12 équipes en Juniors, 12 équipes en Cadets et 12 équipes en Minimes…, ce sont au total 36 triplettes qui participeront, ce dimanche au boulodrome Yves-Malet de Saint-Affrique, aux championnats de la catégorie Jeunes. Contrairement aux Seniors qui visent alors un titre départemental synonyme de qualification au Championnat de France de la spécialité, les jeunes en découdront pour un titre pour un titre de Champions d’Aveyron qui ouvrira les portes du Championnat d’Occitanie, passage obligé avant un éventuel Championnat de France.
A Creissels, des Lozériens succèdent aux Lozériens Le Challenge Paul-Granioer pour Roche et Falimanantsoa
Les Lozériens aiment Creissels et son boulodrome Paul-Granier. Après la victoire de la paire Antalec – Martins l’an passé, c’est une autre doublette, pour le moins talentueuse et expérimentée, formée de Jean-Claude Roche et Hector Falimanantsoa qui s’est imposée gagnant ainsi sa place en finale pour l’édition 2025/2026.
Les finalistes de cette édition 2024/2025 du Challenge Paul-Granier de Creissels.
Les résultats Concours A (32 doublettes) Quart-de-finales : Théry bat Lavabre – Taghouzi (Creissels) ; Roche bat Védrines – Corredor (JB Rieupeyroux) ; Bru bat Antalec – Martins (Lozère) ; Soulages bat Daudé – Zullo (Laissac – Bertholène). Demi-finales : Roche bat Dorian Théry, Frédéric Perrin (Pétanque Villefranchoise, Brive) ; Soulages bat Philippe Bru, Thibaut Bories (AP Espalion, Pétanque Villefranchoise). Finale : Jean-Claude Rocher et Hector Falimanantsoa (Lozère) battent Michel Soulages et Florent Montoya (Bas Lévézou Saint-Beauzély).
Concours B (16 doublettes) Demi-finales : Voindrot bat Guerrero – Bonneviale (Pétanque de Creissels) ; Gayraud bat Carteyrade – Sanchez (Lozère). Finale : Guy Voindrot et Jérôme Nouzeran (Lozère) battent Damien Gayraud et Stéphan Derink (Boule Atomique du Château Saint-Jean et Saint-Paul).
Finale du Challenge Paul-Granier à Creissels Les favoris répondent présents
Les Aveyronnais Dorian Théry, avec le Corrézien Frédéric Perrin, et Thibaut Bories d’un côté, le Lozériens Jean-Claude Roche, avec Hector Falimanantsoa, de l’autre, les favoris ne se dérobent pas ce samedi à Creissels.
Les résultats des 8e de finales Palluch contre Antalec ; Védrines bat Pons – Raynal (NH) ; Bru bat Solignac – Gastaldi (Quatre-Saisons PC) ; Théry bat Vanel – Albaladéjo (Creissels, Olemps) ; Daudé-Zullo contre Chaptal-Bourget ; Soulages bat Carlo-Lagarrigue (La Primaube, Lunac) ; Roche bat Mas – Guyard (Ctreissels- ; Lavabre batBachet-Rome (Lozère). Quart-de-finales : Théry-Perrin centre Lavabre-Taghouzi ; Roche-Falimanantsoa contre Védrines-Corredor ; Bru-Bories attendent et Soulages-Montoya attendent également.
Finale du Challenge Paul-Granier à Creissels Une poule n°2 qui va forcément faire des dégâts…
Cela paraissait inévitable tant la qualité de cette finale du Challenge Paul-Granier 2025 est relevée. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les équipes du président Jean Treillet n’ont pas fait les choses à moitié. En proposant une poule n°2 où s’affrontent les grandissimes favoris Théry – Perrin, les Lozériens Carteyrade – Sanchez et les Aveyronnais Bru – Bories et Bucciero – Cuartero, le tirage au sort a réservé d’entrée de jeu des affrontements pour le moins épiques. Voilà en tout qui promet et qui donne le ton pour l’ensemble de cette journée qui vise à désigner les successeurs des Lozériens Antalec et Martins vainqueurs en 2024.
La composition des poules et le détail des premières parties Poule 1 : Solignac-Gastaldi contre Voindrot-Nouzeran et Da Costa-Ginesty contre Roche-Falimanantsoa Poule 2 : Bru-Bories contre Théry-Perrin et Carteyrade-Sanchez contre Bucciero-Cuartero Poule 3 : Guerrero-Bonneviale contre Soulages-Montoya et Poplin-Albinet contre Pons-Raynal Poule 4 : Vedrines-Corredor contre Gayraud-Derink et Lavabre-Taghouzi contre Aigouy-Denard Poule 5 : Antalec-Martins contre Barnabé-Balmes et Mas-Guyard contre Lefèvre-Brunel Poule 6 : Breugnot-Bonnivard contre Combes-Gavalda et Vanel-Albaladéjo contre Palluch – Bors Poule 7 : Perolet-Barascud contre Daudé-Zullo et Loubière-Camilleri contre Carlo-Lagarrigue Poule 8 : Chaptal-Bourget contre Dutron-Ploncard et Grau-Boudon contre Bachet-Rome
Les nouvelles tenues du Sébazac Pétan Club sont arrivées
Ce vendredi en tout début de soirée, la salle des Tourettes à Sébazac a été le théâtre d’une rencontre visant à doter les sociétaires du Sébazac Pétan Club de leurs nouvelles tenues 2025. Autour des présidents Claude Deltort et Gérard Martin, sous la baguette du secrétaire Jean-Claude Savoyant et sous la houlette de l’incontournable Monique Arnal, ce sont ainsi des dizaines de joueurs et joueuses qui ont multiplié les essais de tee-shirts, survêtements et autres parkas, histoire d’être sûrs de repartir avec la bonne taille.
Les tenues changent mais le vert reste la couleur de mise dans les rangs du Sébazac Pétan Club.
Une nouvelle triplette au But du Monastère
Le lundi 21 avril à Naucelle, il faudra compter avec une nouvelle équipe portant les couleurs du But du Monastère. On veut parler de celle associant le président Alain Marty qui fera équipe avec Eric Solier et Fabrice Poplin.
Disparition La Fanny Tournemire a perdu son président Ludovic Viala
La pétanque aveyronnaise est à nouveau en deuil. La Fanny Tournemire (secteur de Saint-Affrique) a en effet perdu son président joueur. Ludovic Viala, décrit par son entourage comme un garçon adorable, est décédé ce jeudi à l’âge de 52 ans. A sa famille, à tous les licenciés du club de Tournemire, « Pétanque 12 » adresse ses sincères condoléances.
36 triplettes vétérans à Lacroix-Barrez, Lozériens et Cantalous plus forts que les Aveyronnais
C’est un concours particulièrement relevé qui s’est joué ce jeudi à Lacroix-Barrez. Si les Aveyronnais Bayol, Souyri et Cabanes d’un côté et Solignac, Marlet et Bras de l’autre ont réussi à atteindre le dernier carré, ils ont du laisser la place en finale aux voisins venus de Lozère et du Cantal. Le concours B a, lui, souri aux couleurs locales.
Les résultats Consours A (36 triplettes) Demi-finales : Civiale bat Bayol, Souyri et Cabanes (NH) ; Coudert bat Solignac, Marlet et Bras (NH). Finale : Marcel Civiale, Eric Orsoni et Jean-Claude Roche (Pétanqueurs Barbarans, 48) battent Alain Coudert, Bernard Magne et René Coudouel (Cochonnet Marmanhacois, 15) Concours B (27 triplettes) Finale : Chriostioan Mourino, Jean-Claude Falippou et Michel Jupin (FP Le Gua) battent Christian Valadioer, Daniel Lamouroux et Jean-Claude Viguier (Carladez Pétanque)
Équipes de France On efface tout et on recommence… ou presque
La FFPJP a communiqué les noms des 2 nouveaux Responsables collectifs France ainsi que des 14 joueurs et 10 joueuses appelés à constituer un premier réservoir national.
Quand la moutarde leur monte au nez, les dirigeants de la FFPJP ne tardent pas à éternuer. La déception dijonnaise des derniers Championnats du Monde à peine avalée, ils ont tenu à tourner la page et à repartir sur de nouvelles bases. Soit disant plus sévères et plus autoritaires. On savait David Le Dantec sur le départ, on disait Philippe Quintais et Michel Loy candidats au poste de « coach sélectionneur » de l’Équipe de France féminine. Le premier est bien parti mais les deux autres ne sont jamais arrivés. Sans explications ni autres présentations, la FFPJP a ainsi nommé deux personnes qui, pour le grand public en tout cas, restent des illustres inconnus. Jean-Claude Boiron a en effet été nommé pour l’Équipe de France masculine quand Patrice Rodriguez l’a été pour les féminines. Dans la foulée, ce sont 24 noms, 14 garçons et 10 filles, qui ont été communiqués pour constituer une première présélection. La bonne nouvelle, c’est la présence de la jeune Aveyronnaise Aurélie Bories dans ce groupe.
Les 24 sélectionnés Chez les hommes Mickaël Bonetto, Frédéric Cazes, Yohan Cousin, Adrien Delahaye, Lucas Desport, David Doerr, Jean Feltain, Moïse Helfrick, Basil Jackel, Henri Lacroix, Ludovic Montoro, Stéphane Robineau, Dylan Rocher et Christophe Sarrio. Chez les filles Audrey Bandiera, Aurélie Bories, Caroline Bourriaud, Charlotte Darodes, Ludivine Lovet, Nelly Peyré, Alexia Pinto, Sandrine Poinsot, Torea Tairio et Emilie Vignères
Concours triplettes vétérans à Lacroix-Barrez : Carladez Pétanque n’a jamais répondu…
La halle Louis-Boyer de Lacroix-Barrez accueillait, ce jeudi, un concours départemental officiel en triplettes vétérans. Malgré nos SMS et autres messages téléphoniques, le président de Carladez Pétanque Daniel Lamouroux n’a pas donné signe de vie. Tout simplement dommage tant nous étions prêt à vous communiquer les résultats en quasi direct. Tant que la pétanque aveyronnaise sera encadrée par des personnes n’ayant pas compris l’intérêt d’une communication la plus neutre et rapide possible, cette discipline n’ira pas de l’avant et continuera à végéter.
Les 3 nouveautés de la règlementation 2025
Nous, journaliste et joueur, préfèrerions qu’il y ait moins de règlementation et que cette règlementation soit respectée. Cela n’étonnera personne, les grands pontes de la FFPJP confirment, chaque année qui passe, leurs choix contraires. Alors que le corps arbitral pour le moins vieillissant a de plus en plus de mal à comprendre et à mémoriser des règles toujours plus nombreuses et plus compliquées, la FFPJP persiste et signe. Alors que tous le week-ends sont l’occasion de voir un nombre croissant de joueurs partir avec la boule, tant au point qu’au tir, sans être forcément avertis puis sanctionnés par les arbitres, la FFPJP a rajouté au moins trois nouvelles règles.
Nouvelle règle n°1 : Il faudra placer ses pieds entièrement dans le cercle et ne plus mordre même avant le lancé. Les tirs tel que celui de Diego Rizzi était valables, ils ne le seraient plus en 2025. De nombreux joueurs sont concernés. Et cette règle va faire du bien aux arbitres ! Nouvelle règle n°2 : La tenue pour jouer les concours nationaux exigera un bas sportif. Terminé le jean ou autre. Le bas sportif est obligatoire, mais le bas identique n’est pas nécessaire. Précision importante. Nouvelle règle n°3 : Le jury en CRC ou CNC ne sera plus constitué des capitaines d’équipes. La règle se poursuit ainsi en CDC.
Dans La Dépêche du Midi, un Ploncard peut en cacher un autre…
Tricher, c’est apparemment autorisé quitte à en devenir complice mais ne pas se tromper semaine après semaine, ce serait quand même mieux…
Il s’agit peut-être d’une nouvelle rubrique, le quotidien invitant ses lecteurs à un jeu style « Cherchez l’erreur ». La semaine dernière, c’est le président du Pet Onet Village, un certain Serge Bernié, qui était devenu Florent Bernié en légende d’une photo publiée. Cette semaine, bis repetita avec cette fois une inversion dans la famille Ploncard. Quand Jérôme est mis en photo, c’est son grand frère Stéphane… qui entre dans la légende. Ou alors il s’agit d’une nouvelle mascarade de cette soi-disant communication qu’est celle du comité départemental de l’Aveyron. Le résultat d’une politique sans foi ni loi qui consiste à missionner un vieux de la vieille qui n’a plus mis les pieds sur un terrain de boules depuis plus de… 25 ans et qui n’a jamais ni croisé ni vu jouer toutes celles et tous ceux qui font les dernières générations. Décidément, l’expression « Cherchez l’erreur » n’a jamais été autant d’actualité…
Projet sportif « Z5 » de Zinedine Zidane : Rodez se fait finalement tacler par Toulouges
La rumeur circulait depuis quelque temps déjà. « Zizou » et sa marque de complexe sportif « Z5 » allaient débarquer à Rodez. Et ce après avoir déjà trouvé place à Aix-en-Provence, à Istres ou encore à Turin. Certains avaient même fait de l’ancien site Calsat, à proximité immédiate du Bowling et du futur boulodrome de Rodez, un endroit tout désigné. Aux dernières nouvelles, le Piton Ruthénois se serait fait piquer le ballon et autres balles par la proche banlieue de Perpignan. Selon les dernières informations, ce serait en effet du côté de Toulouges, dans les Pyrénées Oriantales, que le Champion du Monde et autre Ballon d’Or investirait une enveloppe de quelque 5 M€ dans la réalisation de 2 terrains de foot à 5, de 13 courts de paddle, d’un terrain de beach mais aussi dans un bar, un espace restauration et des salles de séminaires. Le Gilbert du Bowling du Rouergue et le Castro de l’Amicale des sociétés de Rodez peuvent dormir sur leurs 2 oreilles. Le Grand Zizou, le beau Zizou ne viendra pas apporter une proche concurrence qui aurait forcément été déloyale et mal venue…
Le « Juani » ou le « Chícharo« , c’est du pareil au même, c’est lui le mal-aimé !
A 75 ans, le Bassinois a sans doute mis fin à sa carrière de pétanqueur. Une carrière qui aura duré plus d’un demi-siècle et qui lui aura permis de remporter 14 titres de Champions d’Aveyron, 1 titre de Champion Midi-Pyrénées et, cerise sur le gâteau, de disputer en 2022 un quart-de-finale de Championnat de France en triplettes vétérans. Retour sur le parcours hors normes de ce voyageur au long cours et de ce compétiteur-né au caractère bien trempé qui lui aura valu nombre de disgrâces.
Jean-Louis Alonso sacré à de multiples reprisesmeilleur joueur aveyronnais.
« Mal aimé, je suis le mal-aimé »… Le refrain de la chanson d’un certain Claude François doit résonner en boucle dans la tête de celui qui, à l’âge de 75 ans , a été rattrapé par des ennuis de santé. Des soucis vraisemblablement synonymes de fin de carrière pour celui qui restera, quoiqu’on dise et qu’on en pense, un des meilleurs joueurs de ces 50 dernières années en Aveyron. A l’image des Catusse, Lafon, Senezergues, Mourino, Marragou, Archimbeaud, Salerno, Routaboul, Rouquayrol et autre Diaz, pour ne citer qu’eux, Jean-Louis Alonso aura su faire preuve d’une longévité exceptionnelle assorti d’un palmarès pour le moins impressionnant. Sacré à de multiples reprises meilleur joueur aveyronnais au classement annuel départemental, vainqueur de nombreux Nationaux et autres Grand-Prix, celui qui est né et a grandi dans le Bassin de Decazeville s’est paré de quelque 14 titres départementaux (en triplettes, triplettes vétérans, triplettes mixtes, triplettes mixtes vétérans, en doublettes et en doublettes vétérans). Sacré au moins 8 fois Vice-Champion de l’Aveyron (3 fois en triplettes, 2 fois en doublettes et 3 fois en tête-à-tête), le « Juani » ou le « chícharo« , comme l’ont vite surnommé les gens du Bassin, n’a finalement défailli que dans une seule spécialité, le tête-à-tête. Une spécialité à laquelle son caractère de compétiteur-né et sa mentalité d’individualiste forcené semblaient pourtant lui aller à ravir.
IL a joué avec les plus grands, a gagné avec les plus nombreux En 1975, il n’est âgé que de 26 ans quand il fait déjà preuve d’un bel opportunisme pour inaugurer un palmarès aujourd’hui devenu un des plus étoffés des joueurs aveyronnais. Profitant du départ d’un certain René Senezergues, il s’associe avec les Champions de France et Vice-Champions du Monde Jean-Claude Catusse et Christian Lafon pour décrocher son premier titre départemental. Sous les couleurs du Trépalou Pétan Club, cette association ne va pas faire long feu. La preuve, 2 ans plus tard, et toujours sous les couleurs du Trépalou Pétan Club, c’est cette fois accompagné de Patrick Barriac et Lucien Arsenief qu’il échoue en finale du même championnat triplettes contre… Catusse et Christian et Jean-Claude Mourino. Son mauvais caractère et ses difficultés à jouer en équipe en faisant souvent preuve de manque de tolérance et de solidarité lui sont alors déjà reprochés. La valse des partenaires ne fait alors que commencer, celle des clubs également. Mais de Trépalou à la Fraternelle Pétanque Le Gua, en passant par le PC Cransac, la Gare Aubin ou encore la Fanny Drulhoise, les victoires avec les Yvan Segond, Gilles Billaut, les frères Hortélano ou encore les époux Bos prouvent que le talent finit souvent par l’emporter.
En 2009, Champion d’Aveyron triplettes mixtes avec Patrick et Dominique Bos sous les couleurs de la Pétanque Gare Aubin.
Fin des années 80, la parenthèse villefranchoise Les années passent mais les difficultés à monter une équipe sereine et durable persistent. En 1986, Jean-Louis Alonso va même quitter son Bassin natal pour aller essayer de faire « fortune » ailleurs. Ailleurs, c’est le secteur voisin de Villefranche où il décide de tenter l’aventure avec un autre transfuge, le « Montalbanais » Louis Steis. Les deux hommes se sont en effet laissés séduire par les ambitions d’un certain Alfred Sigari. L’ancien libraire de la Bastide du Rouergue s’est en effet transformé en cafetier et a fait de son nouvel établissement le siège d’une nouvelle société, la Boule du Petit Languedoc. Ce coup d’essai a bien failli être un coup gagnant. En doublettes en tout cas puisque lors de la finale départementale disputée à Camarès, la paire Alonso – Steis atteint la finale avant d’être battue par de vieilles connaissances, les « Decazevillois » Bruno Bousquet et Alain Mourino. En triplettes par contre, les promesses corses de Sieur Sigari ont fait plouf. Dès l’année suivante, les Vice-Champions doublettes en titre décident de rajeunir leurs troupes en se rapprochant d’un certain… Cyrille Costes, Villefranchois alors âgé de 21 ans. Là aussi, l’expérience a été de courte durée et a même failli ne pas exister. Une défaite en première partie d’un concours de préparation en terre capdenacoise face aux solides Dominique Souyri, Johnny Steis et Marc Nogaret a en effet mis le feu d’entrée dans la nouvelle triplette. Par défaut, les championnats ont quand même été disputés, la qualification pour la finale départementale de Bozouls ayant finalement été validée. Une défaite en 8e de finale plus tard, la formation avait déjà vécu. La 3e année fut finalement la bonne. Dans le carré du Parc de la Victoire à Millau, cette fois associé à un autre ancien Decazevillois alias Bernard Alary, Steis et Alonso sont sacrés Champions d’Aveyron triplettes 1988 sous les couleurs de la Boule Relax de Villefranche. Là aussi, il n’y aura pas de suite. La perte du titre, en 1989 sur les terrains sablés de Saint-Eloi à Rodez, mettra en effet fin à l’aventure villefranchoise et à la triplette Steis – Alonso – Alary.
Entre Bernard Alary et Louis Steis, le sociétaire de la Boule Relax à Villefranche Jean-Louis Alonso est sacré Champion d’Aveyron triplettes 1988 au Parc de la Victoire à Millau.
2002, l’année de référence, 2022 celle du dernier coup d’éclat 20 ans. Vingt ans d’écart entre l’année de référence et celle de la sans doute dernière grande performance. En 2002 sous les couleurs du Pétan Club Cransacois, le « Juani » décroche en effet 3 titres départementaux majeurs. En doublettes avec Gilles Billaut, en triplettes avec les frères Didier et Francis Hortélano et en triplettes mixtes avec Karine et Didier Hortélano. Deux décennies plus tard, à 73 ans, il est encore et toujours là et devient Champion d’Aveyron en triplettes vétérans avec ses collègues de la Fraternelle Pétanque Le Gua Antoine Corceiro et Michel Couderc. Dans la foulée, il dispute même les quart-de-finales du Championnat de France de la spécialité. Entre temps, il avait même été Champion de la Ligue Midi-Pyrénées 2009 en triplettes vétérans à Pamiers avec ses partenaires du Pétan Club Cransacois Alain Delagnes et Christian Lafon.
Alain Delagnes, Jean-Louis Alonso et Christian Lafon, Champions de Ligue Midi-Pyrénées en triplettes vétérans en 2009.
Si il est l’un des joueurs aveyronnais ayant le plus de participations aux Championnats de France à son actif, Jean-Louis Alonso dut attendre le crépuscule de sa carrière pour réaliser une vraie performance. Les 6 et 7 juillet 2022 à Ax-les-Thermes, les Champions d’Aveyron sociétaires de la Fraternelle Pétanque Le Gua réussissent la performance de se qualifier pour les quart-de-finale de ce Championnat de France. Auteurs d’un mauvais début de partie, sans doute gênés par les 3 cartons jaunes attribués par la corps arbitral, ils s’inclinent finalement (6 à 13) face aux joueurs des Pyrénées Atlantiques. Une présence dans le Grand Huit de ce « France » synonyme d’un bien beau parcours.
A Ax-les-Thermes, lors du quart-de-finale perdu contre les joueurs des Pyrénées Atlantiques.
Le tête-à-tête, l’exception qui confirme la règle Techniquement, Jean-Louis Alonso sait tout faire. Et tout bien faire. Même s’il est souvent un adepte du jeu en demi-donnée à l’appoint, il maitrise parfaitement les hauts envois. Côté tir cette fois, les techniques du plein fer comme celles de la rafle n’ont aucun secret pour lui. Tactiquement, rien n’échappe non plus au joueur qu’il est dans l’âme comme le prouve ses 2 autres passions, les cartes et les casinos. Il a les boules dans la peau, les stratégies dans la tête. Autant d’atouts qui auraient du faire de lui un spécialiste du jeu désormais dit en individuel. Et pourtant ! Le seul titre qui lui manque est celui en tête-à-tête. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il a toujours échoué sur la dernière marche. Ce fut vrai en 1986 avec une finale perdue à Espalion contre le Ruthénois Didier Vezins. Ce fut encore vrai l’année suivante face à un certain Yvan Segond. Ce fut enfin vrai en 2011 contre le Capdenacois Thierry Férès. Trois titres de Vice-Champion qui ne remplacent en aucun cas ne serait-ce qu’un sacre départemental. On a là le seul petit manque d’un palmarès qui a de quoi faire bien des envieux.
2011, toujours pas de première marche du podium et 3e titre de Vice-Champion individuel pour Jean-Louis Alonso battu par le Capdenacois Thierry Férès.
L’anecdote En 1986 au « France » à Albi, Alonso prend son pied… si on peut dire
Un demi-siècle de carrière au plus haut niveau départemental laisse forcément la place à tout un tas de souvenirs et autres anecdotes certains plus croustillants les uns que les autres.
Nous sommes en 1986 et, cette année-là, l’Aveyron bénéficie de 2 places qualificatives pour le Championnat de France tête-à-tête à Albi. Jean-Louis Alonso, Vice-Champion départemental, fait donc partie du déplacement jusqu’au Parc des Expositions de la Préfecture tarnaise. Et, d’entrée, mauvaise surprise. L’alors sociétaire de la Boule Relax à Villefranche découvre en effet des cadres de jeu qui ne sont pas vraiment des terrains de boules. Les abords bitumés du Parc des Expos ont été insuffisamment gravillonnés et le jeu se révèle vite difficile pour ne pas dire impossible. Dès les parties de poules, l’énervement ne tarde pas à gagner les rangs aveyronnais. Pour montrer haut et fort son désaccord avec de telles conditions de jeu proposées par l’organisation, Jean-Louis Alonso se met à jouer ses boules… avec le pied. Une situation pour le moins cocasse qui ne tarde pas à faire rire l’assistance et ce jusqu’à provoquer l’intervention d’un arbitre. A l’homme qui ne maitrisait visiblement pas le règlement fédéral (déjà !), le Vice-Champion d’Aveyron fait alors remarquer que la loi pétanquiste n’interdit pas ce genre de pratique. Par conscience professionnelle, l’arbitre part alors se renseigner auprès de ses supérieurs avant de revenir confirmer aux intéressés qu’une telle pratique n’était effectivement pas interdite. Première victoire psychologique pour l’Aveyronnais qui ne tarde pas à en signer une seconde puisque, en prenant ainsi son pied, le Villefranchois réussit à déstabiliser ses adversaires et à sortir de poules et à se qualifier pour les 32e de finales. Et là, malheureusement, nouvelle mauvaise surprise pour notre « Juany » départemental. La table l’envoie en effet disputer sa parie après poules dans le carré d’honneur où les cadres sont tout aussi inintéressants car, cette fois, beaucoup trop gravillonnés. Cette fois, l’Aveyronnais perd définitivement son calme. L’énervement est à son comble ce qui est contraire à la concentration nécessaire à une partie disputée en tête-à-tête. Jean-Louis Alonso oublie de jouer ses boules et n’oppose aucune véritable opposition à un adversaire qui n’en demandait pas tant. Cette fois, la défaite, synonyme d’élimination, est inéluctable. Jean-Louis Alonso peut ramasser une dernière fois ses boules avant d’aller les ranger à la voiture. Enfin libéré, il peut continuer à prendre… son pied pour finalement assister au sacre national d’un certain René Coulomb, le Varois disposant en finale du Francilien Didier Choupay.
Entre coups de gueules et autres frasques, des passages en commission de discipline
L’âge a marqué son temps mais le sourire reste malicieux.
Si il y en a un qui, en Aveyron, connait par coeur l’adresse castonétoise du siège du CD 12, c’est bien Jean-Louis Alonso. Pour ses attitudes et autres comportements, pour ses propos pas toujours bienveillants, pour ses défiances vis à vis de l’autorité soit-disant dirigeante, cette figure du Bassin figure à coup sûr parmi ceux qui ont été le plus souvent convoqués par la fameuse Commission de discipline. Des avertissements par-ci, des suspensions par-là, il est connu comme le loup blanc au 12 rue de Loriots aux Costes-Rouges. Pour avoir oser défier, verbalement parlant, Maître Nogaret, l’Élève Alonso, aussi brillant et expérimenté fut-il, s’est même récemment retrouvé sur le coup d’une menace de non renouvellement de sa licence 2024. Le président Nogaret et son équipe n’auront finalement pas eu ce malin plaisir. A 75 ans, de sérieux problèmes de santé ont fait que Jean-Louis Alonso a tiré sa révérence plus tôt que prévu. Simple coup d’arrêt ou véritable fin de carrière. Seul l’avenir le dira. Une chose est sûre. Sa silhouette et sa chevelure à nulle autre pareille manquent déjà sur les terrains de pétanque de la région.