Archives de catégorie : Années 80

Images et souvenirs de l’année… 1987 (suite)

Championnats mixtes, Nationaux et Grand-Prix

Deuxième volet de ce retour en arrière dans les archives de la pétanque aveyronnaise. Nous sommes toujours en 1987 et, après les principaux championnats (triplettes, doublettes et tête-à-tête), place aux compétitions mixtes. Ce coup d’oeil dans les rétros permet aussi de revenir sur les performances de certains joueurs aveyronnais lors des prestigieux Nationaux de Saint-Juéry, de Millau ou encore de Pezenas. Sans oublier le Grand-Prix de Saint-Affrique qui fêtait cette année-là son 15e anniversaire. Bonne lecture à toutes et à tous.

Images et souvenirs de l’année… 1987

Petit rajeunissement de quelque 33 ans

Vous, les abonné(e)s, avez été nombreux et nombreuses à nous faire part de votre intérêt pour ces retours en arrière faits, à l’occasion de cette période de mise en sommeil de l’activité sur les terrain, dans l’histoire de la pétanque aveyronnaise. Certains ont même souhaité apporter leur pierre à l’édifice en fouillant dans leurs archives personnelles à la recherche de coupures de presse soigneusement mises de côté par leurs familles. C’est par exemple le cas de Nathalie et Michel qui vous invitent à partager leurs souvenirs. On commence aujourd’hui par ceux qui remontent à l’année 1987.

Championnat doublettes à Villefranche : les locaux Nogaret – Souyri grandissimes favoris

Six joueurs de boules et autres journalistes avaient été invités à livrer leurs pronostics dans le quotidien Midi LIbre. Quatre d’entre-eux les citent favoris, les deux autres outsiders.

Parce que cette finale départementale, la première à se jouer à 64 équipes sur un week-end de 2 jours, se disputait sur les terrains goudronnés du foirail de la Madeleine à Villefranche, parce que les doublettes villefranchoise sortaient de… 7 finales consécutives (3 titres de champions, 4 de vice-champions) entre 1980 et 1986, alors les équipes de la Bastide du Rouergue partaient logiquement avec les faveurs du pronostic. C’est en tout cas ce qui ressort du petit tour d’horizon effectué auprès de 6 joueurs et autres journalistes invités à donner leur avis sur la question. A ce petit jeu, une équipe semble faire l’unanimité. On veut parler de celle portant les couleurs d ela Boule du Quercy et composée de Marc Nogarete et Dominique Souyri. Vice-Champions e, 1985 à Laissac battus par les Saint-Affricains Mas et Rouquayrol, finalistes du National de Villefranche en 1986 sur ces mêmes terrains, terrains qui avaient vu Dominique Souyri forger son titre de Champion d’Aveyron en tête-à-tête en 1984, les 2 Villefranchois remportaient tous les suffrages ou presque. ON connait finalement le verdict. Les outsiders ont finalement pris le pas sur les favoris et, si c’est bien le district de Villefranche qui est resté maître à domicile, ce sont finalement les Capdenacois Noël Domergue et José Garcia qui se sont finalement parés du titre de Champions d’Aveyron. Vous avez dit grosse côte ?

Les noms de Nogaret et Souyri cités par les 6 personnes invitées à livrer leurs pronostics.
Amat – Malpel contre Domergue – Travenca : les 4 finalistes surprises de ce championnat doublettes 1987 à Villefranche-de-Rouergue.

Championnat triplettes à Bozouls : Decazeville et Creissels dans le dernier carré, Catusse Champion

On vous avait parlé de ce championnat en triplettes organisé sur le terrain de quilles de Bozouls. On vous avait rapporté cette anecdote d’un Patrick Barriac ouvrant les volets de se chambre de l’Hôtel « La Route d’Argent » à l’heure où certains autres qualifiés pour les 16e de finales rentraient tout juste d’une virée nocturne à Rodez. Et bien, on a retrouvé la photo des Champions du jour. Alors que les noceurs avaient posé les boules depuis un certain temps déjà, la victoire et le titre de Champions d’Aveyron en triplettes revenaient finalement à ceux qui avaient bien dormi, à savoir les Decazevillois du Trépalou PC Patrick Barriac, Jean- Claude Catusse et Jean-Claude Contrino.

Patrick Barriac, Jean-Claude Contrino et Jean-Claude Catusse, Champions d’Aveyron 1987.

Championnat tête-à-tête à Tournemire : ou quand Yvan Segond se rappelle à la mémoire du Bassin

Le sociétaire de France Pétanque Saint-Affrique a battu, en finale d’un championnat qui avait réuni 405 joueurs; le Decazevillois licencié à la Boule du Quercy de Villefranche, un certain Jean-Louis Alonso (13 à 8).

405 joueurs en lice à Tournemire

Yvan Segond tel un ouragan !

L’UFOLEP aussi avait son championnat…

Anecdotes et souvenirs

Quand « Riquet » endort Catusse en jetant la pièce…

Les coupes, le Villefranchois Henri Perez sait aussi les gagner en jouant les parties. Comme ici en 2013, quand il est devenu Champion d’Aveyron Vétérans Triplettes avec Yves Servières et Manu Llaves.

Les terrains de la piscine, près du stade Camille-Guibbert à Decazeville, accueillaient un samedi un concours officiel en doublettes. 80 équipes étaient finalement présentes et comme souvent à cette époque-là dans le Bassin, le plateau était plutôt relevé. Sur des terrains sablés pas vraiment censés nous avantager, nous, Henri Perez dit « Riquet » et moi, arrivons pourtant en finale. Reste à savoir si la finale va être partagée puisqu’en face ce sont finalement les maîtres des lieux qui se présentent. A savoir Jean-Claude Catusse et Christian Lafon. Avec ces deux-là, on se connait particulièrement bien pour avoir souvent joué les uns contre les autres. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, le bilan est parfaitement équilibré. Nos rapports sont d’ailleurs excellents et je ne serai donc pas étonné qu’ils acceptent de partager. Par contre, je ne serai pas du tout surpris qu’ils demandent à être portés vainqueurs, faisant ainsi jouer l’avantage d’être « à domicile ». Je vais à la rencontre de Jean-Claude Catusse et « Riquet » me suit. Le Decazevillois est d’accord pour partager et je n’y laisse pas le temps de dire quoi que ce soit, je mets immédiatement la main à la poche pour jeter la pièce. A ce moment-là, « Riquet » intervient. Il lance un pièce qu’il a dans sa main et annonce un incroyable : « Pile je gagne, Face tu perds ». Catusse ne réagit pas. Je ne souviens pas quel a été le verdit de la dite pièce mais le coup d’esbrouffe de « Riquet » avait fonctionné. Avec Cyrille Costes, il était porté vainqueur de ce concours officiel. Toujours prêt à lancer une vanne ou à avoir un comportement de parfait adolescent qu’il n’a jamais cessé d’être, Henri Perez avait été tout simplement égal à lui-même. Déroutant mais ô combien sympathique. Sacré Riquet !