Archives de catégorie : Années 90

Souvenirs des années 1990 jusqu’à 1999

Coup d’oeil dans les rétros de l’année… 1992 (suite et fin)

La triplette Costes – Costes – Souyri remporte les « 24 heures » de Villefranche pour la 3e année consécutive

Cette 6e édition sera la dernière. Après le National et le Festival, c’est la troisième compétition qui ne parvient pas à s’installer durablement dans la Bastide.

Comme d’habitude à l’issue de ce type d’épreuves, les mines étaient pour la plupart chiffonnées en ce début de dimanche après-midi, terme de cette édition 1992 des « 24 heures de pétanque » de Villefranche. Pour ne rien arranger, les organisateurs ont joué avec les nerfs des joueurs en prenant un retard fou avec la promulgation des résultats. A l’arrivée, ce ne sont pas 24 heures mais près de… 27 heures d’une présence quasi continue que les participants ont du assurer avant de pouvoir profiter d’un repos amplement mérité. On se met à la place des joueurs venus de loin – comme chaque année, des équipes étaient venues de tour le Grand Sud-Ouest du pays -, notamment ceux venus sans chauffeur accompagnateur. Malgré ces quelques désagréments, tout le monde, ou presque, se promettait de revenir et se donnait déjà rendez-vous pour la 7e édition. De 7e édition, il n’y eut finalement jamais. La Pétanque Villefranchoise et la Fédération UFOLEP, initiateurs et organisateurs de cet évènement pionnier dans la région, n’ont en effet pas reconduit l’épreuve l’année suivante. Vraiment dommage tant ce type d’épreuve restait unique en son genre.

90, 91 et 99 : 3 victoires sans perdre la moindre partie pour Nicolas Costes
Voir s’affronter des doublettes aux ambitions tellement différentes, le tout dans une ambiance festive et conviviale, allait forcément manquer. L’histoire (la petite) retiendra donc que la triplette Costes – Costes – Souyri restera le dernier lauréat de ces « 24 heures de pétanque », les Villefranchois signant en effet en cette année 1992 un nouveau succès après ceux de 1990 et 1991. Pour Cyrille Costes, il s’agissait de la 5e victoire en 6 éditions. Pour son frère Nicolas, il s’agissait du 3e succès consécutif et ce sans perdre la moindre partie. Comme ils l’avaient fait l’année précédente, les Villefranchois ont en effet été portés vainqueurs après avoir remporté… 13 de leurs 14 parties. La seule défaite ayant été enregistrée alors que son plus jeune joueur observait un temps de repos. Le rideau venait de se refermer définitivement sur ce cadre verdoyant à souhait et qui portera toujours en nous des souvenirs inoubliables. Des souvenirs désormais vieux de… 30 ans.

Un an après leur 8e de finales au Championnat de France, les Villefranchois Cyrille Costes, Dominique Souyri et Nicolas Costes signent un 3e succès consécutif dans cette épreuve marathon que restent les « 24 heures de pétanque ».

Petit coup d’oeil dans les rétros… de l’année 1990

Le Parc de la victoire et son carré d’honneur devenu carré… d’horreur

Demi-finale du Championnat de l’Aveyron en doublettes et 8e de finale du National triplettes de Millau, les 2 temps forts de la saison ont le même cadre, celui du carré d’honneur du Parc de la victoire de Millau. Deux fois près de l’exploit, deux fois renvoyés à nos chères études. C’est dur de vieillir mais c’est pas facile non plus quand on est jeunes, telle pourrait être la fable de l’histoire.

A mois de mai, Championnat de l’Aveyron en doublettes
Sous les couleurs de la Boule Relax à Villefranche, je fais équipe cette année-là avec mon frère Nicolas. C’est notre 3e association après 1987 et 1988. Nous nous qualifions pour la finale départementale de Millau et bénéficions même, pour la première fois, d’une petite étoile dans le jeu des pronostics de la presse locale. Le samedi, nous sortons premiers de poule, en battant notamment les Decazevillois Gilles Billaut et Yves Regimbeau. Nous voilà qualifiés pour les 16e de finales du lendemain matin.
Le dimanche, le tirage au sort nous propose une des doublettes favorites, celle des locaux Gérard Combes et Claude Bonneviale. 4 étoiles à 1, les pronostics ne vont pas en notre faveur. Mon frère fait la grimace, je lui réponds qu’à prendre cette équipe-là, mieux vaut sans doute le faire à la première partie du matin. Le jeu me donne raison. On joue bien et on passe. On confirme dans la foulée contre une équipe capdenacoise et nous voilà qualifiés pour les quart-finales de l’après-midi. La doublette camarésienne Gomez – Touzet ne nous empêche pas de rejoindre le dernier carré.
Diaz, Artal, Bousquet et Costes, voilà donc la composition de ce dernier carré. En sachant que les demi-finales sont des parties qualificatives pour le Championnat de France puisque, exceptionnellement cette année-là, l’Aveyron aura droit à 2 représentants à une compétition qui se jouera au Cannet (06). Les Alpes-Maritimes, on ne verra jamais. La faute à 3 petits points qui nous ont manqué pour conclure une partie longtemps écrasée (10 à 0) contre la famille Artal. La faute à un manque d’expérience, ce savoir-faire qui permet de mieux gérer temps forts et temps plus délicats pour éviter qu’une partie qui commence à vous tourner le dos finisse par vous échapper complètement. Tant à l’appoint qu’au tir, on a montré, deux jours durant, de belles possibilités. On est en train d’apprendre, reste maintenir à retenir.
Pour la petite histoire, la finale ne s’est pas vraiment jouée. Ou plutôt elle était jouée d’avance. Les Espalionnais Archimbeaud – Diaz avaient en effet fait une promesse à la famille Artal. Ils ont tenu parole… Gaby et Rémi Artal sont donc sacrés Champions d’Aveyron.

Demi-finale du Championnat de l’Aveyron en doublettes. Le père et le fils Artal, en blanc, contre les frères Costes. Une partie qui a tendu les bras aux Villefranchois mais qui a finalement été dans la poche des Creisselois. A méditer !

Au mois d’août, 9e National de Millau
Pour le National triplettes, on monte une équipe dite homogène. Homogène dans les textes – Fernand Marragou était licencié comme nous à la société de La Boule Relax à Villefranche -, homogène, surtout, sur les terrains et les cadres pentus du Parc de la Victoire. Pour notre première association en triplette avec Fernand, la cohésion est d’emblée au rendez-vous. Les victoires s’enchainent et nous voilà qualifiés pour la première fois de notre jeune carrière pour les 8e de finale du lendemain. Déjà une bien belle performance. Le tirage au sort nous oppose alors à une belle équipe formée des Champions de France doublettes en titre, Michel Loy et Thierry Lesage, associés pour l’occasion au Toulousain « Dédé » Gally. Je connais plutôt bien ce dernier puisqu’il s’agit d’une des figures emblématiques de la fameuse Place Saint-Pierre située à une portée de boules de l’Université des Sciences Sociales que j’ai fréquentée 5 ans durant. Le problème; c’est que ce matin-là, « Dédé » Gally pointe aux abonnés absents. Il finit par arriver avec une trentaine de minutes de retard, soit disant que le personnel de l’hôtel a oublié de le réveiller. On décide de ne pas prendre les 3 ou 4 points de pénalité que l’arbitre était prêt à nous donner. La partie n’est pas exceptionnelle tout en restant d’un bon niveau. Pas facile de jouer contre un Michel Loy qui fait alors partie de ceux que j’admire le plus à pétanque. le match est en tout serré. Nous sommes derrière au score mais restons toujours à l’affût. Nous marquons d’ailleurs en montant et on recolle à 8 à 9. Je jette le bouchon entre 9 et 10 mètres et engage plutôt bien. Suffisamment en tout cas pour envoyer Lesage tirer. Palais allongé, ma boule est noyée. Je re-pointe et je rejoue quasiment la même. Lesage touche encore la boule mais il ne fait pas passer. Je conserve le point. « Dédé » Gally fait la reprise et là, sans éclair ni coup de tonnerre, un orage de… carreaux va s’abattre sur le cadre 13 ou 14. Nicolas en pose 2, Fernand y va du sien. Gally, Loy et Lesage ont beau tourner en rond comme des lions en cage, ils ont beau compter et recompter, nous avons bien 4 points par terre. Et sommes boule à boule, une pour Loy et une pour Fernand. Si Marragou avait la bonne idée de bien envoyer sa dernière cartouche, on pourrait créer l’exploit. Le magicien Michel Loy va alors sortir de son foulard un nouveau coup de maître. Après maintes allers retours, il envoie une boule au ciel et finit par quasi embouchonner par derrière. A cette distance et dans les pentes goudronnées du site, aucun demi-coup n’est possible. On n’a pas le choix. Fernand doit tenter la gagne en tirant. Il se concentre et se concentre encore. La boule n’en finit plus de monter. Une trajectoire qui n’est pas naturelle mais Fernand se force à essayer de ne pas tomber sur le bouchon. La boule finit par retomber. Casquette sur le bouchon, carreau pile à la boule. Les 5 boules dans le cadres sont les nôtres. 8 et 5 qui font treize. La bande à Gally garde pourtant le sourire. Forcément puisque le bouchon s’est finalement fait la malle. Où, on ne sait pas…, on ne l’a jamais retrouvé. Mène nulle, on repart à 8 à 9. Je commence à me dire que ces cadres sont décidément maudits pour mon frère et moi. On finit par perdre cette partie. Fin de l’épisode, pas du feuilleton. L’histoire se poursuivra en 1991, année de notre prochain petit coup d’oeil dans les rétros.
Pour la petite histoire, nos adversaires Gally, Loy et Lesage nous paient à boire. Le Toulousain, dépourvu de chiffon, demande alors à mon frère de lui passer le sien. Ils s’inclineront finalement en quart, non sans avoir poussé la triplette Quintais dans ses derniers retranchements (12 à 13).

Contre les Champions de France doublettes en titre, le coup passa si près…

bruits de cadres

Le rendez-vous du jour
Etape qualificative (3/4) des Masters triplettes à Rodez Saint-Eloi (10 heures)

La troisième et avant-dernière étape qualificative du Challenge de l’Amicale des clubs de Rodez, plus connu sous le nom de Masters triplettes, se dispute aujourd’hui au boulodrome Saint-Eloi. Même si l’état des routes  risque de rendre la circulation plus que difficile sur certains axes du département, les organisateurs vont tout faire pour que le concours commence à l’heure annoncée (10 heures). Ajoutez à ces contraintes climatiques l’obligation de montrer patte blanche en terme de licence 2017 et on se dit que la file des inscriptions pourrait bien être très longue à avancer ce matin sous les halls René-Blanc.
En tout cas, si vous n’avez pas encore choisi votre lieu de restauration à midi, sachez qu’il reste une dizaine de couverts encore disponibles au Lion d’Or (300 mètres après la gare, à main droite quand on remonte vers le centre-ville).

  • Retrouvez, tard dans la soirée, les premiers commentaires et surtout les premières équipes qualifiées.

Championnats, National d’Ytrac ou Grand-Prix de Drulhe en doublettes… suite et fin des souvenirs 1998

  • Découvrez dans l’article ci-dessus la suite et la fin des souvenirs de cette année 1998. Après le National d’Hiver de Millau, place maintenant aux championnats départementaux doublettes et triplettes, aux péripéties rencontrées lors du National d’Ytrac et l’arrivée d’Arthur qui nous prive d’une revanche face à Jaliès – Loudières (A lire ci-dessus). 

Championnat interentreprises de Rodez : le point après la journée de ce 12 janvier

Tous les jeudis, les entreprises du Ruthénois se retrouvent au boulodrome Saint-Eloi pour disputer ce championnat Corpo réparti entre 4 poules. Voici le classement après la journée qui s’est disputée ce jeudi 12 janvier.

Masters vétérans de Saint-Juéry :
dur, dur pour les Aveyronnais

Cette 2e étape  qualificative s’est distinguée par le nombre d’équipes présentes et la qualité de son plateau. Les Aveyronnais y étaient d’ailleurs mieux représentés que jeudi dernier à l’occasion du lancement de cette édition 2017.  Cette fois on retrouvait les Ruthénois Fourcade, Cabanes et Delrieu ainsi que les Naucellois Malzac et Bouyssi. Mais il y avait aussi Plisson Llaves, la triplette Ballières, la formation castonétois Baudounet – Privat – R. Cerchi ou encore les Millavois champions d’Aveyron en titre, Bonneviale – Pirès – Guillemenc.

Le point à 21h 30
Fourcade battu après poule, PLisson éliminé en repêchage contre le Toulousain Ferrand, Malzac et Cerchi ont, eux aussi; été éliminés. Finalement, seuls Guillaumenc – Pirès – Bonneviale semblaient rester en lice pour décrocher un des billets qualificatifs pour la finale.  

Patrick Barriac, …le nostalgique

Patrick Barriac a changé son regard vis à vis de la pétanque mais reste toujours appliqué.
Patrick Barriac a changé son regard vis à vis de la pétanque mais reste toujours aussi appliqué et concentré.

Sa silhouette avait disparu des terrais de boules du département. Depuis quelques mois, on retrouve le jeune sexagénaire multi champion d’Aveyron, boules à la main ou bien jetant un oeil averti sur les parties de tel ou tel concours. Le mardi après-midi, on le retrouve très souvent sur les terrains de Saint-Eloi à Rodez. Notamment les semaines où les 3 parties se disputent à la mêlée. Patrick Barriac débarque en effet, sans tambours ni trompettes. Lui, si souvent considéré comme une « grande gueule » de ce Bassin qui l’a vu grandir et gagner à pétanque, a visiblement changé son fusil d’épaule. Finie la pétanque compétition, bonjour la pétanque loisirs et distraction. Ce qui ne l’empêche pas d’évoquer souvent la belle époque, celle qui le voyait évoluer auprès de quelques-uns des meilleurs bras aveyronnais au premier rang desquels on retrouvait un certain Jean-Claude Catusse. L’autre jour, Patrick Barriac, que l’on connait depuis maintenant 30 ans et avec qui on partage des souvenirs d’affrontements parfois épiques – on pense notamment à cette double confrontation en poules lors du Championnat de l’Aveyron en triplettes en 1991 à Belmont-sur-Rance -, nous a posé une question. Il voulait savoir si les parties dites d’intérêt étaient toujours à la mode. Et quand on lui répondait que cette mode n’était plus trop d’actualité, le désormais vétéran s’est souvenu, un brin nostalgique, des pratiques d’antan : « Je me souviens. On arrivait une bonne heure avant le début du concours et on ne se contentait pas de jeter des boules en guise d’échauffement. On faisait une partie qui avait pour enjeu la mise au concours. Sans parler de ceux qui organisaient une sautée avec des gains qui, à l’arrivée, pouvaient largement dépasser ceux offerts par le concours du jour ». Jouer les mises, lancer et disputer une sautée…, des habitudes qui ont aujourd’hui en effet disparu. Ou quand les anciens se souviennent de la pétanque d’un autre siècle, tout simplement…