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Dossier des 4 secteurs

Le Comité départemental et le district de Saint-Affrique ne sont visiblement pas sur la même longueur d’ondes

Le président Nogaret et son vice-président délégué Enjalbert ont tenu une réunion mercredi dernier à Saint-Affrique en présence des présidents des clubs du district dirigé par Bernard Amalric. A l’arrivée, la rencontre a tourné à un véritable dialogue de sourds. 

Les faits

Marc Nogaret, Président du Comité Départemental.

Le dimanche 29 octobre dernier, le district de Saint-Affrique tenait son assemblée générale à Montlaur. Invité, le président Nogaret n’était finalement pas présent. Parmi les sujets à l’ordre du jour, la proposition du Comité Départemental de re-découpage du territoire aveyronnais en 6 districts actuellement en 4 secteurs à l’horizon 2019. Pour différentes raisons (crainte de disparition des petites sociétés qui n’auront plus les moyens matériels et structurels d’accueillir des éliminatoires de secteurs, refus de voir le rapprochement avec le district voisin de Millau se traduire par une perte du nombre de qualifiés…), les représentants des 13 clubs du district de Saint-Affrique demandent à leur délégué Bernard Amalric d’organiser un vote qui aura valeurs d’avis général sur la question. Le district de Saint-Affrique pèse 31 voix sur les 230 voix (soit 13, 47%) que représente l’ensemble du Comité. Résultat de ce vote : 28 voix contre, 2 abstentions, 1 voix pour. Pour montrer la

Gilles Enjalbert, vice-président du Comité Départemental.

solidarité qui est la leur, les 13 présidents des sociétés du district décident alors d’adresser un courrier au président Nogaret. Histoire de l’informer de leur position. Histoire surtout de lui faire comprendre que trop de questions restent sans réponses. Histoire, enfin, de pousser le président du Comité à revoir sa communication en apportant de nouvelles explications, plus précises, sur le découpage en 4 secteurs. Comme souvent quand lui ou un de ses projets sont remis en cause, le président Nogaret interprète la démarche comme une attaque personnelle. Il accuse même son délégué Bernard Amalric d’être à l’origine de ce vent de révolte et répond par un courrier agressif qui prévoit une réunion programmée le mercredi 8 novembre au boulodrome Yves-Malet de la Capelle à Saint-Affrique.

La réunion du 8 novembre

Accusé d’être l’instigateur de cette vague de protestations,  Bernard Amalric a participé à cette réunion. Mais le délégué du district de Saint-Affrique, visiblement très affecté (le mot est faible !) par la tournure des événements, préfère garder le silence pour l’instant. Il a décidé de parler mais il le fera après le Congrès départemental de Tournemire. « Pétanque 12 » respecte cette décision et a demandé à

Fanny Roques, co-présidente de l’EPSA.

Fanny Roques, co-présidente de l’Entente Pétanque Saint-Affricaine (EPSA), de nous livrer son ressenti à froid, 5 jours après cette réunion.

« Marc Nogaret n’est pas venu seul. Il était accompagné du vice-président du Comité Départemental, un certain Gilles Enjalbert. Dès le début, les 2 hommes n’étaient pas bien dans leurs baskets. Ils étaient nerveux et cela se voyait. Cela s’est vite entendu aussi. L’entame des échanges fut limite agressive. Le Président Nogaret a ouvert les débats en disant qu’il avait 2 questions à poser. Il voulait savoir qui avait rédigé le courrier qui lui avait été envoyé suite à l’assemblée générale du district et il voulait connaitre quel avait été le vote de Bernard Amalric, le délégué. En réponse à sa première question, j’ai de suite levé la main. En précisant immédiatement que je l’avais fait au nom de tous les présidents des sociétés du district. Marc Nogaret n’a pas  mâché ses mots. Il a répondu qu’un président départemental n’avait pas à recevoir ce type de courrier. J’ai vite compris qu’il avait pris ça comme une attaque personnelle alors que ce n’était pas du tout le cas. Il s’est positionné en victime alors que nous l’expliquions que l’on voulait simplement en savoir davantage. Il a argumenté en disant qu’un district n’était pas une association indépendante. C’était simplement une sous-division du comité. J’ai répondu que je considérais le district comme une interface entre le terrain et le président du Comité. Il me semblait normal que les interrogations des présidents de société passent par le district à charge pour lui de transmettre au comité. Il n’a rien voulu entendre. Il a dit et redit qu’une assemblée générale n’était pas habilitée à organiser ce type de vote. Je pense qu’un élu doit accepter une remise en cause. Notre démarche n’était pas une remise en cause de la personne. Ce n’était pas non plus un refus des évolutions qu’il convient sans doute de mener. Ce n’était même pas une opposition au principe des 4 secteurs. Simplement des doutes qui ne concernaient pas le fond mais la forme. Avant de faire une telle proposition, un comité doit lancer une consultation des acteurs de terrain. Si cela avait été le cas, on en serait pas là aujourd’hui. On est dans une impasse tant on a senti nos deux interlocuteurs peu ouverts aux échanges constructifs. Pour résumer, je dirai « Ils ont raison et nous avons tort ». Nos questions étaient précises, leurs réponses toujours évasives et souvent à côté de la plaque. Ils nous ont fait une démonstration de leur incapacité à entendre des avis différents et à argumenter de façon crédible. Visiblement, la communication, ce n’est pas leur truc. Ils sont élus alors ils ont forcément raison. J’ai même trouvé leur attitude totalement incohérente tant ils n’ont pas su entendre les arguments des petites sociétés qui ne pourront plus accueillir des éliminatoires de secteurs pouvant rassembler plusieurs centaines d’équipes. Pour des soi-disant défenseurs de la décentralisation, ils n’en sont apparemment pas à un paradoxe près. Pour conclure, je dirai que nous, présidents de sociétés, n’avons pas été du tout convaincus. Nogaret et Enjalbert n’ont pas eu d »arguments persuasifs pour défendre leur projet. Chaque partie est restée sur ses positions. Il y a fort à parier que la très grande majorité des 13 sociétés du district de Saint-Affrique votera contre cette proposition le 25 novembre prochain à Tournemire ». 

La conclusion de « Pétanque 12 »

Le maître est venu donner la leçon mais l’ancien instituteur n’a visiblement convaincu personne. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il ne reste que 11 jours à « Maître Nogaret » pour revoir sa copie. Il est peut-être encore temps de faire profil bas et de reconnaître que le seul critère de l’équilibre des secteurs en terme de licences 2017 n’était sans doute pas le bon choix. Histoire de présenter un argumentaire enfin cohérent lors d’un ultime tour des 6 districts. Histoire de garder espoir d’inverser une tendance à ce jour très nettement défavorable. Bon courage.

Spécial 50e anniversaire : aux Quatre-Saisons, Refrain connait forcément la chanson

Cinquante ans d’une fidélité non stop
au Pétan Club local !

En 1967, Refrain Vaquinhas a tout juste 17 ans. Il profite alors de la création du Quatre-Saisons Pétan Club pour y signer sa première licence à pétanque. Cinquante ans plus tard, celui qui fut successivement secrétaire, trésorier puis président du club castonétois est toujours là. Avec les casquettes de membre du bureau directeur, d’arbitre mais aussi de joueur. Cinquante ans d’une fidélité jamais trahie, jamais démentie. Rencontre avec un homme qui n’a pas sa langue dans la poche et qui n’esquive aucune question en s’exprimant sur toutes les thématiques abordées. 

Rédigé par Cyrille COSTES

Vaquinhas, Albuquerque, Molines, Ferreira…, des parties entre frères

Quand il n’arbitre pas, Refrain Vaquinhas aime bien participer aux concours, notamment en catégorie vétérans.

Pour les plus jeunes générations, Refrain Vaquinhas, c’est avant tout un arbitre. Sa moustache poivre et sel et son maillot noir et blanc font en effet partie du paysage de la pétanque ruthénoise mais aussi départementale et même régionale. Pour les plus anciens, le même homme représente bien plus que cela. Une véritable figure de la pétanque aveyronnaise, quelqu’un que l’on en finit plus de croiser ou alors d’affronter sur les terrains aveyronnais. Refrain Vaquinhas se souvient :  » Depuis  mon Portugal natal, je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans. Avec ma mère, mes deux frères et ma soeur, j’y ai retrouvé mon père qui venait de trouver du travail dans une entreprise de travaux publics. C’était en 1960. Nous nous sommes installés aux portes de Rodez, dans le petit village de Valady. Avant de rejoindre Onet-le-Château et le quartier des Quatre-Saisons 4 ans plus tard ». C’est là, autour de l’immeuble Balard, que Refrain découvre les joies de la pétanque. Plus d’un demi-siècle plus tard, il se souvient comme si c’était hier de ses parties endiablées disputées avec son frère Antoine contre les familles Albuquerque (les frères Jésus et José, Ndrl) et Molines (les frères Jean-Louis et Michel, Ndlr). Il se souvient aussi de la première licence signée au Quatre-Saisons Pétan Club, le club qui vient d’être créé à quelques pas de là, autour de la place des Oeillets. Nous sommes en 1967 et Refrain a alors 17 ans.

Un demi-siècle de souvenirs plus tard…

Refrain Vaquinhas n’a pas sa langue dans la poche. Il lui arrive souvent – ici lors de l’AG 2016 – de prendre le micro pour dire clairement et ouvertement ce qu’il pense

Le dimanche 19 novembre prochain, à la salle de la Penchoterie où il sera question du 50e anniversaire, Refrain Vaquinhas sera forcément présent. Aux côtés de son épouse Joëlle, autre figure de la pétanque aveyronnaise – elle a effectué 3 fois mandats d’élue au sein du Comité Départemental -, et surtout la tête pleine de souvenirs. Cinquante années d’investissements, la plupart du temps  bénévoles, au service de la petite boule aveyronnaise en général, castonétoise en particulier, cela laisse forcément des traces. Très vite, Refrain ne s’est pas contenté de faire briller son adresse boules en mains. Il a voulu donner de son temps en intégrant les équipes gestionnaires du Quatre-Saisons Pétan Club. Tour à tour secrétaire, trésorier puis président, de 1969 à 1971, il a enfilé toutes les casquettes du parfait dirigeant. Avant de s’orienter, au début des années 90,  vers l’arbitrage jusqu’à devenir cet arbitre de Ligue qu’il est aujourd’hui. Cette fête du 50e anniversaire sera donc forcément un peu, beaucoup, la sienne : « J’ai participé aux préparatifs en retrouvant notamment pas mal de photos prises durant ce demi-siècle, photos qui ont permis d’enrichir l’expo travaillée par la secrétaire du club, Florence Molinarie ».

Membre du bureau, oui, candidat à la présidence, non
Mais cette fête anniversaire sera tout sauf une fin en soi. Avant les agapes et autres pas de danse qui vont occuper cette journée du 19 novembre, le Quatre-Saisons Pétan club aura en effet tenu son assemblée générale. L’occasion pour celui qui signera dans quelques semaines sa 51e licence consécutive au sein de la même association d’être candidat à un nouveau mandat de membre du bureau. De là à voir en lui le futur nouveau président du Quatre-Saisons Pétan Club, il y a un pas que Refrain Vaquinhas réfute catégoriquement : « Non, j’ai déjà donné. Il n’y a pas que la pétanque dans la vie. Aujourd’hui, j’ai 67 ans et je veux profiter à fond de ma retraite. Je veux profiter de ma famille et de mes petits enfants. Je veux profiter des sorties en vélo que je fais avec le Cyclo Club Ruthénois. Je serai toujours présent sur les terrains de pétanque. Mais ce sera soit avec le maillot d’arbitre sur le dos, soit les boules à la main à l’occasion des concours, notamment vétérans, auxquels je compte bien participer ». L’Histoire ne fait donc que continuer à s’écrire. Quelle qu’en soit la fin, Refrain Vaquinhas est en train d’établir un record de longévité et fidélité qui ne sera sans doute jamais battu.

Entre les mots

Refrain Vaquinhas et la pétanque aveyronnaise
« Je trouve que c’est de mieux en mieux et j’estime, qu’en Aveyron, le niveau de jeu s’est stabilisé. Il y a de bons joueurs mais pas de super-joueurs ». . 

Refrain Vaquinhas et l’arbitrage

« En Aveyron, les joueurs restent très respectueux les uns envers les autres ».

« IL y a de plus en plus de règlements et c’est de plus en plus difficile d’arbitrer. Mais l’Aveyron reste toutefois un département privilégié. Contrairement à pas mal de départements voisins où les embrouilles sont monnaie courante, ici, les joueurs sont plutôt respecteux les uns envers les autres. Non, en Aveyron, le vrai problème reste le manque de reconnaissance de l’arbitrage par les élus du comité. Excusez-moi, mais ce n’est pas en dédommageant à hauteur de 50 euros des hommes qui sont présents, parfois du matin jusqu’au beau milieu de la nuit et ce qu’elles que soient les conditions météo, que l’on va rendre attractives les missions d’arbitrage. J’ai fait un courrier en ce sens au président Nogaret. Le Comité va faire voter une augmentation du défraiement kilométrique de 20 cts à 30 cts. Mais ce n’est pas une avancée. Juste un rattrape du retard que l’Aveyron avait par rapport aux autres départements ». 

Refrain Vaquinhas et la proposition de 4 secteurs du Comité Départemental
« Je rejoins le club du Quatre-Saisons Pétan Club qui votera contre cette proposition le 25 novembre prochain lors du Congrès Départemental à Tournemire. Le Nord-Aveyron en général, l’Aubrac en particulier, sont certes des endroits formidables mais ni le joueur ni l’arbitre que je suis ne peut imaginer devoir passer une journée entière en extérieur, à la mi-mars, du côté de Laguiole, du Nayrac ou de Sainte-Geneviève. Le Quatre-Saisons Pétan Club auquel je suis attaché fait partie du centre du département, pas du nord ». 

Refrain Vaquinhas et le futur président du Quatre-Saisons Pétan Club
« Celui qui succèdera à Roger Campredon et Stéphane Croiset devra présenter les caractéristiques suivantes. Il devra à la fois avoir une bonne connaissance du Quatre-Saisons Pétan Club, un esprit d’équipe et une capacité à manager un groupe. Des profils auxquels je pense ? Jacques Reynès mais aussi et surtout André Cabanes car ce dernier, jeune retraité, a encore plus de disponibilités ». 

Refrain Vaquinhas et un de ses bons souvenirs

Un blouson Obut à son nom offert par ses collègues de Bosch dans l’Allier.

« Je le porte fièrement et je tiens vraiment à lui. Je veux parler de ce blouson Obut que m’ont offert mes collègues de Bosch Moulins-Yzeure. C’était à l’occasion des confrontations inter-entreprises et ils me l’ont dédicacé en le personnalisant avec mes nom et prénom. Vraiment sympa ! ». 

Projet des 4 secteurs en 2019

Marc Nogaret en apôtre de la décentralisation

Le président du Comité départemental de l’Aveyron a participé à l’assemblée générale du district de Rodez, ce vendredi soir à Saint-Eloi.

Le président Marc Nogaret n’a plus que 20 jours pour essayer de convaincre les présidents de clubs aveyronnais.

L’année 2018 n’a pas encore commencé mais, à pétanque en tout cas, c’est déjà 2019 qui n’en finit décidément plus d’alimenter les débats. Comme on pouvait s’y attendre, la réunion du district de Rodez, qui s’est tenue ce vendredi soir au boulodrome Saint-Eloi en guise d’assemblée générale, a été un nouvel épisode de ce véritable feuilleton qui devrait connaitre son épilogue le samedi 25 novembre à l’occasion du Congrès départemental qui se tiendra à Tournemire. Joint au traditionnel compte-rendu du pré-congrés qui s’est tenu le 14 octobre dernier aux Costes-Rouges, un courrier informe en effet les présidents des 100 sociétés que compte le département du principal enjeu de cette réunion du 25 novembre prochain,

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