Les poules aux oeufs d’or : fable ou réalité pour un spectacle annoncé de qualité ?
Plateau relevé à souhait, dotation rarement, pour ne pas dire jamais, aussi conséquente, parties finales, au moins au concours A, qui devraient se jouer…, ce samedi sous les halls René-Blanc de Rodez s’annonce comme le premier gros temps fort de cette nouvelle saison.

Ce samedi matin à Rodez Saint-Eloi, il y aura vraiment de tout sous les halls René-Blanc. Il y aura des gens bien et des gens bons, il y aura des gens bêtes mais aussi des jambettes, il y aura des cadors et des cas tout court, il y aura des sous, beaucoup de sous, mais aussi pas mal de saouls., il y aura des affamés pour ne pas dire des morts de faims, il y aura des intrus à l’image de ces remplaçants invités à disputer une finale sans avoir joué la moindre étape qualificative, il y aura sans doute une « professionnelle » rémunérée mais aussi, et ça c’est sûr, une armada de bénévoles derrière ce bar qui n’a jamais paru aussi long… Bref un melting-pot comme seule la pétanque et ses grands rendez-vous sont capables d’en proposer. Il faut dire qu’une telle finale de Grand-Prix à 64 équipes, c’est la cohabitation garantie entre des Champions de France, de Région et autres départements et des beaucoup moins connus venus sans véritables ambitions. Si ce n’est participer à une fête qui promet d’être longue et farouche. Longue parce que, nouveauté à relever, cette édition 2025 qualifiera ses vainqueurs pour le prochain Grand-Prix ce qui suppose que les parties finales, même si elles devaient être partagées, devraient se jouer. Farouche parce que les Aveyronnais, bien décidés à ne pas être les dindons de la farce, espèrent bien jouer un rôle dans cette course aux oeufs d’or qui passera forcément par ces fameuses poules qui vont avec. Il faut dire que la légion étrangère venue essentiellement du Tarn (Espade, Debard, Fontana, Faure, Trouillet, Faustin, Bralley, Larroque…) mais aussi de Lozère (Carteyrade, Nouzeran, Sanchez, Orsoni, Boureme, Chaptal, Saltel…), de Corrèze (Perrin, Legraos, Beaumarie, Hechazo, Chambot…), de l’Hérault (Kuenemann) ou encore de la Haute-Garonne (Bauer) ne viendra pas pour faire le voyage à vide mais bien pour être dans la course à ces étrennes à retardement. Dans cette véritable fable qui va se jouer, les Aveyronnais sont-ils condamnés à aller boire l’eau de La Fontaine ? Pas si sûr. Les triplettes Santos – Mallet – Charbonnel (AP Espalion), S. Ploncard – Dutron – Durand (Pétanque Primauboise), J. Ploncard – Breugnot – Arlès (NH), Gal – Charrière – Couvignou (Laissac – Bertholène) , Raynal – Cusin – Debard (NH), Mas – Boyer – Guyard (Pétanque de Creissels), Guilhem – Marty – Marty (NH) ou encore Férès – Pani – Diaz semblent avoir de beaux arguments à faire valoir. Une chose est sûre. Finis les calculs pour savoir s’il vaut mieux jouer sa chance à fond au concours A ou alors basculer dans les « complémentaires » B et C. Seules les poules décideront cette fois de la répartition entre triplettes restant en course et formations déjà recalées.