Rétrospective « Pétanque 12 »

Jusqu’au 31 décembre prochain, votre site d’informations vous fait revivre l’actualité de ces 6 dernières années à travers des reportages publiés dans ses colonnes. Ce mardi 15 décembre place à des « papiers » parus les 31 juillet et 9 août 2014.

A Espalion, rencontre avec… René Sénézergues

Ou quand le mental parle au mental

A 66 ans, le Decazevillois est à la tête de la sélection tahitienne qui prépare, cette semaine en Aveyron, le championnat du Monde qu’elle organise du 23 au 26 octobre prochains. 

René Sénézergues, un battant qui veut faire partager sa culture de la gagne.
René Sénézergues, un battant qui veut faire partager sa culture de la gagne.

Champion de France en 1972 à Bordeaux. Vice-champion du Monde en 1973 à Casablanca. René Sénézergues n’oublie pas les exploits de ses 25 ans. Mais l’homme ne focalise pas sur le passé. C’est un battant qui regarde droit devant et qui se fixe toujours de nouveaux challenges. Celui qu’il mène actuellement est un pari complètement fou. Préparer la sélection tahitienne à marquer l’Histoire en marquant de son empreinte le prochain Championnat du Monde de pétanque organisé fin octobre à domicile, à Tahiti : « Quand j’ai pris la sélection, ils ont dû me prendre pour un fou. Un fou qui amenait une touche professionnelle dans un monde resté complètement amateur ».

Du travail, encore du travail, toujours du travail
Parti avec un premier groupe de 24 joueurs, coach Sénézergues n’a pas perdu de temps. Il a certes multiplié les ateliers pour parfaire une technique naturelle qui ne doit rien à celle des meilleurs joueurs de la planète. L’Aveyronnais se souvient notamment de ces terrains d’un mètre de large qui ont vite éliminé tous ceux qui n’arrivaient pas à se défaire de leur coup de main. Mais il a surtout insisté sur les valeurs morales qui font tant la différence au plus haut niveau : « La pétanque, surtout quand elle se joue en triplettes, est un vrai jeu d’équipes. Il faut être solidaire et ne jamais rien lâcher. Il faut être capable de jouer à 200% pour pallier les difficultés passagères d’un partenaire. Et pour être à 200%, ne serait-ce que le temps de quelques mènes voire même d’une seule boule, il faut être bien dans dans sa tête et bien dans son corps ». D’où l’accent mis sur une parfaite condition physique servie par une alimentation des plus équilibrée.

La tournée en métropole passe par l’Aveyron
Portés par une adresse naturelle largement au-dessus de la moyenne, les Tahitiens mènent un jeu basé sur le tir et l’attaque à tout va. Là aussi, il a fallu rectifier… le tir et apprendre à savoir défendre en ne tirant jamais la boule de trop : « On ne peut pas exister au plus haut niveau si notre stratégie n’est pas la bonne. On ne peut pas se réfugier derrière notre adresse naturelle pour battre les meilleurs dans les parties importantes. Il faut aussi être de fins stratèges ». Et pour cela rien ne vaut la mise en situation lors de confrontations dans le cadre d’épreuves officielles. D’où la tournée qu’effectue actuellement la délégation tahitienne en Métropole.

La tête sur les épaules, tournée vers les étoiles
Après Salies-du-Salat (31) et Carmaux (81), Papa Sénézergues a amené ses ouailles sur ses terres natales en Aveyron, à Espalion puis à Millau : « Ces six joueurs qui restent en course pour la sélection finale, ce sont comme mes enfants. Parce que je les aime et que je veux les amener le plus haut possible, je les tiens comme en laisse. Et tant pis s’ils ont l’impression que je serre un peu fort. C’est pour leur bien et un jour ils me remercieront. Malheureusement, je vais encore devoir en écarter 2 à l’issue de cette tournée en annonçant l’équipe de 4 qui défendra Tahiti lors du prochain Championnat du Monde que je vous annonce grandiose. Le site avec sa vue sur le lagon est vraiment extraordinaire ».
René Sénézegues a beau avoir la tête sur les épaules, il l’a déjà tournée vers les étoiles. Les yeux braqués vers les sommets, en l’occurence vers le toit du Monde : « Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne ». Les souvenirs de celle perdue avec Jean-Claude Catusse et Christian Lafon en 1973 au Maroc ne sont finalement pas si loin.

Cyrille COSTES

Finaliste à Salies-du-Salat (Haute-Garonne)

Nelly Marcilhac poursuit sa belle saison

Accompagnée d’Agnès Delisle et d’Aït Idir, la Villefranchoise ne s’est inclinée qu’en finale contre Angélique Papon.

Nelly Marcilahc

Deux semaines après sa victoire à Ytrac (Cantal), Nelly Marcilhac a failli remettre ça à Salies-du-Salat (Haute-Garonne). Il s’en est fallu de petits points, d’une gagne (à l’appoint) qui échappe ou encore, peut-être, de ce bouchon qui ne veut pas sortir. Au-delà du résultat, c’est le niveau de jeu qui est à souligner. Avec seulement deux boules manquées lors de cette ultime partie, Nelly Marcilhac et son bras gauche ont en tout cas donné la meilleure image qu’il soit de la pétanque féminine en général, de la pétanque aveyronnaise en particulier. Il ne reste plus maintenant qu’à confirmer lots des toutes prochaines compétitions, à Carmaux, à Espalion et à Millau.

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