Un vent de jeunesse souffle sur le Master doublettes organisé par l’EPSA
Une bien belle journée parquée par un seul point noir, une finale du concours A qui se joue devant des banquettes vides.
La finale de cette édition 2017 du Challenge Yves-Malet a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’elle. Annoncée ouverte mais tendant sans doute les bras aux équipes du Sud Aveyron, cette finale n’a pas déçu. Ni sur les terrains ni en dehors. L’équipe du président Philippe Bourges, toujours aussi mobilisée et disponible, a, une fois de plus, réussi son coup. Simplicité, disponibilité, endurance, convivialité… autant de qualités pour le moins appréciables et appréciées par tous qui ont marqué cette journée de dimanche à Saint-Affrique.
Quelques déceptions mais surtout beaucoup de confirmations
Certaines équipes ont certes déçu. On pense notamment aux locaux, Patrick Campredon et Stéphane Guerrero, repartis avec un zéro pointé. Entendez par là avec 3 défaites au compteur. On pense aussi à la doublette Fabrice Poplin – Mathieu Cadenet qui, elle non plus, n’a pas su sortir de poule, battue en repêchage par les jeunes Creisselois Thibaut Bories et Florian Vallet. On pense encore aux Flavinois Zoélo et Romain Ratrimson, battus deux fois d’emblée toujours en poule. On pense enfin aux Lozériens Eric Orsoni et Saïd Bouremel, souvent capables du meilleur mais qui, ce jour-là, n’ont montré que le pire, ou presque. Toutes ces équipes, pour ne citer qu’elles, ont au moins un point commun. Elles sont formées de joueurs aguerris, forts d’une expérience certaine, mais qui n’ont plus 20 ans.
L’élimination en Coupe de France n’a pas affecté les rangs creissellois

Si les « quinquas » ont souffert, les jeunes ont, eux, confirmé leur actuelle domination. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la moyenne d’âge des quatre équipes présentes dans le dernier carré. Bories, Pawlowski, Montoya et Arlès… on peut toujours attendre que les quadras lèvent le doigt à! N’en déplaise à certains, on trouve que ce vent de jeunesse qui souffle, depuis un certain temps déjà, sur la pétanque aveyronnaise en général, et sud aveyronnaise en particulier, fait du bien Ce dimanche à Saint-Affrique, ce vent aurait pu donner des ailes aux joueurs locaux. Mais ni Simon Dulucq ni Kévin Bourrillh n’étaient présent. Mathieu Cadenet, pourtant en quête d’un triplé; n’a pu franchir le cap des poules. Les Saint-Affricains se sont alors rabattus sur la famille Arlès qui a créé la surprise ne atteignant le dernier carré. Une performance qui permit de découvrir un nouveau venu, l’autre fils prénommé Rémi. Pas suffisant en tout cas pour faire de l’ombre aux jeunes et talentueux Creissellois. On pense évidemment à Nicolas Pawlowski, Thibaut Bories ou encore Florent Montoya qui ont encore une fois assuré le spectacle et impressionné tant par leur adresse que par leur décontraction. Une réalité qui n’a fait que raviver des regrets tant il y avait sans doute mieux à faire, il y a 15 jours de cela, face aux joueurs de Montluel en Coupe de France. Mais cet épisode malheureux fait déjà partie de l’histoire du club aujourd’hui présidé par Jean Treillet. Dimanche soir, les sourires qui rayonnaient, sur le coup des 21 h 30, sur les visages creisselloins montraient en tout cas que cette mésaventure n’avait pas laissé de traces sur les forces vives du club.
Une seule petite fausse note à une bien belle journée
En soulevant le trophée mis en jeu dans ce Challenge Yves-Malet, le jeune Florian Valette pouvait remercier le président Philippe Bourgues et toute son équipe de bénévoles. Une équipe qui s’est trouvée un autre challenge pour l’édition 2018. Trouver une parade à la disparition trop précoce des spectateurs. C’est en effet dans un boulodrome sonnant soudainement creux et devant des banquettes désespérément vides que s’est jouée cette finale. Si il devait y en avoir une, assurément la seule (petite) fausse note d’une bien belle journée.