Rencontre avec Fabienne Gladin, premier dirigeant aveyronnais élu à la fédération Française

« Les 24 et 25 février, je serai candidate
à  4 commissions sur le plan national »

On n’arrête plus Fabienne Gladin. A 49 ans, cette mère de 4 garçons âgés de 15 à 25 ans et salariée du Conseil départemental est en tout cas un bel exemple d’investissement au féminin. Engagée pour un 4e mandat consécutif au sein du Comité Départemental de l’Aveyron, elle siège au Comité Régional Occitanie ainsi qu’à la Commission Territoriale Midi-Pyrénées. En décembre dernier, elle vient enfin d’être le premier dirigeant aveyronnais à être élu au sein de la Fédération Française de Pétanque et de Jeu Provençal (FFPJP). Pourquoi un tel cumul des mandates ? Quels sont ses véritables objectifs ? Quelles sont les commissions auxquelles elle a posé candidatures ? Autant de questions auxquelles la native de Bournazel, qui a occupé le poste de présidente de la Fanny Drulhoise dix ans durant et qui est aujourd’hui licenciée à la Pétanque Espalionnaise, a bien voulu répondre. Rencontre. 

Propos recueillis par  Cyrille COSTES

Pétanque 12 : Fabienne Gladin et la pétanque, c’est déjà une longue histoire…
Fabienne Gladin :
Mon papa jouait aux quilles et, comme dans de nombreuses familles sans doute, la pétanque s’invitait souvent aux programmes des dimanches après-midi. J’y ai vite pris goût et je n’ai pas tardé à faire des concours de fête. Je n’avais d’ailleurs pas encore 18 ans quand je signais ma première licence.

Dans quel club ?
A La Fanny Drulhoise. C’est Alain Gineste qui m’a convaincue de signer dans ce club où la bonne ambiance a toujours été une marque de fabrique. C’est la raison pour laquelle j’y suis restée 3 décennies durant dont une que j’ai passé à en assurer la présidence.

Jusqu’en 2014 et le départ pour Espalion ?
Oui. Si j’ai décidé de muter et de rejoindre Robert Costes et son équipe, c’est simplement pour raisons personnelles. Aujourd’hui, je suis secrétaire de l’Amicale Pétanque Espalion et membre du bureau de l’International.

Avant cela, il y avaut déjà eu plusieurs élections au sein du Comité Départemental de l’Aveyron.
Le point commun entre le Comité et la Fanny Drulhoise s’appelle Jacques Edouard. Parce qu’il a vu et apprécié mon investissement dans le club qu’il préside aujourd’hui, parce qu’il savait que les instances départementales avaient besoin d’une touche plus féminine, alors il m’a donné envie de franchir le pas. Ma première élection correspond au dernier mandant de Michel Gantou. J’ai ensuite été réélue avec les présidents Edouard puis Nogaret. En décembre dernier, j’ai donc entamé mon 4e mandat consécutif.

Sport adapté, Féminines, Formation et Communication et Partenariats… un sacré programme attend l’Aveyronnaise Fabienne Gladin dans ses nouvelles missions à la Fédération.

Pour quelles missions ?
J’en retiendrai trois. J’ai d’abord travaillé à la commission Jeunes avec ce qui reste une première en Midi-Pyrénées, l’embauche par le Comité de l’Aveyron  d’un conseiller technique départemental en la personne de Cédric Meleiro. J’ai ensuite été en charge de la commission Féminines avec, notamment, le lancement des entraînements qui sont toujours d’actualité aujourd’hui. Le président Jacques Edouard a ensuite souhaité que j’occupe le poste de secrétaire générale, poste qui permet d’avoir une vision globale sur  le fonctionnement d’un comité. Depuis l’élection de Marc Nogaret, j’ai conservé les mêmes missions.

D’où, sans doute, le besoin de découvrir de nouveaux horizons ?
Oui. Un peu parce que je suis curieuse de nature mais surtout parce que je crois qu’il faut avancer pour rester impliquée et motivée, je me suis positionnée au niveau régional. Aujourd’hui, je représente, avec Marc Nogaret, l’Aveyron au Comité Régional Occitanie. Avec Marc et Gilles Enjalbert, nous siégeons enfin à la Commission Terrotoriale Midi-Pyrénées.

Qu’est-ce c’est qui a motivé une candidature à la Fédération Française ?
Il n’y pas une seule explication mais pour faire simple je dirai qu’il s’agit d’un ressenti qui était tout sauf positif. Depuis des  années, la Fédé est à la fois immobile et sous tension. Un exemple, un seul. Cela fait 50 ans que les statuts n’ont pas été modifiés. L’instance a besoin d’être actualisée et modernisée. Histoire de retrouver un minimum de cohérence et de mettre fin à une image qui ne cessait  de se dégrader.

A l’arrivée, une élection qui est une première pour le comité départemental de l’Aveyron.
Oui, j’ai été élue en finissant au 17e rang en terme du nombre de votes. La région Midi-Pyrénées comptait 4 candidats et tous ont finalement été élus. Je n’avais peur que d’une chose, c’est que le nombre d’élues féminines me fasse prendre la place d’un homme ayant rassemblé plus de suffrages que moi. Ce ne fut finalement pas le cas et c’est tant mieux.

Il y a déjà du changement avec l’élection d’un nouveau président.
Président depuis 2009, Alain Cantarutti était candidat à un 3e mandat. Il a la fois payé son bilan très critiqué avec les tensions internes qui empêchent d’avancer sereinement. Il a aussi payé une erreur dans son discours. A l’arrivée, il a été battu et c’est le Haut-Savoyard Michel Desbois qui a été élu président de la Fédération Française.

Les 21 membres, parmi lesquels on compte 6 filles, se sont-ils déjà réunis ?
Non. la première des 4 réunions annuelles est programmée pour les 24 et 25 février prochains au siège à Marseille.

Quels seront les objectifs de cette première ?
Il s’agira de désigner les différentes commissions que compte la « Fédé ». On nous a demandé de nous positionner en faisant acte de candidature. Personnellement, j’ai souhaité participer à 4 commissions qui sont le Sport adapté et l’handicap, les Féminines, la Formation et centres de formation, la Communication et Partenariats.

Pourquoi les Féminines ?
Tout simplement parce que tout reste à faire dans ce secteur. Ces derniers temps, nous n’avions jamais de compte-rendu de la commission en charge de cette thématique. Il est temps de faire bouger les choses.

Et le sport adapté ?
C’est une thématique qui a le vent en poupe. J’espère appartenir à cette commission et pouvoir ainsi  récupérer des infos dont je compte bien faire profiter le département de l’Aveyron.

Elue à l’Amicale Pétanque d’Espalion, au comité départemental de l’Aveyron, à la Région et maintenant à la Fédé, cela signifie-t-il que Fabienne Gladin les boules à la main sur les terrains, c’est une image qui appartient déjà au passé ?
Certainement pas. En tout cas, je ne l’espère pas. J’aime toujours autant jouer et je compte bien m’aligner au départ des championnats  départementaux en doublettes féminines aux côtés de Mélanie Colomb et en doublettes mixtes avec Robert Costes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *