Richard Jaliès a perdu sa dernière partie
Le sociétaire de la JP Capdenacoise a été emporté par la maladie à l’âge de 57 ans.

Il était expérimenté, chevronné et accrocheur à la fois. Cela n’a malheureusement pas suffi. La maladie, cette putain de maladie, a eu raison de son courage et l’a finalement emporté. Richard Jaliès est décédé à l’âge de 57 ans a-t-on appris cette fin d’après-midi. Né de parents Capdenacois, c’est dans le département voisin du Lot que le jeune gaucher a fait ses premières armes et remporté ses premières victoires. Notamment dans le Figeacois aux côtés d’un certain Christian Enocq. Bien plus tard, c’est la doublette qu’il a formée avec un certain Bernard Loudières qui a écumé tous les concours de la région. Dans le Cantal (ils étaient licenciés à Ytrac), dans le Lot et dans l’Aveyron, partout ils se sont imposés. Souvent imposés. L’an passé, il avait retrouvé ses racines aveyronnaises en signant à la Joyeuse Pétanque Capdenacoise où il avait fait équipe avec Thierry Férès et Jean-Claude Contrino. Avec ce dernier, il avait d’ailleurs décroché sa qualification pour le Championnat de Ligue doublettes qui se disputait à Saverdun. Au Monastère, Richard Jaliès avait alors montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. Mais au-delà de ces simples prédispositions techniques, tant à l’envoi qu’au tir, qui faisaient de lui un très bon joueur, nous retiendrons de lui une autre facette. Celle d’un garçon à qui la motivation et l’envie de gagner n’ont jamais fait perdre la raison. Celle d’un garçon qui ne lâchait rien, surtout pas les valeurs de respect qu’il portait à ses adversaires. A Villefranche, à Figeac, à Decazeville ou encore à Rodez, nous nous sommes souvent affrontés boules à la main. Le souvenir que nous garderons de lui concerne pourtant un concours où le duel n’a finalement pas eu lieu. C’était le 1er août 1998 lors du Grand-Prix doublettes de Drulhe. A l’arrêt des parties, Eric Courtois et moi sommes qualifiés pour les 8e de finales. L’imminence d’un heureux événement va pourtant m’éloigner des terrains et m’empêcher de répondre présent à 21 h 30 à la reprise des parties. Nos adversaires s’appelaient alors Richard Jaliès et Bernard Loudières. Les deux joueurs vont alors la jouer Gentlemen. Ils proposent à Eric Courtois de tout partager jusqu’au bout du concours. Chapeau messieurs. A Rodez dans la nuit, un petit Arthur est venu au Monde. Le lendemain à Drulhe, Richard Jaliès et Bernard Loudières ont remporté le Grand-Prix doublettes. Sans commentaire. Adieu Richard. Repose en paix.
Cyrille COSTES
- La cérémonie religieuse aura lieu le jeudi 8 mars à 9 h 30 en l’église Notre-Dame du Puy à Figeac et sera suivie de l’inhumation au cimetière de la ville.
je ne connaissais Richard Jalies que par ses qualitées de petanqueur. Ton hommage emouvant fait penser que l homme etait bien plus grand encore que son talent.Que ces ecrits nous rendent humble, respectueux etmodeste sur un terrain de petanque