Un gymnase à Saint-Eloi, un boulodrome couvert route de Vabre
C’est une des infos à retenir du conseil municipal qui s’est tenu ce lundi soir dans la préfecture ruthénoise.

Au programme de ce conseil municipal qui s’est tenu ce lundi 2 novembre à Rodez, le fameux Rapport d’Orientation Budgétaire (ROB). Cette étape qui consiste à dévoiler le plan pluriannuel d’investissement (PPI), avec la prévision des dépenses et des recettes en tenant compte, évidemment, de l’évolution de la fiscalité locale, est un moment important de la vie d’une collectivité. Ce 2 novembre 2020 restera ainsi dans les mémoires locales comme le jour qui aura permis d’en savoir (enfin) davantage sur le devenir du quartier Saint-Eloi et sur les conséquences induites. Ce conseil municipal permit en effet d’apprendre que les halls René-Blanc, alias boulodrome couvert de Saint-Eloi, laisseraient la place à un gymnase. Ce nouvel équipement entrerait ainsi dans le projet de campus universitaire, projet qui, rappelons-le, vise à regrouper sur un seul et même site, l’IUT de Rodez et l’Université Champollion.

Le site des anciens abattoirs confirmé
Restait alors à découvrir quel était le site choisi pour accueillir le nouveau boulodrome couvert promis par le candidat Christian Teyssèdre. Sans surprise aucune puisque, maintes fois mis en avant durant cette année 2020, c’est celui des anciens abattoirs de la ville de Rodez, route de Vabre, qui a été confirmé. Jusque-là rien d’incohérent puisque la présence d’un tel investissement au budget 2021 serait tout à fait compatible avec une mise en service de cet équipement précédemment annoncée pour le début de l’année 2023.

Une évalutaion qui pose questions(s)
Ce qui est beaucoup plus étonnant par contre, ce sont les chiffres annoncés. Dans son compte-rendu de ce mardi 3 novembre, la presse quotidienne départementale parle en effet d’un coût de ce nouvel équipement « évalué à 1,2 million d’euros ». Soit le journaliste rédacteur sous-entend alors, en citant ce chiffre, la part restant réellement à la charge de la Ville de Rodez soit les élus locaux ont troqué leurs costumes d’hommes politiques pour enfiler ceux de véritables magiciens de haute volée de la chose. Il y a plusieurs mois déjà, nous nous étions en effet lancé dans le chiffrage d’un tel investissement qui, rappelons-le, offrirait aux pétanqueurs ruthénois et aveyronnais une structure couverte forte de quelque 48 terrains règlementaires.
Une estimation 4 à 5 fois supérieure…
L’ambition ce nouveau boulodrome étant notamment d’accueillir des manifestations officielles de haut niveau, des tribunes sont également à prévoir. Sans oublier les espaces dédiés au bar, à la restauration, aux diverses salles de réunion sans oublier une partie réservée au Comité Départemental qui n’a pas caché son intention d’y installer son futur siège. Sans oublier non plus toutes les contraintes liées au respect des normes règlementaires en matière d’hygiène, de sécurité et autre accessibilité notamment eu égard aux personnes souffrant d’un handicap. Pour mémoire, avant même d’intégrer les coûts liés aux aménagements extérieurs (terrains de jeu éclairés plus espace stationnement plus végétalisation…), nous nous étions lancé, il y a plusieurs mois déjà, dans l’évaluation chiffrée d’un tel projet. Le résultat de notre travail avait alors débouché sur un coût estimé 4 à 5 fois supérieur à ce chiffre de 1,2 million d’euros relaté par nos confrères de la presse écrite. Pour lever le voile sur nos interrogations, nous avons essayé de joindre le maire Christian Teyssèdre ainsi que le journaliste rédacteur. La magie n’a pas opéré puisque nos appels sont, pour l’instant en tout cas, restés vains. Mais ce n’est sans doute que partie remise. Nous ne manquerons pas de vous tenir alors informés de l’avancée de ce dossier.
Cyrille COSTES