Quand « Riquet » endort Catusse en jetant la pièce…

Les terrains de la piscine, près du stade Camille-Guibbert à Decazeville, accueillaient un samedi un concours officiel en doublettes. 80 équipes étaient finalement présentes et comme souvent à cette époque-là dans le Bassin, le plateau était plutôt relevé. Sur des terrains sablés pas vraiment censés nous avantager, nous, Henri Perez dit « Riquet » et moi, arrivons pourtant en finale. Reste à savoir si la finale va être partagée puisqu’en face ce sont finalement les maîtres des lieux qui se présentent. A savoir Jean-Claude Catusse et Christian Lafon. Avec ces deux-là, on se connait particulièrement bien pour avoir souvent joué les uns contre les autres. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, le bilan est parfaitement équilibré. Nos rapports sont d’ailleurs excellents et je ne serai donc pas étonné qu’ils acceptent de partager. Par contre, je ne serai pas du tout surpris qu’ils demandent à être portés vainqueurs, faisant ainsi jouer l’avantage d’être « à domicile ». Je vais à la rencontre de Jean-Claude Catusse et « Riquet » me suit. Le Decazevillois est d’accord pour partager et je n’y laisse pas le temps de dire quoi que ce soit, je mets immédiatement la main à la poche pour jeter la pièce. A ce moment-là, « Riquet » intervient. Il lance un pièce qu’il a dans sa main et annonce un incroyable : « Pile je gagne, Face tu perds ». Catusse ne réagit pas. Je ne souviens pas quel a été le verdit de la dite pièce mais le coup d’esbrouffe de « Riquet » avait fonctionné. Avec Cyrille Costes, il était porté vainqueur de ce concours officiel. Toujours prêt à lancer une vanne ou à avoir un comportement de parfait adolescent qu’il n’a jamais cessé d’être, Henri Perez avait été tout simplement égal à lui-même. Déroutant mais ô combien sympathique. Sacré Riquet !