Une saison qui marque un nouveau départ… professionnel
Voilà en tout cas qui devrait soulager certains de nos lecteurs qui se sont dits agacés, pour ne pas dire davantage, de voir nos archives tourner toujours autour des mêmes têtes. Les archives personnelles conservées par un joueur prennent en effet une nouvelle dimension. Elles deviennent archives professionnelles d’un joueur qui fait ses premiers pas dans le monde du journalisme.
Une année qui démarre de la meilleure des manières
3e National d’hiver de Millau : Foyot-Passo-Farré remportent le « A », Marragou-Steis-Costes le « B »
Venu à Millau pour profiter d’un week-end en famille, le néo-Villefranchois profite des aléas de cette 3e édition du National Raoul-Bonnefous pour s’engager dans le concours B…

Avec Fernand Marragou, ils s’étaient quittés en se disant prêts à rejouer ensemble dès la première occasion venue. Cette occasion, elle arriva finalement plutôt que prévu. Parce que les opportunités professionnelles se bousculaient, parce qu’un petit Arthur avait déjà annoncé son arrivée prochaine…, 1998 serait tout sauf une année 100% pétanque. En ce début de saison, ce n’est pas en tant que joueur mais bien en tant que simple spectateur prêt à partager son temps entre le Parc de la Victoire et les boutiques du centre-ville que nous débarquons finalement à Millau. Nous n’allons pourtant pas tarder à être rattrapé par les aléas de la compétition. Louis Steis et Fernand Marragou nous sollicitent en effet pour remplacer leur pointeur, un certain Yves Regimbeau, qui a préféré ranger les boules après sa défaite dès la première partie. Et voilà comment on se retrouve au départ d’un concours B qui allait réunir… 192 triplettes. Plus de 24 heures et quelque 8 parties plus tard, pendant que les Montpelliéraiens Marco Foyot, Michel Passo et Jo Farré s »adjugeaient cette 3e édition du National Raoul-Bonnefous, la triplette aubino-villefranchoise Marragou-Steis-Costes remportait le National « B ». Un succès qui sonnait comme une véritable double confirmation. La première, c’est que, séparation ou pas, le binôme Costes – Marragou prenait toujours autant de plaisir à jouer ensemble. La seconde, c’était que ce Parc de la Victoire était bien un lieu privilégié pour Fernand et Louis qui y avaient déjà écrits quelques-unes des plus belles pages de leurs histoires. Finale du National doublettes, demi-finale du National tête-à-tête et deux 8e de finales du Mondial triplettes pour le premier, titre de Champion de l’Aveyron triplettes pour le second…, autant d’épisodes qui ne s’oublient pas. Ce nouveau succès ne faisait que donner une suite à une histoire qui s’écrivait depuis de longues années déjà.

Championnats : une année… renversante
Renversante comme l’élimination de Diaz et Archimbeaud dès les éliminatoires à Espalion. Renversante, surtout, comme la victoire d’un certain Claude Capus en tête-à-tête à Bozouls.
Renversante, le mot serait presque faible. On ne parle évidemment pas des victoires des Creissellois Mas, Rouquaytrol et Fauvet en triplettes ou de Bories – Simoes en doublettes. Au contraire, de tels titres sont conformes à la plus grande des logiques. Ils récompensent des équipes talentueuses et soudées et marquent la suprématie que le club de Creissels est en train d’imposer sur la pétanque départementale. Non, on veut parler de la nouvelle faillite des Espalionnais Diaz et Archimbeaud. Jugés en petite forme l’an passé, ils avaient quand même réussi à reprendre le titre en triplettes. Cette année, le démon des années paires est sans doute ressorti de sa boîte. Le pire, ce n’est pas qu’ils aient été battus en demi-finale du championnat triplettes, le pire c’est que la doublette Diaz – Archimbeaud n’ait pas pu passer le cap de la journée des éliminatoires dans le district d’Espalion. En 20 ans de compétition, ce n’est que la 2e fois que Diego Diaz connait une telle mésaventure.
Capus, vous avez dit Capus ?
Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, en terme de situation renversante, les Espalionnais ne sont pas les premiers de la classe. Dans cette catégorie, le premier prix revient en effet à un certain Claude Capus. Inconnu avant, jamais (ou presque) entendu parler de lui depuis, le sociétaire de l’Entente Farret – Montclar était là, le jour J, sur les terrains sablonneux de Bozouls. Profitant des faillites successives de tous les favoris (Cortina, Becker, Hennequin, Férès, Bonneviale, Mas, Billaut…), l’homme a montré au moins une capacité, celle de faire déjouer ses advsersaires. Ce jour-là à Bozouls, rien ne pouvait arriver à cet homme qui ne semblait présenter aucune des qualités du parfait joueur de tête-à-tête (calme, application, concentartion, science du jeu…). Son enthousiasme pour le moins exubérant a été récompensé au terme d’une… 11e partie disputée contre son copain Jean-Luc Bousquet. Claude Capus pouvait alors basculer dans la nuit bozoulaise pour s’étendre de tout son long à même le sol. On vous dit, tout simplement : REN-VER-SANT !







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