18 équipes inscrites ne se sont finalement pas présentées. Malgré ces défections, l’International fait nettement mieux que l’an passé (+72)
Robert Costes n’a pas bien dormi. Le violent orage qui s’est abattu vendredi soir a causé pas mal de dégâts et donc pas mal de soucis auprès de l’équipe organisatrice. C’est donc par des mots de remerciement à tous les bénévoles venus, dès 5 heures du matin, remettre le site en état, que le président de l’Amicale pétanque a débuté cette journée de samedi : « Grâce à vous, nous sommes en mesure d’offrir un accueil décent ». L’essentiel était dit, tous les regards pouvaient se tourner vers le chapiteau blanc abritant les files d’attente des joueurs venus apporter leur licence. Et là, première surprise, sur les 490 triplettes ayant réglé leur participation, 18 ont finalement manqué à l’appel. Pendant ce temps-là, des joueurs isolés trouvaient leur bonheur en complétant des équipes jusque là incomplètes. A l’arrivée (10 h), ce sont ainsi 472 triplettes qui ont pris part à cette 3e édition de l’International d’Espalion. A 12 h 30, heure de la coupure de la mi-journée, le soleil faisait quelques timides apparitions derrière les nuages. La pluie épargnait encore le site du foirail. Jusqu’à quand ?
A 66 ans, le Decazevillois est à la tête de la sélection tahitienne qui prépare, cette semaine en Aveyron, le championnat du Monde qu’elle organise du 23 au 26 octobre prochains.
René Sénézergues, un battant qui veut faire partager sa culture de la gagne.
Champion de France en 1972 à Bordeaux. Vice-champion du Monde en 1973 à Casablanca. René Sénézergues n’oublie pas les exploits de ses 25 ans. Mais l’homme ne focalise pas sur le passé. C’est un battant qui regarde droit devant et qui se fixe toujours de nouveaux challenges. Celui qu’il mène actuellement est un pari complètement fou. Préparer la sélection tahitienne à marquer l’Histoire en marquant de son empreinte le prochain Championnat du Monde de pétanque organisé fin octobre à domicile, à Tahiti : « Quand j’ai pris la sélection, ils ont dû me prendre pour un fou. Un fou qui amenait une touche professionnelle dans un monde resté complètement amateur ».
Du travail, encore du travail, toujours du travail. Parti avec un premier groupe de 24 joueurs, coach Sénézergues n’a pas perdu de temps. Il a certes multiplié les ateliers pour parfaire une technique naturelle qui ne doit rien à celle des meilleurs joueurs de la planète. L’Aveyronnais se souvient notamment de ces terrains d’un mètre de large qui ont vite éliminé tous ceux qui n’arrivaient pas à se défaire de leur coup de main. Mais il a surtout insisté sur les valeurs morales qui font tant la différence au plus haut niveau : « La pétanque, surtout quand elle se joue en triplettes, est un vrai jeu d’équipes. Il faut être solidaire et ne jamais rien lâcher. Il faut être capable de jouer à 200% pour pallier les difficultés passagères d’un partenaire. Et pour être à 200%, ne serait-ce que le temps de quelques mènes voire même d’une seule boule, il faut être bien dans dans sa tête et bien dans son corps ». D’où l’accent mis sur une parfaite condition physique servie par une alimentation des plus équilibrée.
La tournée en métropole passe par l’Aveyron Portés par une adresse naturelle largement au-dessus de la moyenne, les Tahitiens mènent un jeu basé sur le tir et l’attaque à tout va. Là aussi, il a fallu rectifier… le tir et apprendre à savoir défendre en ne tirant jamais la boule de trop : « On ne peut pas exister au plus haut niveau si notre stratégie n’est pas la bonne. On ne peut pas se réfugier derrière notre adresse naturelle pour battre les meilleurs dans les parties importantes. Il faut aussi être de fins stratèges ». Et pour cela rien ne vaut la mise en situation lors de confrontations dans le cadre d’épreuves officielles. D’où la tournée qu’effectue actuellement la délégation tahitienne en Métropole.
La tête sur les épaules, tournée vers les étoiles
Après Salies-du-Salat (31) et Carmaux (81), Papa Sénézergues a amené ses ouailles sur ses terres natales en Aveyron, à Espalion puis à Millau : « Ces six joueurs qui restent en course pour la sélection finale, ce sont comme mes enfants. Parce que je les aime et que je veux les amener le plus haut possible, je les tiens comme en laisse. Et tant pis s’ils ont l’impression que je serre un peu fort. C’est pour leur bien et un jour ils me remercieront. Malheureusement, je vais encore devoir en écarter 2 à l’issue de cette tournée en annonçant l’équipe de 4 qui défendra Tahiti lors du prochain Championnat du Monde que je vous annonce grandiose. Le site avec sa vue sur le lagon est vraiment extraordinaire ». René Sénézegues a beau avoir la tête sur les épaules, il l’a déjà tournée vers les étoiles. Les yeux braqués vers les sommets, en l’occurence vers le toit du Monde : « Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne ». Les souvenirs de celle perdue avec Jean-Claude Catusse et Christian Lafon en 1973 au Maroc ne sont finalement pas si loin.
Le président Robert Costes a récompensé les premiers lauréats de cette édition 2014 de l’International à pétanque.
Trois des vingt équipes ont remporté les trois parties. Elles ont été départagées sur les critères du goal-average.
Le classement :
1. « Mike » Unal, Didier Goncalvès, Sandrine Herlem ;
2. Kevin Ravel, Lionel Leyra, Carlos Rakotoarivelo ;
3. Benoît Pullès, Samuel Santos, Roger Rakotomanana
Trophées, sacs, blousons et autres tee-shirts peuvent alors être déballés pour venir récompenser les lauréats. A Espalion comme ailleurs, pas de récompenses sans discours et autres remerciements qui vont avec. En présence de nombreux élus du territoire, Robert Costes pouvait alors partager ses premières émotions.
16 h 30 : sous le soleil, les parties commencent
Avec une heure et demie de retard, le tournoi gentlemen donne enfin le coup d’envoi de ce 3e International à pétanque. Vingt équipes ont finalement été constituées, composées d’un joueur (ou une joueuse) d’une délégation étrangère (Thaïlande, Madagascar, Belgique, Slovénie, Suisse, Espagne, Sénégal., Russie..), d’un joueur représentant une entreprise partenaire et d’une 3e joueur ami de l’épreuve. Au programme, sous le soleil enfin revenu, 3 parties de 30 minutes. Malgré l’absence de nombreuses stars de la discipline (Dylan Rocher, Hureau, Suchaud, Quintaisn Fazzino, Foyot…), la plupart d’entre eux retenus sur les terrains du Master à Beaucaire, le public, venu nombreux, a profité de parties fort agréables.
14 heures : le soleil est revenu, les boules ressortent
La décision est prise. Le tournoi Gentlemen sera bien disputé.
13 heures : l’orage gronde, le tournoi gentlemen menacé
Comme une malédiction. Le 3e International n’avait pas encore commencé que déjà la météo lui volait la vedette. Comme malheureusement beaucoup trop souvent ces dernières années. Juste avant 13 h ce vendredi, l’orage a sévi sur tout le Nord Aveyron. A Rodez comme à Espalion. Les éclairs, le tonnerre et surtout de fortes averses de pluie… bref, largement de quoi perturber le coup d’envoi du tournoi Gentlemen qui doit lancer cette édition 2014 de l’International à pétanque d’Espalion. De quoi, surtout, mettre toute l’équipe organisatrice sur le qui-vive. Joint par téléphone, le président Robert Costes ne voulait pourtant pas précipiter les choses : « Nous prenons notre mal en patience. Nous sommes débordés de coups de fil mais pas question de prendre une décision trop rapidement. L’horaire prévu est 15 heures mais on peut s’adapter et faire débuter le tournoi à 16 heures. Au)delà, nous n’aurons plus de marge de manoeuvre car le timing de la fin d’après-midi est serré avec, notamment, le vin d’honneur programmé à 18 h 30. Le tournoi est actuellement en sursis. si les conditions météo ne s’améliorent pas, nous serons obligés de l’annuler ». Comme à Carmaux vendredi dernier ce qui n’avait pas empêché le National de passer ensuite entre les gouttes tout au long du week-end. Puisse le même scénario pouvoir se reproduire ce week-end à Espalion.
Nous vous tenons au courant de l’évolution de la situation