Dans les cartons de « Pierrot et Momo »

En 1983, Patrick Vinatier vit sans le savoir sa dernière saison de pétanque

Le Villefranchois de la Boule du Quercy s’est donné la mort en février 1984. Il avait 27 ans et demi…

Patrick Vinatier, un joueur performant et humble à la fois, un garçon sympathique et attachant.

En lui consacrant un article dans les colonnes du Midi Libre du 27 avril 1983, le journaliste Guy Audouy ne pouvait pas se douter que cette saison en cours allait lui donner à la fois raison et tort. Présenté comme un des tout meilleurs joueurs aveyronnais. Champion départemental en doublettes en 1981 avec son compère Diego Diaz, Vice-Champion doublettes en 1980 avec le même Diaz et en 1982 cette fois en compagnie de Dominique Pourcel, Patrick Vinatier va faire de cette année 1983 celle d’un nouveau titre. Associé à nouveau à Diego Diaz, le sociétaire de la Boule du Quercy est à nouveau sacré Champion d’Aveyron en doublettes en battant, sur les terrains de Firmi, les Espalionnais Eric Archimbeaud et Nicolas Salerno. Il est même à deux doigts de faire un doublé et de réaliser ainsi son rêve. Mais avec Diego Diaz et Marc Nogaret, il doit se contenter du titre de Vice-Champion, battu qu’il est par les mêmes Espalionnais Archimbeau et Salerno qui font équipe avec André Routaboul. Cinq finales départementales et deux titres en 4 ans, excusez du peu mais qui dit mieux ? Si cette saison sportive restera un modèle du genre, l’année 1983 ne se finit pas aussi bien. Comme blasé, Patrick semble même presque dépressif. Quelque chose ne tourne pas aussi rond que ses boules et les mercredis après-midi passés à défier, celui qui est alors en arrêt maladie, autour d’une table de ping-pong ne suffisent pas toujours à lui remonter le moral. Nous allons avoir 18 ans et passer notre permis de conduire, Patrick nous propose pourtant d’aller disputer des concours de fête une fois le printemps 1984 arrivé. Le printemps 1984, Patrick ne le verra jamais. En février 1984, il se donne la mort en son domicile de l’avenue du Quercy à Villefranche emportant avec lui son ou ses secrets. Il avait 27 ans et demi…

A lire le press-book que nous lui avions consacré

En 1983, Pierre Plagnard plus jeune président du Comité, Michel Gantou déjà en poste à la vice-présidence

Le Président Plagnard (2e en partant de la gauche) et le Vice-Président Gantou ici en 1983 entourés du trésorier Munos et de la secrétaire Hilaire.

Élu en 1981 à l’âge de 29 ans, Pierre Plagnard est le plus jeune président qu’a connu le comité départemental de l’Aveyron. Ce professeur de l’enseignement de l’enseignement privé ne fera qu’un seul mandat mais il peut se vanter, même si ce n’est pas vraiment l’image de la maison, d’être celui qui a été à la tête du plus grand nombre de licenciés. En 1982 en effet, la barre symbolique des… 8 000 licenciés est atteinte par le CD 12. Pour rappel, plus de 40 ans plus tard, seulement quelque 4 300 licences ont été signées en Aveyron en 2025. En 1985, il est remplacé par un certain Michel Gantou qui avait été son Vice-Président. Michel Gantou effectuera un premier mandat de 1985 à 1988 avant de revenir aux affaires 10 ans plus tard et ce jusqu’en 2008. Avec 2 mandats en demi, ce géomètre qui fut maire du Monastère est ainsi celui qui a eu la plus grande ancienneté à la tête de la pétanque aveyronnaise derrière un certain Marc Nogaret. Joueur aujourd’hui licencié au Carreau Bozoulais, fidèles des concours en « 3 parties » du mardi après-midi à Rodez, ce dirigeant emblématique fut également arbitre international. En 2009, Michel Gantou passera la main au désormais Drulhois ancien président de la Pétanque Villefranchoise, Jacques Edouard.

Quand Bouzid « enterre » Capello, Alburquerque crée la surprise et remporte le National de Rodez

En cette année 1983, la 8e édition du National ruthénois s’était disputée sur le terrain stabilisé de Saint-Eloi.

Les tout récents Champions de France montalbanais Capello et Lagarde,le Toulousain Déjean, le Parisien Zemmour, les Héraultais Denjean, Bassier, Marcou et Mézy, les Aveyronnais Archimbeaud et Salerno ou Mas – Bernardo, pour ne citer qu’eux, ils étaient nombreux à ambitionner succéder aux Nîmois « Passo » et Salvador vainqueurs l’année précédente. Tout ce beau petit monde a pourtant dû se ramener à la raison. Le terrain stabilisé de Saint-Eloi était plus traitre qu’il n’y paraissait, notamment à l’appoint, et avait favorisé pas mal de réussite à travers de nombreux déplacements de bouchons. Capello et Lagarde, tout chauds Champions de France triplettes avec Delzers, se sentaient sans doute supérieurs à la concurrence. Sinon, ils n’auraient sans doute pas refusé de partager en demi-finale… La punition n’avait pas tardé à tomber. En finale, Clovis Capello s’était fait « enterrer » à l’appoint par un certain Jean-Marc Bouzid. Le sociétaire du Quatre-Saisons Pétan Club avait mis son copain et partenaire José Alburquerque dans un fauteuil et ce dernier n’avait pas tardé à se prélasser. Et voilà comment les Castonétois avaient créé la surprise en inscrivant leurs noms au palmarès de ce VIIIe National de Rodez.

A gauche,José Alburquerque. Plus de 40 ans plus tard, la gestuelle n’a pas vraiment changé, la tignasse si… A droite, le pointeur Jean-Marc Bouzid s’était payé le scalp du Montalbanais Clovis Capello.

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