Rétro « Pétanque 12 »

Jusqu’au 31 décembre prochain, votre site d’informations vous fait revivre l’actualité de ces 6 dernières années à travers des reportages publiés dans ses colonnes. Ce dimanche 13, place à des « papiers » parus les 27 et 30 juin 2014.

Première étape des Masters 2014 à Figeac

« Hureau and Co » vraiment au-dessus du Lot

Même sans le roi Quintais, les lauréats 2013 ont produit un niveau de jeu, notamment au tir, qui enleva rapidement tout suspense à l’issue de cette première étape figeacoise.

Une pluie de carreaux signés Damien Hureau.

Un régal pour le spectateur, un calvaire pour l’adversaire. Ce jeudi dans la fournaise figeacoise, l’orage n’est finalement pas tombé du ciel. Un homme, un seul s’est chargé d’abattre une pluie de carreaux sur les cadres de l’espace Henri-Vayssettes, site retenu pour l’organisation de cette première étape des Masters 2014. Cet homme, c’est Damien Hureau. Trois parties durant, l’Angevin licencié à Metz fut tout simplement injouable. Son pointeur Christian Fazzino était même le premier embarrassé, partagé qu’il était entre le souci de bien engager les mènes et le bonheur de voir ses points gagnés par un adversaire… qui ne tardait pas à voir sa boule tout simplement remplacée par celle de l’extraterrestre Damien Hureau. Que faire dans ces cas là ? Pas grand chose si ce n’est essayer de se mettre en sur-régime en attendant que l’orage passe. Notamment en essayant de noyer le bouchon pour tenter de retarder l’échéance de parties dont le scénario semblait comme écrit d’avance. Le local Sébastien Da Cunha y parvint certes deux fois en finale pour le plus grand plaisir d’un public tout acquis à sa cause. Cela ne changea finalement rien au résultat final. Ce jeudi à Figeac, il y avait bien Damien Hureau et les autres.

Les résultats
Quarts-de-finale :
Lucien bat Equipe locale (46) 13 à 5 ; Rocher bat Equipe Italie 13 à 4 ; Suchaud bat Equipe Wild Card 13 à 7 ; Sarrio bat Equipe Madagascar 13 à 9.
Demi-finales : Lucien bat Rocher-Feltain-Robineau 13 à 7 ; Suchaud bat Sarrio-Darodes-Rousseau 13 à 4.
Finale : Christian Fazzino-Philippe Suchaud-Damien Hureau battent Emmanuel Lucen-Angy Savin-Sébastien Da Cunha 13 à 2.

Le classement : 1. Equipe Suchaud 10 pts ; 2. Equipe Lucien 7 pts ; 3, Equipe Rocher 5 pts ; 4. Equipe Sarrio 5 pts ; 5. Equipe Madagascar 3 pts ; 6, Equipe Wild Card 2 pts ; 7, Equipe Italie 1 pt.

Championnat de France triplettes à Brive

Ferrand et Rouquié en tricolore…23 ans après !

Associés à Stéphane Berlier, les deux Columérins ont causé la surprise en battant les favoris Loy – Lacroix – Leboursicaud (13 à 9).

Un bel exemple de longévité

Les Columérins Jean-Michel Ferrand, Philippe Rouquié et Stéphane Bernier, Champions de France triplettes 2014 à Brive-la-Gaillarde.

Ce dimanche en fin d’après-midi à Brive, il ne manquait que lui. Lui, c’est « Coco » Lagarde, le phénomène toulousain qui s’illustrait dans les années 80 et 90. Il ne manquait que lui pour se replonger 23 ans en arrière, du côté d’Avignon. Ce grand écart, Jean-Michel Ferrand et Philippe Rouquié l’ont forcément fait dans leur tête. Les souvenirs sont intacts. Un vent à déplacer les bouchons, une deuxième journée disputée en indoor devant quelque 5 000 spectateurs, une Marseillaise aux accents forcément toulousains, trois voitures (une bleue, une blanche et une rouge !) qui débarquent pour s’offrir aux tout nouveaux champions de France… autant d’images qui ne pouvaient que ressurgir. Il fallait pourtant s’en éloigner pour rester concentrés et se donner les chances d’écrire une nouvelle page de légende. Ce n’était plus Avignon 1991 mais bel et bien Brive 2014. Sur le bitume très exigeant des terrains extérieurs, les averses de pluie avaient remplacé le vent. Et, surtout, l’inconnu Stéphane Berlier avait pris la place de l’illustre « Coco » Lagarde. Malgré tous ces changements, Ferrand et Rouquié ont su réécrire l’histoire. Parce qu’ils ont su faire la course en tête, parce qu’ils ont su faire preuve de patience puis d’opportunisme, mais, surtout, parce qu’ils ont eu la « chance » d’être opposés à trois joueurs qui n’ont jamais justifié leur statut de grandissimes favoris, les anciens Toulousains, aujourd’hui Columérins, se sont parés de tricolore. L’émotion pouvait envahir le carré d’honneur, les larmes pouvaient couler, les accolades et autres embrassades pouvaient se multiplier, les souvenirs pouvaient remonter à la surface.

Quel avenir pour la triplette Lacroix ?
Pour Henri Lacroix et Bruno Leboursicaud, qui ont raté là l’occasion de signer un joli doublé une semaine après leur sacre national en doublettes, et pour Michel Loy, tous trois très loin de leur meilleure forme, les souvenirs brivistes laisseront sans doute des traces. Avec quelles conséquences ? Il est sans doute trop tôt le dire.

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