Ces figures de la pétanque aveyronnaise

Thierry Férès, la locomotive de « Capde » toujours à la recherche des bons wagons

Déjà titré en catégorie Jeunes, l’emblématique sociétaire de la Joyeuse Pétanque Capdencoise a confirmé en senior en se parant de 7 titres de Champion, dont 4 en doublettes mixtes. Demeure toutefois une énigme. Pourquoi cette véritable locomotive a tant de difficultés à trouver les bons wagons, ceux qui permettraient au train d’arriver enfin à bon port ? A savoir décrocher le titre majeur que reste celui en triplettes…

Thierry Férès dans son exercice favori, celui du tir.

Qui dit Joyeuse Pétanque Capdenacoise dit forcément Thierry Férès. Et ce pour la simple et bonne que, depuis 40 ans maintenant, il en porte et en défend les couleurs avec une assiduité et surtout une fidélité qui n’ont été ni démenties ni jamais remises en question. Celui qui est régulièrement cité comme étant l’un des tout meilleurs tireurs du département fait également l’unanimité pour ce qui concerne sa discrétion, son humilité, son fair-play et son respect. Des partenaires comme des adversaires. Soit un comportement exemplaire au service d’une adresse naturelle largement au-dessus de la moyenne. Bref, vous l’aurez compris, Thierry Férès dans ce port qu’est Capdenac-Gare, c’est un peu la locomotive qui tire le train, en l’occurrence la Joyeuse Pétanque locale, vers le haut. Le problème, c’est que, si le tableau de bord du pilote reste très honorable et convaincant à la fois – 10 titres départementaux dont 7 en seniors (1 en doublettes, 2 et tête-à-tête et 4 en doublettes mixtes) et 3 en catégorie Jeunes (1 en doublettes cadets et 2 en triplettes cadets) – , la locomotive a eu du mal à reproduire chez les grands les performances réalisées chez les plus jeunes. En 1982 en effet, le cadet qu’est alors Thierry Férès écrase sa catégorie d’âge en remportant les titres de Champion d’Aveyron en doublettes (avec Christophe Soulié) et en triplettes (avec Christophe Soulié et Stéphane Bérard). La même année, cette triplette atteint le dernier carré du Championnat de France à Lamoura (Jura). L’année suivante, elle conserve son titre départemental avant de confirmer, à l’échelon régional cette fois, en devenant Championne de Ligue Midi-Pyrénées à Tarbes. Le problème, c’est que cette formule de la triplette qui semblait alors si bien lui convenir lui fait aujourd’hui comme défaut dans un palmarès qui reste pourtant des plus conséquents.

Avec Nathalie Bujna, pas moins de 4 titres de Champions d’Aveyron en doublettes mixtes.

A ces différentes consécrations en catégorie Jeunes, Thierry Férès a su en effet ajouter 7 titres départementaux en seniors (1 en doublettes, 2 en tête-à-tête et… 4 en doublettes mixtes) ainsi qu’un titre de Vice-Champion de LIgue Midi-Pyrénées en 2002. Oui, mais c’était en tête-à-tête. Et toujours rien en triplettes. Un peu comme si la locomotive avait du mal à rester sur les rails quand le convoi prenait de la longueur. Alors, forcément, des questions se posent. S’agit-il d’une problème d’aiguillage ? Ou alors, peut-être, tout simplement de wagons ? Le tout est que le Capdenacois a eu du mal à construire une équipe, « son » équipe. Si ce n’est en doublettes mixte où la paire constituée avec Nathalie Bujna a toujours su faire preuve de solidarité et de complémentarité pour dominer les années 2000 (titres en 2000, 2002, 2006 et 2008). Ce n’est pas faute, pourtant, de ne pas avoir actionné le rythme « tchou – tchou » du train en gare de Capdenac. Comme un chant des sirènes dont l’écho a fait effet puisque de solides wagons ont pris les rails direction la Cité cheminote des bords du Lot. On pense par exemple, pour ne citer que les plus récentes, aux paires Couvignou – Trémolet, Contrino – Jaliès ou encore Marty – Portier. Jamais pourtant, les différents convois n’ont su passer les différents aiguillages pour se parer du titre de Champion Départemental en triplettes. Ni d’ailleurs pour s’en approcher puisqu’aucun podium et donc aucun Championnat de France ne figurent aux archives. Et ce n’est pas l’année 2020 qui aurait permis une remise en route des machines puisque selon ses propres informations, Thierry Férès ne devait pas s’aligner cette saison au départ du Championnat départemental triplettes. Les années passent et la locomotive Férès garde donc une part d’énigme. Mais la machine est encore jeune et il lui reste de belles années à vivre. A coup sûr sous les couleurs bleues de la Joyeuse Pétanque Capdenacoise. En souhaitant à cette solide et fiable locomotive que reste Thierry Férès de trouver les bons wagons. Et ce pour que le train arrive enfin à bon port. Ce ne serait en tout cas que chose méritée.

Par les couleurs bleues de la Joyeuse Pétanque Capdenacoise, nombreux sont ceux qui ne font que passer. Thierry Férès, lui, il persiste et signe. Et cela fait près de 40 ans que cela dure.

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