Anecdotes et souvenirs

Championnat 1990 : quand le tête-à-tête se transforme en tête… à queue

La faute à une sortie de route sur chaussée glissante entre Gelle et Capdenac.

Ce jour-là entre Gelle et Capdenac, la D 35 était mouillée et glissante. Suffisamment pour nous priver du championnat en tête-à-tête…

En cette année 1990, il ne devait y avoir que 2 championnats. Pris par mes obligations professionnelles le samedi, je n’avais pas pu libérer le week-end des éliminatoires triplettes. Des championnats, il n’y en eut finalement qu’un, le doublettes. Parti de Villefranche en direction de Capdenac, nous n’avons jamais vu les abords du stade municipal Léo-Lagrange qui accueillait, ce jour-là, le championnat départemental en tête-à-tête. La faute à une sortie de route effectuée entre Gelle et Capdenac sur une portion de route qui a été aujourd’hui retracée. La chaussée mouillée n’a pas pardonné le freinage avant le virage. Résultat, une sorte d’aquaplaning qui nous a envoyé tout droit dans le ravin. Quand je dis nous, nous étions 3 dans la R5 ce jour-là. Il y a avait mon frère mais aussi un copain, Thierry Ortalo. Une fois basculée dans le ravin, la voiture a été s’encastrer dans un arbre, côté chauffeur. Particulièrement choqués, nous sommes restés bloqués quelques minutes dans la voiture. Ma portière, coincée contre l’arbre ne s’ouvrait plus. Mon frère semblait le plus touché au dos. C’est finalement Thierry Ortalo qui, après maintes manoeuvres, a réussi à s’extirper du véhicule par la lunette arrière qui avait explosé dans le choc. Pendant ce temps, nos amis villefranchois qui, sans le savoir nous suivaient, ont vu des traces de freinage sur la route mouillée. Thierry Ortalo a réussi à regagner le bord de la route et à prévenir les secours. Il a même réussi à se faire prêter des boules pour participer à ce championnat en tête-à-tête. Une fois sur place, les secours ont décidé de transférer mon frère à l’hôpital de Figeac pour aller passer des examens de contrôle. J’ai alors pu prévenir mes parents de l’accident. Partis depuis Toulouse, ils sont venus nous récupérer non sans passer par les lieux de l’accident. L’occasion pour eux d’assister à l’extraction du véhicule et d’entendre des badauds se demander combien de personnes avaient perdu la vie dans cet accident… Pour la petite histoire, c’est Jean-Pierre Mas, alors sociétaire de l’Entente Pétanque Saint-Affricaine, qui a été sacré Champion d’Aveyron en tête-à-tête. Quant à moi, je n’ai pas tardé à retrouver les lieux de l’accident. Dès le lendemain en effet, j’étais sur place pour essayer de mettre la main sur les boules qui, au sens propre comme au sens figuré, s’étaient fait la malle dans l’accident. Malgré plusieurs heures de recherche dans le ravin boisé et broussailleux qui descend jusqu’à Capdenac, les boules en question sont restées introuvables…

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