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Droit de réponse

Jacques Reynès : « La mauvaise communication de Samuel a de graves conséquences sportives sur le club »

Figure emblématique du Quatre-Saisons Pétan club – il y est licencié depuis une quinzaine d’années et siège au bureau directeur depuis plus de 10 ans -, Jacques Reynès a souhaité réagir au sujet de « l’affaire » qui secoue le club castonétois depuis maintenant plus d’une semaine. Une initiative personnelle qui prend la forme d’un droit de réponse accordé au responsable de l’équipe seniors garçons engagée en CRC suite à la parution, vendredi dernier, de l’interview de Samuel Santos.

Jacques Reynès, responsable sportif de l’équipe seniors garçons du Quatre-Saisons Pétan Club.

« J’estime que Samuel Santos a commis une grossière erreur de communication. Son intervention lors de la pause restauration de la journée de Championnat Régional de Clubs disputée dimanche 13 octobre dernier à Saint-Chély d’Apcher est à la fois maladroite et malvenue. Tant sur le fond que sur la forme. Il aurait du attendre la fin de la compétition pour intervenir. Cela aurait sans doute permis d’éviter les soucis sportifs qui sont aujourd’hui ceux du Quatre-Saisons Pétan Club. Son attitude a pourtant eu un mérite. Celui de souligner, si besoin était, l’élan qui existe dans et autour du club. Les messages de soutien et de solidarité ne se sont pas faits attendre. Preuve que l’ambiance n’est sans doute pas aussi délétère que cela…
Je tiens ensuite à dire que Samuel Santos n’est sans doute pas le mieux placé pour parler de l’ambiance au sein du club. Membre du bureau, il a en effet brillé par son absence durant la plus grande partie de la saison. Il a participé à la première réunion du bureau et ensuite on ne l’a plus revu place des Oeillets pendant plus de 10 mois. Si il avait tenu ses engagements de membre élu, il aurait sans doute pu vérifier que chaque réunion mensuelle faisait l’objet d’un ordre du jour qui est discuté, débattu puis voté. Contrairement à ce qui a été dit, une telle démarche me semble être un bon exemple de processus démocratique.
Je tiens enfin à rappeler qu’une mutation doit rester un acte libre et personnel qui n’a nullement besoin d’être justifié, motivé et défendu. On doit pouvoir quitter un club sans avoir besoin de le salir. J’aurais préféré que Samuel Santos mette en avant ses différents projets avec l’Amicale Pétanque Espalion qu’il rejoindra en 2020 plutôt que de s’en prendre au Quatre-Saisons Pétan Club.
Je conclurai en disant que cette succession d’incidents ne m’empêche pas d’avoir de la mémoire. Je n’enlèverai pas à Samuel les qualités qu’il avait su exprimer ces dernières années sous les couleurs « jaune-et-bleu ». Tant sur le terrain, où son charisme et son talent ont été un véritable moteur pour les performances du club. Qu’en dehors où son état d’esprit contribuait très souvent à la bonne ambiance qui caractérisait le groupe. Je regrette simplement que cet épisode malheureux m’ait fait découvrir une nouvelle facette du personnage. Ce qui ne m’empêche pas de lui souhaiter, à lui mais aussi à ceux qui vont l’accompagner dans ces nouvelles aventures, de prendre du plaisir à travers les projets qui seront les leurs ».

Dossier : les raisons pour lesquelle les arbitres manquent de crédibilité ?

La neutralité, cet art auquel certains arbitres aveyronnais font trop souvent faux bond…

L’arbitre est un acteur indispensable à toute rencontre sportive. Il est là pour assurer le bon déroulement d’une compétition en veillant au respect des règles posées par la fédération qu’il représente. La pétanque n’échappe pas à la règle. Mais à pétanque comme ailleurs, les arbitres sont souvent critiqués. A travers ce dossier, nous allons essayer de comprendre pourquoi en répertoriant les principaux faits qui leur sont reprochés. Sans oublier de proposer des solutions pour que les arbitres, qui resteront toujours des acteurs incontournables, ne volent pas la vedette à ceux qui doivent rester les acteurs principaux, à savoir les joueurs.

Toujours plus de règlementation
A pétanque sans doute plus qu’ailleurs, la fonction d’arbitrage est en pleine mutation. La faute à une Fédération qui semble avoir fait de la règlementation à tout va son passe-temps favori. Fini le temps où les arbitres avaient deux fonctions principales, à savoir la mesure des points et la gestion des litiges entre adversaires. Aujourd’hui, les hommes (et femmes) en « noir-et-blanc » peuvent être appelés pour « x » raisons sur des détails d’un règlement que la plupart des joueurs ne connaissent pas. Mais quelle en soit alors la thématique, c’est n’est pas là que les problèmes surviennent. La plupart du temps, les problèmes interviennent quand c’est l’arbitre qui débarque sans crier gare pour avertir ou sanctionner tel ou tel joueur.

Le sentiment que la neutralité n’est pas respectée
C’est l’un des principes majeurs de la fonction d’arbitrage. On veut parler de la sacro-sainte neutralité qui voudrait qu’un arbitre ne doit, en aucun cas, traiter un joueur différemment des autres. Or nombreux sont aujourd’hui en Aveyron les joueurs qui pensent que certains arbitres (on ne citera pas de noms, ils se reconnaitront sans doute…) ont pris une trop grande liberté avec ce principe de base. Reste maintenant à essayer de comprendre pourquoi certains arbitres sont plus sévères avec tel joueur plutôt qu’avec tel autre. A pétanque, on ne devient pas arbitre par hasard. Les arbitres sont tous des joueurs, anciens ou actuels. A l’occasion des concours départementaux mais aussi régionaux voire nationaux, les joueurs sont donc arbitrés par des hommes et des femmes qui, hier, ont pu être, ou aujourd’hui sont encore, leurs partenaires ou leurs adversaires. Ce trop grand rapprochement n’est pas sain.

Ni affinités ni rancunes…
C’est un autre grand principe de base de la fonction arbitrale. En application de celui de la neutralité, un bon arbitre est celui qui va être capable d’occulter ses affinités avec tel joueur de l’équipe lambda. Comme il devra tout autant oublier ses rancoeurs et autres rancunes à l’égard de tel autre joueur de l’équipe oméga. Cet état d’esprit demande un effort sur soi qui, visiblement, est aujourd’hui au-dessus des forces de certains arbitres aveyronnais. Cette incapacité à faire preuve d’un minimum d’intelligence gangrène malheureusement l’ambiance de trop de concours. Ce fut encore le cas ce samedi à l’occasion du Régional doublettes du But du Monastère, compétition au cours de laquelle l’expulsion injustifiée et irresponsable d’un joueur fit beaucoup parler.

Stop à l’arbitrage à 2 vitesses
On l’aura compris, il s’agit du principal reproche fait à certains arbitres. Certains joueurs sont avertis, voire même directement sanctionnés, quand un de leurs talons tutoient le cercle pendant que d’autres se permettent de tirer en sortant systématiquement du rond et ce sans le moindre risque d’un quelconque blâme. Mesdames et messieurs les arbitres, la crédibilité, ça ne s’achète pas. Au contraire, ça se gagne et ça se mérite. Nouvel exemple, ce samedi au Monastère. Un arbitre interpelle un joueur en lui rappelant l’obligation de marquer le rond avant même de jeter le bouchon. Sauf que ce même arbitre assiste à l’intégralité de la première mène et ferme les yeux quand l’équipe adverse, qui vient alors d’ouvrir la marque, jette le bouchon sans avoir marqué ce même cercle. Un cas typique d’arbitrage à 2 vitesses dénoncé notamment par tous ceux qui ont le sentiment, pour ne pas dire la certitude, de faire partie des cibles privilégiées du corps arbitral de ce département.

Des solutions : gagner en attractivité et favoriser la mobilité
Le manque d’arbitres et le vieillissement des troupes sont des problématiques qui n’ont pas échappé, depuis de longues années déjà, à la Fédération française de ce sport qu’est la pétanque. Pour quel(s) résultat(s) ? Aucun ou presque. Plutôt que de sans cesse rajouter de nouveaux articles au sacro-saint règlement, les instances dirigeantes feraient mieux de faire de la revalorisation des missions d’arbitrage leur grande priorité. Il n’est peut-être pas trop tard même si la situation, dans des départements voisins au nôtre (on pense notamment au Cantal où, cet été, trois concours officiels auxquels nous avons participé, se sont disputés sans arbitre !), est déjà désespérée. La Fédération doit tout simplement revoir sa politique budgétaire en accordant une plus grande enveloppe à la fonction d’arbitre. Contraindre des hommes et des femmes à apprendre et à maitriser des règlementations toujours plus lourdes, les forcer ensuite à sillonner les terrains de France et de Navarre des heures durant pour prêcher la bonne parole, attendre d’eux qu’ils sachent faire preuve de bon sens et de diplomatie…, cela n’a pas de prix. Ce n’est qu’en monnayant davantage les missions d’arbitre que l’on gagnera en attractivité et que l’on suscitera des vocations notamment auprès des jeunes populations. Ces dédommagements pourraient également bénéficier aux arbitres qui accepteraient d’aller officier dans des départements autres que les leurs. A conditions de bien indemniser leurs frais kilométriques, certains maillots « noir-et-blanc » pourraient alors changer d’air le week-end venu. Histoire de changer de têtes et d’arbitrer des profils envers lesquels ils n’ont ni affinités ni rancoeurs. Tout un programme !

Cyrille COSTES

144 équipes au Régional de La Primaube

Fin de séries pour les doublettes Caulet et Campredon, victoire des Tarnais Rathqueber et Brun

Présents dans le dernier carré et donc associés au traditionnel partage des indemnités, les lauréats de l’an passé, le Capdenacois Thierry Férès et le Villeneuvois Pascal Garcia, auront été les meilleurs représentants aveyronnais de cette édition 2019.

Nouveauté cette année à La Primuabe, une partie des terrains de la Vallée avait été aménagée en cadres d’honneur.

C’est bien connu, les meilleures choses ont toujours une fin. Pour les doublettes sébazacoise Caulet – Lagarde et « ruthénoise » Campredon – Poplin, cette fin de séries pour le moins gagnantes eut pour même cadre, ce samedi, les terrains de la Vallée à La Primaube. Autre point commun, les deux doublettes phares du moment en Aveyron ont du subir la loi de leurs compatriotes départementaux. Les premiers ont été battus dès la 3e partie, en toute fin d’après-midi, par la doublette Laurent et Nathan Petit qui ne faisait alors que commencer un bien beau parcours qui allait les amener, au beau milieu de la nuit, jusqu’aux portes du dernier carré. Quant aux seconds, ils restaient certes en course à l’arrêt des parties mais ne pouvaient rien, dès la reprise, contre d’autres Aveyroannis anciens vainqueurs de l’épreuve régionale primauboise, les Olempiens Guillaume Marrot et Corentin Nauleau. On se dit alors que l’Aveyron, qui avait perdu 2 de ses cartes maîtresses, aurait bien du mal à soutenir la comparaison avec les départements voisins du Tarn et du Tarn-et-Garonne qui faisaient forte impression. Cette impression ne fit que se confirmer quand le tirage au sort noua un autre duel 100% aveyronnais. La famille Petit signa alors une nouvelle grande performance en écartant cette fois les ambitieux et talentueux Saint-Affricains, Mathieu Cadenet et Yannick Boudes. La 3e et dernière marche, celle qui permet de pousser les portes d’un dernier carré que l’on pressentait déjà partagé, allait finalement entraver la marche en avant du papa villeneuvois et de son fiston cresseillois qui officie toujours, rappelons-le, en catégorie cadet. En quart-de-finale, Laurent et Nathan Petit tombaient les armes à la main face à d’autres redoutables combattants, le Capdenacois Thierry Férçs et le Villeneuvois Pascal Garcia. En se hissant ainsi en demi-finale, les Ouest-Aveyronnais étaient les meilleurs représentants aveyronnais de cette longue journée et confirmaient leur succès de l’an passé.

Les Tarnais de Rabastens Tony Rathqueber et Pierre Brun ont été portés vainqueurs du Grand-Prix doublettes hommes édition 2019.

Les résultats
Concours A (144 doublettes), quart-de-finales :
Garcia bat Laurent et Nathan Petit (Villeneuve-Vailhourles-Martiel, Creissels) ; Trouillet bat Yannick Fages, Cyril Baïsse (Brassac, 81) ; Rathqueber bat Joël Marty, Nicolas Nespoulous (Saint-Sernin)sur-Rance) ; Bonfante bat Christian Lagarde, Nicolas Cousserand (Gourdon, 46). Demi-finales : Bonfante bat Fabien Trouillet, Jean-Marie Lacombe (Parc Albi, 81) ; Rathqueber bat Pascal Garcia, Thierry Férès (Villeneuve-Vailhourles-Martiel, JP Capdenac). Finale : Tony Rathqueber et Pierre Brun (Rabastens, 81) battent Thomas Bonfante et Gwenaël Rougeyres (Montpezat-du-Quercy, 82).

40 doublettes chez les féminines, finale partagée entre Coquillard – Agrinier et Legrelle – Arlabosse

Le concours féminin, départemental celui-là, apporta finalement les mêmes conclusion que le Régional masculin. A savoir que les tenantes du titre, en l’occurrence la Rieupeyrousaine Laure Legrelle-Védrines et la Primauboise Nathalie Arlabosse ont su apporter la preuve que leur victoire de l’an passé ne devait rien au hasard. Dans un concours qui a réuni 30 doublettes – dernièrement, elles n’étaient que 24 à Aubin et 20 à Onet Village -, les deux copines ont en effet atteint la finale. Cette partie ne fut finalement pas disputée et ce sont leurs adversaire, la Creisselloise Camille Agrinier et la Broquiésoise Leïla Coquillard, qui avaient réussi la performance de battre les Sébazacoises Nelly Marcilhac et Audrey Bonnivard en demi, qui ont été portées vainqueurs.

La Creisselloise Camille Agrinier et la Broquièsoise Leïla Coquillard portées vainqueurs d’un concours qui a réuni 40 doublettes féminines.

Les résultats
Concours unique disputé en poules (40 doublettes), demi-finales :
Agrinier bat Nelly Marcilahc, Audrey Bonnivard (Sébazac PC) 13 à 3 ; Legrelle – Védrines bat Anne Gelis, Lucie Estève (Creissels) 13 à 5. Finale : Camille Agrinier et Leïla Coquillard (Creissels, Broquiès) battent Laure Legrelle – Védrines et Nathalie Arlabosse (JB Rieupeyroux, Pétanque Primauboise).