« 3 jours de St-Pierre » à Toulouse : quand on rend 3 pts à un… double Champion de Monde marocain
Cette année-là, je faisais équipe avec Robert Nell, dit « Le Toulonnais », et Roger Fernandez, dit « L’Indien ».
Nous sommes à la fin des années 80, peut-être au tout début des années 90. Je décide de disputer les fameux « 3 jours de Saint-Pierre » à Tououlse et j’ai la chance d’avoir pu monter une équipe intéressante. Je joue avec Robert Nell, un jeune vétéran que m’a fait connaitre un certain Eric Courtois, et Roger Fernandez, plus connu sous le nom de « L’Indien ». Ce n’est pas si souvent que j’avais l’opportunité d’avoir une équipe aussi compétitive et je comptais bien en profiter.

La première partie nous envoie boulevard Armand-Duportal, tout près des allées de Barcelone et de leur Canal du Midi. Sur des terrains goudronnés et pentus, les cadres, espaces habituellement réservés au stationnement des véhicules, sont sélectifs mais intéressants à souhait. Aucun de nous 3 ne connait nos adversaires mais on se rend très vite compte, dès l’échauffement, que c’est costaud. Nous sommes quand même un brin rassurés puisque cette équipe ne rend pas de points. Nous, par contre, on en rend 3 et on va donc attaquer la partie sur le score de 0 à 3. Nos adversaires ont la pièce et c’est parti. Très rapidement, on s’aperçoit que nos premières impressions étaient les bonnes. Ce n’est que l’on joue mal, on joue 4 à 5 boules par mène. Le problème, c’est que eux, ils en jouent quasiment 6 à toutes les mènes. Le score défile et on va tout droit vers une défaite express. Pire que ça, on n’oublie de marquer et on prend « Fanny ». On commence à pester contre cette « put’… de règle du rendement de points ». Nos adversaires ont à peine quitté le terrain qu’un monsieur, qui a assisté à la partie, rentre dans les cadres et nous dit : « Vous savez contre qui vous venez de jouer ? C’est le Marocain Safri, double Champion du Monde ». On comprend mieux notre mésaventure. On est en train de nous dire que l’on vient de rendre 3 points à une équipe comprenant dans ses rangs un double Champion du Monde. Cela fait environ 30 ans. La pétanque marchait déjà sur la tête…


Bravo pour tes rétrospectives ou l’on découvre ou redécouvre certains noms de la pétanque; je m’aperçois que tu as fréquenté le « toulonnais » que j’ai bien connu, il venait jouer dans mon ancien club de Montesquieu Volvestre ou je crois qu’il a signé ses dernières licences. Roland Keichteil est aussi une figure dans le Toulousain, tout comme Coco Lagarde qui a laissé de grands souvenirs…