Si prochaine édition il doit y avoir, la remise en question(s) doit être totale
Les présidents Francis Sabatier et Serge Gaillard, qui ont déjà annoncé une deuxième édition en 2017, vont devoir se mettre à l’écoute des joueurs. Ce sont eux et eux seuls, et non la Fédération Française ou encore la municipalité, qui décideront du succès et de l’avenir de l’épreuve.
A pétanque, le joueur est roi
En entreprise, il y a ceux qui décident et ceux qui travaillent. Ce ne sont pas toujours les mêmes même si certains savent faire les deux. A pétanque, il y a ceux qui règlementent, ceux qui organisent et ceux qui jouent. Et là, ce ne sont jamais, ou trop rarement, les mêmes. Certes tout le monde a besoin de tout le monde mais les organisateurs ne doivent jamais oublier l’essentiel. L’essentiel, c’est qu’à la fin, c’est toujours le joueur qui décide. Se le mettre dans la poche, c’est la garantie de les revoir, lui et ses copains, lors de la prochaine édition. Un joueur conquis est en effet le meilleur ambassadeur qu’il soit. C’est lui qui va faire la meilleure promotion de votre épreuve. Meilleure car la plus efficace et surtout la moins coûteuse financièrement parlant. Un joueur déçu, pour ne pas dire plus, a le pouvoir de tout remettre en question. On ne dit pas que c’est bien, on ne dit pas que c’est mal, on dit que c’est comme ça. Il convient donc d’en tenir compte.

La participation, c’est une chose mais c’est pas tout
Les dirigeants organisateurs de l’AGSM ont été les premiers à le reconnaître, la participation aux premiers concours de cette 1ère édition (Nationaux tête-à-tête, Grand-Prix de la Ville de Millau et Nationaux triplettes) n’a pas atteint les scores espérés. Nous sommes les premiers à reconnaître que les efforts déployés par toute l’équipe organisatrice méritaient un plus grand succès. Des insuffisances ont été reconnues en terme de communication, essentiellement vis à vis des pétanqueurs aveyronnais. Les locaux auront en effet été les grands absents de ce début de Festival International. L’ Aveyronnais est quelqu’un de frileux, quelqu’un qui a besoin d’être rassuré, quelqu’un qui a besoin de connaître et de reconnaître, quelqu’un qui a besoin de savoir où il met les pieds. Trop d’incertitudes et trop d’à peu près entouraient cet évènement ce qui explique ce phénomène d’abstention. C’est dommage. Une plaquette de présentation et de promotion parue plus en amont, la présence physique de dirigeants de l’AGSM sur les Grands-Prix d’Onet Village, de Drulhe, de la Primaube et sur l’International d’Espalion, avec un simple petit mot d’encouragement à venir à Millau, auraient sans doute changé beaucoup de choses.
Une colère souvent justifiée
Même si tout le monde avait bien compris qu’aucune comparaison avec le Mondial précédent n’était possible, voir les allées du Parc de la Victoire quasi désertes, voir les magnifiques tribunes du carré d’honneur passablement dégarnies, entendre les joueurs présents se dire déçus par l’accumulation de couacs, cela ne fait plaisir à personne. Premier souci, l’organisation des concours. Faire débuter des épreuves à 9 heures le matin, c’est très bien à condition qu’elles se disputent en poules et non en éliminations directes. Prévoir une tarification égale à 5 euros par joueur (10 euros la doublette et 15 euros la triplette), c’est conforme au règlement fédéral. A condition que cela se déroule en poules ou alors qu’il y ait un concours B dit complémentaire qui repêche les perdants de la première et de la deuxième partie. C’est-à-dire à condition que les joueurs aient la garantie de jouer au moins deux parties. Ce ne fut pas le cas cette année à Millau. Les gagnants de la première partie n’étaient pas indemnisés, les perdants de la deuxième partie non plus. Tout ce beau monde était par contre invité à se réinscrire aux mêmes conditions tarifaires. Et là, quoiqu’en dise le délégué de la Fédération, ce n’est pas règlementaire. Décider c’est bien, le faire en s’appuyant sur une organisation appliquant les règlements fédéraux , c’est quand même mieux. De nombreux joueurs ont été déçus, pour ne pas dire choqués, par cette situation. D’où leur colère.
Des leçons de morale et de professionnalisme !
Ajoutez à cela les insuffisances, pour ne pas dire les fautes, faites par les tables de marque (deux équipes battues au National triplettes ont remis en cause le tirage au sort et ont obtenu leurs réinscriptions, des désignations erronées de terrains ont fait que 4 équipes sont finalement sorties d’une seule et même poule au concours B…), reconnaissez que certaines situations ont fait frôler la crise de nerfs à des joueurs venus chercher d’autres sensations à Millau. Le pire, c’est que pendant ce temps-là, un délégué de la FFPJP se permette de donner des leçons de morale et de professionnalisme aux journalistes que nous sommes. ON CROIT RÊVER !
Cyrille COSTES
Si les Aveyronnais sont restés largement absents, je ne pense pas qu’il s’agit d’une mauvaise communication. Perso, je suis au courant de ce projet depuis le début et je ne connais aucun pétanqueur aveyronnais qui ne dirait pas autant.
Ce qui est sous-estimé est l’affectation que les gens avaient pour le mondial. Souvent décrit comme le Roland Garros de la pétanque, j’y rajouterai la coupe du monde et les JO aussi. La perception populaire est que triumvirat du Maire, le sous préfet et le commandant de police ont agi d’une telle façon que poursuivre est devenu impossible. Si cette interprétation est juste ou pas n’est pas pertinent, c’est ce que je ressens et je crois pas mal d’autres. L’absence des locaux serait donc un vote contre ces autorités mêmes, plutôt que contre FIPEM.
Pour piquer la pub d’un produit interdit dans les concours officiels, « un mondial, sinon rien »
« Les gagnants de la première partie n’étaient pas indemnisés, les perdants de la deuxième partie non plus. »
Je ne comprends pas très bien ce commentaire, c’est tout à fait normal, il n’y a pas un concours en France où on rembourse dès la première partie !! Il faut gagner au minimum 2 parties ! Je ne vois pas pourquoi Millau ferait exception.
En tout cas merci à Pétanque 12 d’avoir parler de Millau car sur le site du FIPEM, absolument rien comme info !!
Autre chose :
« Prévoir une tarification égale à 5 euros par joueur (10 euros la doublette et 15 euros la triplette), c’est conforme au règlement fédéral. A condition que cela se déroule en poules ou alors qu’il y ait un concours B dit complémentaire qui repêche les perdants de la première et de la deuxième partie. C’est-à-dire à condition que les joueurs aient la garantie de jouer au moins deux parties. Ce ne fut pas le cas cette année à Millau. »
Là aussi c’est surprenant comme commentaire, au temps du mondial toutes les épreuves commençaient le matin en élimination directe et si on perdait il fallait se réinscrire dans un mondialito en repayant ! Je n’ai jamais vu personne se plaindre, la seule différence c’est qu’organiser « Millau » sans la magie du mondial c’est impossible.
Bonjour,
tout est dans la dénomination. Les concours du Mondial dont vous parlez ne s’appelaient peut-être pas Nationaux. Ceux-là s’appellent Nationaux et obéissent donc à une règlementation spécifique imposée par la Fédé. Tout ça pour dire que la moitié des équipes vont payer 2 X 15 euros pôur faire deux parties dans la journée. Quand on y ajoute le prix des boissons, je crois que le coût d’une journée à Millau est une des premières explications de la faible participation de ce 1er Festival International.
C’est exactement la même chose que par le passé, il suffit de reprendre les programmes du mondial, je suis remonté jusqu’en 2010, c’était déjà 5 € par joueur pour tous les concours donc à l’identique que cette année. Et puis, on parle d’élimination directe puis dans l’article d’un problème dans une poule du concours B ? !! donc le B était en poule ?
Bonsoir,
je ne sais pas si vous avez bien compris le contexte? Nous ne sommes plus dans le cadre d’un Mondial qui, par dénomination, échappait aux règles d ela Fédé. Nous sommes cette année dans le cadre d’un Festival qui organise des Nationaux qui, eux, sont régis par la FFPJP. Donc il faut aller lire les règlements applicables aux Nationaux qui disent qu’un concours doit avoir, s’il n’est pas organisé en poules, un concours B gratuit pour les perdants des 2 premières parties.
Par ailleurs je vous confirme que suite à la colère des joueurs le National B de l’aprèsàmidi a bien été effectué en poules.
Je suis désolé mais je ne sais pas à quel règlement vous faites référence mais dans le règlement des nationaux 2016 il est écrit nulle part qu’en élimination directe les perdants des 2 premières parties sont reversés automatiquement dans le concours B :
http://www.portail-ffpjp.fr/index.php/fr/reglements-a-textes/concours-nationaux-a-supras
Les concours parallèles sont même facultatifs voir article 9 qui est au conditionnel » Les organisateurs pourront organiser…. » et non « doivent »