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Bruits de cadres

Championnat(s) de l’Aveyron
Réquista se met en habit(s) de lumière !

L’éclairage extérieur du foirail de Réquista permettra à toutes les parties de se jouer dehors. Une excellente chose pour la valeur de ces championnats de fin de semaine.

Réquista et son foirail, Réquista et son éclairage, ou plutôt son manque d’éclairage, c’est une histoire qui n’a déjà plus d’âge. Il y a plus de 25 ans déjà, un jour de septembre 1998, cette thématique avait en effet fait débat. Depuis deux jours, les terrains extérieurs du foirail aux ovins accueillaient le championnat open en tête-à-tête. Parce que l’on était en tout début de soirée, parce que l’on n’avait aucune garantie que la lumière naturelle soit suffisante pour aller au terme de la finale, il avait été décidé que la partie opposant Herbé Grès à Bernard Rouquayrol se jouerait finalement en indoor. Sur un bitume sablé qui n’avait pas grand chose à voir avec le goudron extérieur. Depuis, c’est devenu une habitude à Réquista. Pour tous les concours, notamment le fameux challenge Patrick Laur du mois d’août, les parties finales se jouent sous le couvert du foirail pour bénéficier de l’éclairage intérieur. A maintenant quelque 36 heures du jet du but du championnat en triplettes mixtes, la question revenait encore et toujours dans les esprits de certains. Des 214 triplettes mixtes inscrites, certaines allaient sans doute devoir disputer 6 parties pour tenter de se qualifier pour les 8e de finales du lendemain. Le jet du but avait beau être programmé ce mercredi à 8 h 30, cela ne garantissait pas que toutes les parties puissent se jouer en diurne et en extérieur. Sauf que la fée Didier est passé par là. On veut parler de maître Goncalvès, l’artisan qui est aussi président de la Pétanque Réquistanaise. Le professionnel a en effet doté le fameux foirail d’un éclairage extérieur qui va permettre à toutes les parties de se disputer en extérieur. A coup sûr une excellente chose pour la crédibilité de la pétanque et la valeur de ces championnats triplettes mixtes jeudi et vendredi, doublettes hommes et tête-à-tête féminines samedi et dimancvhe.

13e édition de l’International Pétanque d’Espalion
Les boudeurs, les tricheurs et des organisateurs solutionneurs…

Robert Costes dans le mauvais rôle, celui de président qui doit notamment gérer les inconvenances des uns et des autres.

Non, il ne s’agit pas du titre du prochain film à la mode. Il s’agit tout simplement de la triptyque qui entoure aujourd’hui toute manifestation d’importance, à la pétanque notamment, à Espalion en particulier : « Décidément, c’est de plus en plus difficile d’organiser quoi que ce soit, surtout une manifestation d’envergure », résume parfaitement le maitre des lieux, un certain Robert Costes. Pour ce qui concerne la 13 édition qui se déroulera, rappelons-le, du 2 au 5 août prochains, tous les acteurs ont en tout cas trouvé leurs rôles. Dans celui des boudeurs qui boycottent, les Aveyronnais ont décroché le pompon. Un chiffre, un seul. En vétérans, sur les quelque 120 triplettes déjà inscrites, seulement… 2 sont 100% aveyronnaises. Cherchez l’erreur : « « Difficile à comprendre et à expliquer si ce n’est penser que les Aveyronnais sont frileux et ont peur de venir se confronter à une concurrence toujours plus forte », analyse alors le président de l’International à pétanque. Dans le rôle des tricheurs, il faut passer les frontières départementales pour trouver chaussure à son pied. On recense en effet des équipes constituées des plus grands noms que compte la planète boules qui se sont inscrites jusqu’à 3 fois, contribuant ainsi au fait que, moins de 24 heures après le lancement des inscriptions, les fichiers sont déjà saturés, justifiant les messages du site PPF disant que tout est complet : « On a en effet constaté des doublons dans les inscriptions. Nous allons épluché tous les fichiers ligne par ligne, repérer les tricheurs, les contacter et si il le faut les rembourser », poursuit ainsi un Robert Costes qui se serait bien passé de ce travail de contrôleur qui n’était pas prévu au programme. Avant de conclure : « Que les candidats à l’International d’Espalion se rassurent. Tant en vétérans qu’en seniors ou en féminines, nous n’avions pas mis toutes les places disponibles en ligne. Ajoutez à cela les places qui vont se libérer suite aux doublons corrigés, et ce sont des dizaines de places qui vont être remises en lignes dans les jours ou les semaines à venir ». Vous l’aurez compris. Le casting bat son plein et chacun y a trouvé son rôle. Nôtre rôle, à nous journaliste, c’est de vous informés, si possible en temps réel. Dès que nous aurons connaissance des prochaines dates de mise en ligne, nous ne manquerons pas de vous les communiquer sur « Pétanque 12 ». Sinon, jetez régulièrement un oeil sur la page Facebook de l’International Pétanque d’Espalion. Entre 2 coups de fil, le président Robert Costes et son équipe vous y tiennent au courant des toutes dernières infos à connaitre. Décidément, pas facile d’avoir le mauvais rôle…

Retour sur la finale du championnat triplettes Promotion
Quand l’enjeu du « money time » n’altère en rien le bon esprit et le fair-play

Retour sur une scène qui, connaissant les protagonistes en question, n’a finalement surpris personne mais qui, selon le voeu de l’un des tout récents Champions d’Aveyron, mérite quand même d’être soulignée. La réussite, on le sait, fait partie de ce jeu qu’est la pétanque. La réussite, les joueurs les plus lucides le savent, est souvent du côté de ceux qui font la course en tête et qui n’en ont pas vraiment besoin. Ce dimanche en fin d’après-midi, la réussite a d’abord été du côté des Marmots de Saint-Geniez d’Olt. ce qui explique, en partie en tout cas, qu’ils aient pris les devant au score (9 à 2). Quelques mènes plus tard, la partie a tourné et ce sont les Villefranchois qui virent en tête (10 à 9). Le pointeur villefranchois Dufresne engage alors très moyennement mais cela suffit pourtant pour faire jouer les 6 boules à l’adversaire. Une seule boule gêne vraiment, 40 à 50 cm dans l’axe du bouchon. Les Villefranchois, forts de leurs 5 boules en mains, décident logiquement d’y tirer. Le tir de Cédric Guilhem est légèrement court. Non seulement la boule ne se donne pas mais, ai contraire, elle rebondit et retombe… sur le bouchon, emportant ce dernier et la seule boule villefranchoise alors dans le cadre hors des limites du jeu. Avec 4 boules dans les mains, les Villefranchois, qui n’avaient besoin que de 3 points, sont Champions d’Aveyron. Comme gêné par ce coup de réussite, Pascal Marty s’excuse sans même éclater de joie. Quelques heures après ce fait de jeu, il tient à souligner le total fair-play de ses adversaires qui n’ont fait aucun reproche à qui que ce soit et manifesté aucune colère. Ce n’est sans doute pas un hasard si les sociétaire de la Pétanque Marmotte de Saint-Geniez, fidèles parmi les fidèles de ce type de compétitions, sont unanimement considérés comme des gentlemen de la pétanque aveyronnaise.

Rencontre avec le Toulousain « Coco » Lagarde

Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin…

Des anecdotes relatives à ses 3 titres de Champion de France, son ressenti par rapport à un très haut niveau qui a tendance à lui tourner de plus en plus le dos, une envie qui fait défaut, une décision qui n’a jamais paru aussi prochaine…, quelques temps forts des échanges partagés entre 2 parties, ce vendredi au boulodrome de Saint-Eloi de Rodez, avec le plus célèbre des pétanqueurs toulousains.

Le sympathique et emblématique « Coco » Lagarde, un Champion qui en supporte d’autres, ceux du Stade Toulousain.

Les années sont passées mais les souvenirs sont restés indestructibles. Comme figés dans une mémoire qui a certes du mal à souvenir des noms, surtout quand ils sont propres, ou encore des faits et autres gestes d’hier mais qui a su garder intacts les épisodes du siècle dernier. « Coco »Lagarde, Serge Autebon et Jean-Michel Ferrand, sans oublier les Simoes, Laville, Pariset, Bauer, Dejean, Benamra, Rouquié, Lacroux, Bonzom, Zorzi, Raulet, Carion, Galy, Barataud…, autant de vedettes que l’on a appris à rencontrer, à connaitre et à plus ou mois apprécier lors de nos années toulousaines. Avec la plupart d’entre-eux, les liens n’ont pas résisté au temps et à l’éloignement. Avec certains autres au contraire, ils sont restés comme gravés à vie et ne cessent même de se renforcer au fil des ans. Après une parenthèse de 20 ans, ceux tissés avec un certain « Coco » Lagarde font incontestablement partie de ceux-là. On se souvient de ces moments d’après-midi passés au pied de l’Église Saint-Aubin en bordure du canal du midi à Toulouse. On se souvient de ces gestes d’une adresse phénoménale mais aussi et surtout de ces attitudes empreintes de cette humilité que l’on apprécie tant et que l’on a du mal à retrouver aujourd’hui. Et puis on se souvient forcément de ce week-end vauclusien de juin 91 qui nous a vus, nous intrus Aveyronnais, atteindre les 8e de finales du Championnat de France triplettes quand Lagarde et compagnie enfilaient finalement ce maillot tricolore qui leur manquait tant. Sur cet épisode avignonnais, « Coco » devient vite intarissable : « Plus de 30 ans plus tard, je n’ai toujours pas compris comment on a fait pour remporter ce titre qui nous avait, à Jean-Michel et moi, échappé 7 ans plus tôt. La Cité des Papes, j’ai d’ailleurs failli ne jamais la voir. La semaine précédentet, le Stadium de Toulouse et son parking bitumé accueillaient le Championnat de Ligue triplettes Midi-Pyrénées. Et, comme dirait l’autre, j’avais comme fait le mur puisque j’y avais défendu les couleurs haut-garonnaises alors que mon planning de serveur aurait du me cantonner dans la salle du restaurant « La Taverne Bavaroise » qui m’employait alors comme serveur. Le lundi, mon patron m’a dit le reste et m’a même menacé de ne pas me libérer le week-end suivant pour le « France » en Avignon ». Le fort mistral vauclusien, « Coco » y a finalement eu droit. Il se souvient de ce joker grillé en 2e partie de poule (défaite contre Michel Loy), il se souvient surtout de ce fait de jeu survenu lors du 8e de finales, le dimanche matin à l’intérieur du parc des expositions Châteaublanc : « On affrontait les Drômois de Romans-sur-Isère Kassi, Fioravanti et Vetter. Je tirais plutôt pas mal pour un début de matinée mais sans faire ces carreaux qui font souvent la différence. Jusqu’à cette boule importante qui m’a envoyé au pas de tir. C’est le moment qu’a choisi Patrick Kassi pour venir me refaire le rond (il n’y avait pas de cercle à cette époque-là, NDLR) et se mettre derrière moi pour me braquer. J’ai alors décidé de répondre, pas avec la langue ni la bouche, mais avec le bras. La boule est bien sortie de la main avant de changer de couleur sur le terrain ». La messe était dite. La victoire fut alors toulousaine (13 à 8) comme le titre, le premier au niveau national, quelques heures plus tard. « Coco » Lagarde se souvient aussi de ces années 2000 qui l’ont vu devenir propriétaire et gérant, avec… Jean-Michel Ferrand, de la fameuse « Taverne Bavaroise ». Quelque 17 années où les boules ont été mises de côté pour faire de lui un vrai patron mais aussi un bon père de famille. Jusqu’à cette année 2018 où il retrouve de vieilles connaissances en quête de nouveau club. Stéphane Carrère et Yannick Périlloux rejoindront finalement la BJ Colomiers avant de convaincre un certain « Coco » Lagarde de reprendre du service. Un retour gagnant puisque c’est cette fois le titre de Champion de France Triplettes Promotion qui tombe dans l’escarcelle haut-garonnaise. Cette année-là, le retour est même doublement gagnant puisque Colomiers est sacré Champion de France des Clubs en CNC. Et un, et deux et trois titres nationaux pour le célèbre et sympathique barbu toulousain.

Ausonne, terminus de l’aventure ?
Tout aurait alors pu être presque parfait dans le meilleur des mondes. Le problème, c’est que la pétanque n’est pas le meilleur des monde. La bêtise des uns, la jalousie des autres a en effet mis fin à l’aventure columérine : « Jean-Michel Ferrand a très mal vécu que le bureau nous ait reproché d’avoir dépassé le budget alloué en championnat des clubs de quelques dizaines d’euros seulement. Il a organisé une quête, a remboursé le trop dépensé et a annoncé notre départ. Jean-Michel, Serge Autebon et moi avons alors pris la direction d’Aussonne, petite ville située à une dizaine de kilomètre de Blagnac où nous coulons des jours de pétanqueurs heureux ». Ou presque. Si les conditions de jeu sont parfaites, le niveau, lui, n’est plus celui attendu. Jean-Michel Ferrand, 70 ans, Serge Autebon, 67 ans, et « Coco » Lagarde, 63 ans, alternent en effet le meilleur et le presque pire. Ce fut encore le cas ce vendredi à Rodez où la qualification pour la finale du Challenge triplettes vétérans n’a pas suffi à masquer des insuffisances parfois criantes pour ne pas dire criardes : « On a tous notre petit orgueil personnel et on a de plus en plus de mal à accepter le niveau de certaines de nos prestations. Passer complètement à côté de certaines mènes comme cela nous arrive trop souvent est tout simplement inacceptable. Les gens doivent le comprendre. Quand on a longtemps joué à un certain niveau et que l’on produit ce type de prestations, on a du mal à le supporter. Je suis dans le rond. Je ne sais pas comment la boule va me sortir des mains. Je manque de repères, je gamberge, je ne me reconnais plus, je ne vais pas le supporter longtemps… ». Une fois le constat établi, les explications ne tardent pas : « A nos âges, si on veut rester compétitifs, il faut s’entrainer au moins une fois par semaine. Le problème, c’est que je n’ai jamais eu autant de disponibilité mais l’envie n’est plus là. Aller jeter des boules en semaine ne me dit strictement plus rien. Je pense que la fin est proche. Je ne vais pas tarder à ranger les boules, cette fois définitivement. Mais je te rassure. Je signerai bien ma licence 2024 à Aussonne et je serai bien à Rodez, sous ces halls René-Blanc que je découvre aujourd’hui pour la première fois, pour y jouer la finale du 2 février prochain. Histoire que l’on partage encore le verre de l’amitié, histoire que l’on refasse encore une fois le Monde… « . Du « Coco » Lagarde dans le texte. Un nouvel échange riche en souvenirs et autres émotions qui ne fait que justifier le titre du press-book qu’on lui a récemment consacré : « Coco », tu as la classe qui te colle à la peau !

Régional doublettes d’Onet Village

Les filles jouent le jeu, les garçons privilégient l’enjeu…

La finale féminine s’est jouée et a vu la victoire des Rieupeyrousaines Laure Lagrelle – Védrines et Anne Gélis. Les demi-finales masculines, elles, ne se sont pas jouées.

Toutes les choses, aussi belles soient-elles, ont une fin. Ce samedi à Onet Village, l’après-midi a été belle. Un soleil estival, des terrains divers et variés, un concours qui avait mérité son nom de Régional avec des équipes venant de l’Aveyron, du Tarn, du Cantal, de la Lozère, de l’Hérault…, un cadre toujours aussi idyllique, une organisation qui a fait ses preuves, une participation plus que satisfaisante, une buvette qui a fait jack-pot…, tout avait été parfait. Ou presque. Le dénouement fut, lui, un peu plus discutable. Comme le président le pressentait la veille de sa manifestation, les parties finales du concours masculin ne se sont pas jouées. La chaleur avait laissé la place à des températures idéales et ce ne sont pas les quelques gouttes d’une averse sans doute orageuses qui y sont pour que ce soit. Quoi qu’il en soit les 3 premières équipes qualifiées pour le dernier carré ont décidé de partager sans jouer. La première demi-finale aurait du opposer « Fissou » Brun et Jeff Mathieu, tombeurs en 3e partie de Perrin – Carteyrade à Christophe Lagarde et Fabrice Caulet. La seconde Mickaël Espade et Cédric Fontana au vainqueur du quart-de-finale mettant aux prises les Olempiens Thibault Romulus et Nicolas Albaladéjo aux Lotois Richie Steimbach et Jason Vanthournout (Saint-Paul de Loubressac).
Chez les féminines, la première édition de ce Régional doublettes a été remporté par Laure Legrelle – Védrines et Anne Félis. En finale, les Rieueyprousaines se sont imposés en battant les locales du Pet d’Onet Village Nelly Morgan et Audrey Bonnivard.

Les chiffres du jour
30 comme le nombre de degrés, 139 comme le nombre d’équipes masculines, 40 comme celui des duos féminins

Le président Bernié a eu chaud, au sens propre comme au sens figuré, mais il a finalement poussé un gros ouf de soulagement. Les quelque 95 terrains tracés vont en effet pouvoir accueillir les 179 doublettes (139 masculines et 40 féminines) venues participer à cette édition 2022 du Régional du Pet d’Onet Village. Ce succès lui donne raison et pourrait bien le conduire à renouveler cette formule du samedi après-midi. En attendant, c’est avec quelques (petites) minutes de retard, que tout ce petit monde a été réparti sur les 6 sites de jeu. Chapeaux, casquettes et lunettes de soleil sont de mise, les bouteilles d’eau connaissent déjà un grand succès. Parmi les grands absents, le local de l’étape – il habite à quelques mètres seulement des terrains -, un certain Eric Archimbeaud.

C’est parti pour l’édition 2022 des Régionaux masculin et féminin.

Sont par contre présentes quelques doublettes forcément ambitieuses. Des aveyronnaises (Caulet – Lagarde, Azaïs – Chaliez, Mas – Guyard, Marrot – Rabane, J. Guilhem – Viallard, Solignac – Ploncard…) mais aussi tarnauses (Espade – Fontana, Faustin – Trouillet, Vis – Keller…) ou encore lozérienne (Perrin – Carteyrade…). Parmi ces équipes, certaines ont vite déchanté. C’est le cas des Creissellois Jean-Pierre Mas et Simon Giyard mais aussi des sociétaires de Marvejols Frédéric Perrin et Dylan Carteyrade. Ces derniers ont été les acteurs du premier grand choc de cette journée. Opposés à Brun – Mathieu, les Lozérens se sont inclinés (13 à 8).