefranchoise) bat Elodie Terrisse (Rieupeyroux) 13 à 11 ; Nadine Barbosa (Rieupeyroux) bat Nathalie Blanc (Comps-La-Grandville) 13 à 8.
« Je pense qu on est des moutons dans la vie et de plus en plus à la petanque
Voilà ma mâtiné à poltor
8h arrive sur place
Je part jeter quelque boules
(Le terrain peu importe ,ce jour là,ils étaient tous identiques ou presque)
8h30 je vais boire un café avec guy
8h50 je vais deposer ma licence et retirer ma fiche de jeu
9h10 début première parti comme tout le monde
Contre Christophe
9h40 perdu pour moi
Sympa il m offre un café
9 h50 je joue contre juju
Qu est ce qu on fait…
La queue ou pas…
D un simple accord nous voilà parti jouer
10h 20 gagne pour moi sur le fil
On part boire cette fois un verre
10h40 repêch contre simon rencontre au bar
Qu est qu on fait?
La queue ou pas?
Nous voilà parti jouer
11h15 perdu pour moi (trop fort)
Sympa on part boire un verre (un demi cette fois)
Au bar on trouve un stylo et voilà notre fiche de jeu à jour
12 h30 avant de partir manger je récupère ma licence (5minute d attente)
Tout ca pour dire qu il est vraiment stupide et ridicule de faire la queue pour qu on nous confirme ce que l on vient d écrire sur la fiche
Surtout que nos futur adversaire ne sont pas loin mais juste dans le cadre à côté
Eric Védrines