Coup de projecteur sur le choc Bories contre Chaliez, une partie comme on les aime
Cette affiche entre 2 équipes emblématiques du Sud Aveyron a été la partie phare de cette 2e journée de compétition.
Comme une histoire écrite à l’avance. En vous présentant ce Qualificatif Ligue triplettes, on vous disait qu’un dernier carré de ce type de championnat laisse (quasiment) toujours la porte ouverte à une équipe ou à un joueur que l’on n’attend pas vraiment à pareille fête : « Cette fois, les intrus c’est nous », lâchait d’ailleurs, en sortant des terrains, ce joueur de Val de Diège dont l’équipe venait d’arracher sa qualification pour la Ligue Midi-Pyrénées. Ce phénomène statistique s’explique par le côté aléatoire de tout tirage au sort. Il n’est pas possible de voir des parties chocs et espérer que les 4 meilleures équipes soient celles qui arrachent leurs qualifications pour telle ou telle épreuve régionale ou nationale.

Quand la motivation n’exclut pas respect et bonne humeur
Ce dimanche matin à Villefranche, quand la triplette Bories – Pawlowski – Bors est la seule à ne pas être couverte en quart-de-finale, on sait qu’elle attend forcément le vainqueur de la dernière partie en cours opposant les Broquiésois de Chaliez aux Olempiens d’Andral. Et là, c’est plus fort que lui. Le vrai amateur de pétanque devient forcément supporter des Broquiésois. Il est venu voir du spectacle et espère vibrer en ayant droit à du suspense. Chaliez contre Bories, le district de Saint-Affrique contre celui de Millau, une qualification pour la Ligue Midi-Pyrénées à la clé… tous les ingrédients sont réunis pour vibrer. Franchement, on n’a pas été déçus. Sur des terrains intéressants, certes encore un brin piégeux mais qui n’avaient rien à voir avec les bacs à sable évoqués la veille, le spectacle a été à la hauteur. A la fois sur les plans technique et tactique. Des bouchons, des devants de boules, des frappes, des carreaux au fer, des tirs au but à la rafle, des mènes qui se retournent, une partie qui hésite à désigner son vainqueur …, toute la panoplie de la pétanque comme on l’aime y est passée.

Nicolas Pawlowski, métronome hors pair
Mais au-delà de cet aspect purement sportif, ce que l’on a aussi et surtout apprcié ce sont les comportements des six joueurs concernés. Damien Azaïs, Patrick Poujol et Marco Chaliez d’un côté, Yannick Bors, Nicolas Pawlowski et Thibaut Bories, tous les acteurs de cette partie ont été égaux à eux-mêmes. Plus extravertis pour les uns, plus introvertis pour les autres. Malgré l’enjeu de la partie, tous ont su ne rien lâcher. Ni leur envie de gagner ni leur valeur de respect. Respect des partenaires, respect des adversaires, respect du règlement… le tout dans une ambiance qui a su rester amicale et correcte à souhait. Dans les rangs de la Boule Broquiésoise, on parle souvent de la nouvelle dimension du tireur Marc Chaliez. Pour une fois, on veut insister sur le dynanmisme et la cohésion d’équipe apportés par un certain Damien Azaïs. Côté Creissellois, on souligne souvent le talent incontestable d’un certain Thibaut Bories. Pour une fois, on retiendra surtout la capacité de concentration et le niveau de performance de son milieu. A nos yeux de journaliste, Nicolas Pawlowski a été le grand bonhomme de ce week-end villefranchois. Un métronome hors pair capable de retourner la partie de cadrage pas vraiment bien engagée face aux Espalionnais d’Archimbeaud. Un joueur capable de faire compter 10 boules de rang à l’appoint avant de poser 2 carreaux sur des tirs décisifs. Bref un vrai profil de milieu et des atouts, tant techniques que psychologiques, qui font sans doute de lui le meilleur joueur aveyronnais du moment. En attendant confirmation, bravo et chapeau messieurs. Partie décisive ou pas, vous avez donné une belle image de la pétanque aveyronnaise. Et Dieu sait si elle en a besoin parce que tant de choses ne vont pas aussi bien.