Coup d’oeil dans les rétros de l’année… 1994 (suite et fin)

Circuit Midi Libre, National de Carmaux, championnat doublettes mixtes…

Le Circuit Midi Libre, véritable championnat de l’Aveyron-bis
Organisée à l’initiative du journal éponyme, cette compétition se disputait en 6 étapes, une par district, selon des formules doublettes ou triplettes. Les 2 dernières étapes bénéficiaient souvent de coefficients de pondération supérieurs à 1, histoire d’entretenir le suspense jusqu’au bout et de favoriser le mobilisation du plus grand nombre de joueurs du département. Parce qu’elle était un véritable Championnat de l’Aveyron-bis, mais aussi parce qu’elle particulièrement attractive en terme de dotations, cette épreuve attirait régulièrement l’élite aveyronnaise. En cette année 1994, c’est pourtant un outsider, en l’occurrence l’Espalionnais Robert Costes, qui va l’emporter et être ainsi récompensé par un séjour d’une semaine pour 2 personnes aux îles Baléares (voir la liste des 10 premiers au classement en légende de la photo ci-dessous).
Cette édition 1994, qui aura finalement réuni près de 1 000 joueurs (987 très exactement) – certains joueurs n’étant présents que sur un seul rendez-bous, d’autres sur l’ensemble des 6 étapes -, aura connu une conclusion prestigieuse avec une soirée « Remise des récompenses » qui eut pour cadre l’Hostellerie de Fontanges. Tournoi exhibition rassemblant les 10 lauréats, des sportifs aveyronnais de haut niveau ainsi que des élus et autres partenaires, puis remise des récompenses aux abords de la piscine de l’établissement alors géré par un certain Bernard Charrié…, autant de temps forts d’une soirée particulièrement réussie car festive et conviviale à souhait.

Aux côtés des élus et autres partenaires, les 10 lauréats posent pour la photo souvenir. De gauche à droite, debouts : Serge Higonenq, Yvan Segond, Eric Archimbeaud, Cyrille Costes et Marc Nogaret. Accroupis : Pierre Carles, Robert Costes, Jean-Luc Bousquet, Hervé Grès et René Da Silva.

Premier week-end de juillet ou une nouvelle version des…
72 heures de pétanque

Ce premier week-end de juillet 1994 se déroule la 3e édition du National de Carmaux. 208 triplettes se retrouvent dans le Parc de Candou. Parmi elles, celle que je forme avec le Villefranchois Patrice Hennequin et l’Espalionnais, aujourd’hui Réquistanais, Didier Goncalves. Une équipe certes inédite mais qui réussit plutôt bien puisqu’elle passe le cap de la première journée et se qualifie pour les quart-de-finales du dimanche matin. Un aller – retour à Rodez plus tard, c’est reparti pour une nouvelle victoire, décisive celle-là puisqu’elle nous ouvre les portes du dernier carré en principe synonyme de partage. Le tirage au sort nous oppose alors à l’équipe que tout le monde voulait éviter, à savoir la triplette Pizzolato – Debayle – Bauer. Je connais le Toulousain José Bauer pour avoir joué à plusieurs reprises contre lui. Il nous a battu en 8e de finale de la Ligue il y a 3 ans mais il sait que la même année mon équipe était en 8e de finale du France triplettes en Avignon. Il sait aussi et surtout que j’ai des copains villefranchois, gens du voyage comme lui, qui s’appellent Louis et Johny Steis ou encore Emile Mathieu. Suffisant en tout cas pour que notre adversaire valide l’idée d’un partage. Ce qui n’est pas le cas de l’autre demi-finale opposant les Albigeois Marty, Sidoine et Bralley à Soulages, Debard et Chapellier qui, elle, va être jouée sans être partagée. Cette précision a une importance car elle va donner lieu à une scène qui, 25 après, est restée dans ma mémoire. Nous perdons notre demi-finale mais sommes obligés d’attendre que la finale se joue pour récupérer notre part des indemnités.

En 1994, Jérôme Pizzolato et Jean-Marc Debayle (Castelsarrasin, Pau) remportaient la 3e édition du National de Carmaux en compagnie de José Bauer (absent sur la photo).

Nos vainqueurs Pizzolato, Debayle et Bauer remportent finalement cette 3e édition du National de Carmaus face aux Albigeois et le partage de la partie finale va donc se faire entre 3 équipes. Après avoir offert un verre à tout le monde, le jeune et brillant Jérôme Pizzolato va vite montrer ses limites. En calcul mental sous-entendu. Visiblement en froid avec la division par 3, il demande à un des joueurs de chacune des 3 équipes concernées de se mettre en arc de cercle. Commence alors un exercice de distribution, billet par billet, de l’ensemble des dotations. Une scène qui valait 10 !

Concours amical à La Rouquette et, le lendemain, officiel à Rieupeyroux
Déjà bien entamé, le marathon ne faisait pourtant que commencer. Il est déjà 12 h 30 et il est temps de rallier Villefranche puis La Rouquette, village qui propose un concours amical dans le cadre des ses festivités. Concours que j’ai prévu de disputer avec Patrice Hennequin. Mais, avant cela, nous sommes attendus chez un certain Claude Guilhem, à Sanvensa, pour y fêter notre performance carmausine. Résultat, nous n’avons pas le temps de manger et nous partons directement à La Rouquette. Le soir, nous perdons en finale sans partager. Un bon petit repas bien mérité plus tard, on a enfin droit à quelques heures de sommeil. Le lundi, 3e et dernier volet de ce week-end 100% pétanque. La Joyeuse Boule Rieupeyrousaine organise son traditionnel concours officiel en doublettes et, même si je ne suis pas équipé, je décide d’y aller. Pour rien puisque je ne trouve finalement pas de partenaire. Alors que le concours a commencé depuis plus d’une heure, débarque alors un certain Louis Steis. Avec « Louison », on décide alors de s’inscrire pour le concours B (ce qui ne serait plus possible aujourd’hui). Un concours B qui réunit une cinquantaine de doublettes. Au beau milieu de la nuit, on joue sans partager la finale et on finit par remporter le concours en battant une équipe tarnaise de Valence d’Albi. A l’arrivée, quasiment 72 heures de pétanque non stop. Un truc de fou, un truc de malade !

Championnat doublettes mixtes : une première, mais pas une dernière, pour Valérie Rouquayrol et Nicolas Bories
C’est un record de participation que connait ce championnat départemental. 155 doublettes mixtes se retrouvent en effet sur le terrain de quilles de Bozouls. A la pluie du matin a succédé une forte chaleur orageuse synonyme d’assèchement des terrains. Une précision qui a son importance puisque le tir de rafle, quasi impossible en matinée, pouvait devenir une arme fatale. Pour la deuxième année consécutive, je fais équipe avec Cathy Couderc et le tireur que je ne suis pas ne se gêne pas pour profiter du terrain pour s’avantager. Visiblement, cela chagrine quelque peu un certain Gérard Combes que l’on rencontre en partie de cadrage. Le Creissellois fait équipe avec Véronique Romeu, une féminine avec laquelle il a déjà remporté ce championnat en doublettes mixtes à 2 reprises, en 1988 et 1989. Cela ne suffit pas à nous contrarier. Cathy fait son jeu à l’appoint et mes carreaux finissent par agacer Gérard Combes. On l’emporte et signons donc déjà une belle performance. En 16e de finales, on bat une autre spécialiste de l’épreuve mixte, à savoir la Capdencoise Nathalie Bujna qui fait équipe avec Autruy. En 8e de finale, on tombe sur une jeune et ambitieuse doublette creisselloise. Cathy n’a visiblement pas bien « digéré » la coupure du soir et Valérie Rouquayrol et Nicolas Bories jouent trop bien pour être inquiétés par une équipe qui ne joue que 3, parfois 4, boules par mène.

Les Creissellois Nicolas Bories et Valérie Rouquayrol : un premier titre en 1994 puis 2 autres en 1997 et 2004.

Les Creissellois l’emportent logiquement et, 3 victoires plus tard, sont sacrés Champions d’Aveyron doublettes mixtes. Parce que certains signes ne trompent pas, je dis à Cathy : « Une équipe est en train de naître ». Une équipe était bien en train de naître et, 25 ans, 2 autres titres et surtout 2 enfants plus tard, cette équipe est toujours d’actualité. Sur et en dehors des terrains…

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