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A Saint-Geniez, Marmotte et ADAPEI main dans la main pour faciliter l’intégration sociale

Ou quand le handicap n’est plus une barrière insurmontable à la vie en société

Michel, 61 ans, se dit plutôt tireur. Franck, 32 ans, se définit quant à lui comme un joueur très complet. Rien de moins. Bien plus, pourtant, que pour leurs seules qualités à la pétanque, c’est avant tout pour la richesse des échanges  noués depuis 3 ans maintenant que le président Olivier Bras se félicite de ce rapprochement entre la Marmotte Pétanque et l’ADAPEI 12 – 82 de Saint-Geniez. Rencontre avec 2 personnes accueillies au Foyer de vie « Le Colombier » à qui il ne tarde qu’une chose : revêtir à nouveau les couleurs locale pour disputer, boules à la main, le Championnat Départemental  des Clubs (CDC) 2019. 

Le président Olivier Bras et la coordinatrice Florence Valéry entourent Franck et Michel le sourire aux lèvres.

A Saint-Geniez, il règne comme une culture de partage et d’échanges. A l’image de ce Pays d’Olt qui a tendu les mains à celui de l’Aubrac voisin – la commune s’appelle désormais Saint-Geniez d’Olt et d’Aubrac -, la Marmotte Pétanque a tendu les siennes à l’ADAPEI 12 – 82, cette association départementale qui oeuvre pour apporter de l’aides aux familles de personnes handicapées mentales. Le rapprochement s’est opéré il y a tout juste 3 ans. Pour la plus grande satisfaction de Florence Valéry, coordinatrice de cette structure spécialisée dans l’action sociale : « En principe, c’est nous, ADAPEI 12 – 82, qui nous rapprochons des associations  pour voir quelles sont les actions à mettre en place pour essayer de favoriser l’intégration des personnes accueillies dans la vie locale. Cette fois, c’est la Marmotte Pétanque qui est venue vers nous et je ne peux que m’en féliciter tant les choses se passent bien ». La phrase à peine terminée que Michel, l’aîné, et Franck, le cadet, jusque-là sérieux comme pas deux, sourient déjà comme pour mieux aquiescer. Dès qu’ils entendent parler de pétanque, dès qu’ils croisent la route d’Olivier Bras, de Philippe Solignac ou encore de Jean-Philippe Marcillac, leurs visages s’illuminent. Si la mémoire leur fait parfois défaut, ils n’oublient jamais les rendez-vous que leur fixe la Marmotte quand il s’agit de défendre les couleurs locales en Championnat Départemental des Clubs (CDC) : « Ils ont toujours su répondre présents en temps et en heure  et cela fait un bien fou à tout le monde. A eux mais aussi et surtout à nous. Pouvoir prendre du plaisir et partager des moments forts autour d’un loisir commun avec des hommes dont le handicap ne doit pas être une barrière à l’intégration sociale, c’est forcément valorisant. Et tant mieux si c’est la pétanque, dont l’image a bien besoin d’être revalorisée, qui permet de tels rapprochements », se félicite le président Olivier Bras. Celui qui a eu la chance de représenter l’Aveyron au dernier Championnat de France triplettes à Strasbourg (avec Philippe Solignac et André Auguy), pourrait déjà avoir la tête ailleurs. Loin en tout cas de ce Foyer de Vie « Le Colombier » en Pays d’Olt… et d’Aubrac. Au contraire, il s’engage auprès de Florence Valéry pour lui communiquer, dès qu’elles seront connues, les dates des prochains CDC D1 et D2, les 2 divisions dans lesquelles la Marmotte a une équipe engagée.

A propos d’un nouveau boulodrome couvert

« J’espère que la municipalité sera à l’écoute du projet que j’entends bien défendre »

Olivier Bras aimerait rester un peu plus longtemps tant le bien-être de Michel et Franck, qui ne le lâchent pas d’une semelle, fait plaisir à voir. Mais le président de la Marmotte a tellement d’autres projets à mener. Entre 2 assemblées générales, celle du club local qui s’est tenue récemment et celle du district d’Espalion programmée ce vendredi 9 novembre à Saint-Côme, l’homme va encore et toujours cogité autour de ce projet qui lui tient tant à coeur : « Nous avons actuellement un mini boulodrome que nous partageons avec les quilles mais, à Saint-Geniez peut-être plus qu’ailleurs, l’hiver est rude et les après-midis sont longues. La population locale en général, les vétérans en particulier, attendent un espace plus spacieux pour s’adonner à leur passion. J’espère simplement que la municipalité sera à l’écoute du projet que j’entends bien défendre ». Des rencontres, des sourires, des projets…, une scène de vie locale, ce mardi 6 novembre 2018, du côté de Saint-Geniez d’Olt et d’Aubrac.

Cyrille COSTES
Journaliste « Pétanque 12 »

Amicale des sociétés de pétanque de Rodez : une gestion qui fait tousser

Ça ne sent pas très bon, au sens propre comme au sens figuré

Gestion matérielle des terrains du boulodrome Saint-Eloi mais aussi et surtout gestion règlementaire de l’association, ils sont de plus en plus nombreux à se poser des questions. 

Voilà quoi devrait ressembler le futur campus universitaire de Saint-Eloi.

Sous les halls René-Blanc à Rodez, ça ne sent pas très bon. Au sens propre comme au sens figuré. Quasiment jamais aérés, très insuffisamment arrosés, le boulodrome Saint-Eloi et ses 32 terrains couverts sont un nid de poussière et de microbes. De plus en plus nombreux sont ceux (et celles) qui souffrent d’irritations et les toux répétées sont devenues monnaie courante sur le site. L’été indien a sans doute tiré ses dernières cartouches et le boulodrome ruthénois, qui ne cesse de se replier toujours un peu plus sur même, s’apprête à vivre  un nouvel hiver en total vase clos. « C’est le lot de tous les boulodromes couverts de France et de Navarre », répondront alors certains. Ils ont sans doute raison mais le problème, c’est qu’ici, à Rodez, la structure actuelle vit peut-être ses dernières saisons. IL suffit en effet d’ouvrir les yeux pour voir que le campus universitaire n’est plus un simple projet. C’est devenu une réalité. Les pelles  et autres engins mécaniques font en effet désormais partie du paysage de Saint-Eloi et l’Université Champollion ne va pas tarder à sortir de terre. Le problème, c’est que l’on ne sait toujours pas si l’avenir des halls René-Blanc s’inscrira dans la reconfiguration du quartier. Le boulodrome résistera-t-il aux structures prévues dans le contrat plan Etat-Région 2020 – 2025 (restaurant universitaire, gymnase, bibliothèque…) ou bien les pétanqueurs devront-ils aller voir ailleurs ?

Le rôle de la pétanque dans la vie et l’animation de la cité

Un site devenu véritable lieu de vie propice aux rencontres et aux échanges entre générations.

Dans ce contexte fait d’interrogations qui restent encore et toujours sans réponses, le boulodrome et son Amicale gestionnaire auraient du montrer leur(s) force(s). Pour espérer peser dans les décisions que devront prendre les collectivités territoriales locales, il aurait fallu donner une image dynamique du sport pétanque. Non seulement il ne fallait pas tirer un trait sur des épreuves phares telles le National triplettes vétérans ou encore le Challenge triplettes seniors, mais il fallait porter de nouveaux projets. Histoire de montrer que la pétanque pouvait, elle aussi, jouer un rôle dans la vie de la cité et l’animation de ses quartiers, thématique si chère aux élus. Par exemple en développant un projet mettant en avant la notion d’inter-génération qui peut se nouer sur un site pouvant faire cohabiter et vivre ensemble des populations jeunes (les étudiants du futur campus universitaire par exemple) mais aussi plus âgées (les retraités vétérans par exemple). De tout ceci, il n’en fut, et il n’en sera, jamais question. En tout cas, pas tant que l’équipe actuelle sera aux affaires. Plutôt que d’équipe, on devrait d’ailleurs parler d’individu. Le président Castro a su en effet utiliser ses travers de bas étages pour transformer ce qui aurait du être une vraie démocratie en véritable dictature. Pour faire naître des idées, pour espérer mobiliser les bénévoles en charge de les mettre en place, il ne faut pas se refermer sur soi-même. Il faut au contraire ouvrir ses portes au plus grand nombre en général, aux sociétés les plus dynamiques du territoire en particulier. Pourquoi des clubs comme la Pétanque Primauboise, le But du Monastère, la Pétanque Olemps – La Mouline, le Pet d’Onet Village, la Pétanque Flavinoise… n’appartiennent pas à  cette Amicale soit-disant gestionnaire ? Parce que le président Castro ne souhaite pas remettre en cause l’hégémonie de sa personne. Une personne qui n’a pas les capacités pour mener une équipe sur le bon chemin, celui de la légalité et du bon sens. On se souvient de cette  réflexion balancée en décembre dernier en ouverture d’une réunion visant à établir le programme des week-ends du premier trimestre 2018. Alerté par son acolyte Delassaux à propos du risque de voir débarquer ce nouveau club qui allait se créer à Rodez (le Pétan’ Coeur) dans le giron de l’Amicale, la réponse fut nette et sans équivoque : « Tant que je serai là, il n’en sera même pas question ». Preuve, si besoin était, que les décisions les plus importantes sont prises avant même d’avoir été débattues et encore moins soumises au vote.

Un manipulateur capable de transformer une démocratie en véritable dictature

Le président Castro est prêt à tout pour sauver la dictature mise en place.

Même quand cette dernière étape, symbole de toute démocratie, devient inévitable, alors il convient de piper les dés. Et plutôt deux fois qu’une, on ne sait jamais. Première anomalie, il semblerait logique qu’une telle Amicale rassemble un nombre impair de sociétés adhérentes, histoire de dégager une supposée majorité à l’occasion d’un vote final. Au lieu de ça, ce sont 6 sociétés (Pétan Club des Costes-Rouges, Pétan Club de Saint-Loi, Pétanque de la Boule d’Or, Quatre-Saisons Pétan Club, Pétanque Sainte-Radegonde et Sébazac Pétan Club) qui se partagent théoriquement le pouvoir. Théoriquement, car, en pratique, il n’en est rien. Le président Castro s’est en effet permis le luxe de faire dire aux statuts de l’Amicale que toute décision concernant la gestion du boulodrome devait être prise à… l’unanimité. Ce qui revient à dire que sa seule voix peut lui permettre de s’opposer à une décision voulue par les 5 autres partenaires. Initiative qui désobéit aux règles les plus fondamentales de toute démocratie. La dictature présidentielle d’un individu au regard fuyant et qui manque de courage et d’honnêteté va sans doute se poursuivre cet hiver encore sous les halls René-Blanc à Saint-Eloi. Sauf revirement improbable, l’affaire paraît en effet avoir été si bien ficelée que le trône est aujourd’hui sans doute imprenable. Pour le plus grand malheur du boulodrome Saint-Eloi et de son devenir.

Cyrille COSTES

En jouant la règlementation à tout-va, la Fédération se trompe encore de combat

Ou quand le carton rouge nous brûle déjà les doigts….

On voudrait enterrer la pétanque de masse que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Voilà le sentiment, argumenté ci-dessous, qui nous habite, nous journaliste de ‘Pétanque 12″, à l’orée de la saison 2019. 

Mélanchon, le Président de la France Insoumise, a vomi son sentiment d’injustice en se disant  persécuté, lui et son équipe,  par une succession « d’agressions politico-judiciaires savamment relayées par les médias ». « Pétanque 12 » restera sans doute plus mesuré tout en étant tout aussi écoeuré.  On ne reconnait plus la patrie française qui nous a vu grandir. La justice est pourrie, la politique s’en inspire fortement tous les jours un peu plus, le tissu associatif et les bonnes causes qu’il est censé défendre vont mal. La France va mal et sa République ne mérite plus la devise qui est la sienne. La Liberté, l’Egalité et la Fraternité ne sont plus des valeurs d’actualité. Les libertés ont été réduites à leurs plus simples expressions. L’Egalité n’est qu’un affichage de façade qui cache un univers bien sombre, rongé par les passe-droits, et où seuls l’argent et le profits sont rois. Quant à la fraternité, elle ne se manifeste que lors de catastrophes  qui frappent des périmètres heureusement très restreints. Pour tout le reste, c’est le « chacun pour soi » qui a pris le dessus. L’intérêt personnel, l’irrespect et le manque de savoir-vivre et de savoir-être, voilà à quoi ressemble la société française de ce XXIe siècle. Franchement, nous avons honte d’être Français. Honte d’être « fliqué » du matin au soir, honte de ne plus être libre, honte d’être dépendant d’une règlementation de plus en plus  envahissante et de plus en plus pesante. Une règlementation insupportable car mal pensée, mal réfléchie, mal mise en place, mal contrôlée par des gens qui n’ont qu’une ambition ; s’accaparer une part de pouvoir, aussi petite soi-elle, et en tirer un quelconque profit, aussi petit soit-il. La France va mal. Elle s’est trompée  d’organisation et le malaise est profond, généralisé, tous les jours palpable sur le terrain. Les terrains. Car la pétanque n’échappe malheureusement pas à ce triste constat qui vient d’être dressé.

Une « Fédé » de plus en plus envahissante et incohérente
Ce sport, qui joue sa place de démonstration aux JO  de 2024, n’a pas bonne presse. Si son élite est de plus en plus présente sur les chaines sportives, sa masse, cette partie immergée de l’iceberg qui l’a fait exister et vivre, n’a toujours pas su se débarrasser de cette image plutôt négative qui lui colle à la peau. C’est cette base qu’il aurait fallu retravailler. Pas en élisant des dirigeants assoiffés de pouvoir et atteints de réunionnite aigüe qui se donnent bonne conscience en pondant toujours de nouvelles règlementations qui tuent la pétanque que l’on a connue. La pétanque que l’on a aimée. La pétanque où la personnalité des uns marquaient des points sans forcément entraver la liberté des autres. Les joueurs n’ont plus le choix des terrains puisque c’est l’ordinateur qui décide.  Les Comités n’ont plus le choix d’établir un calendrier qui leur paraitrait le plus cohérent possible, en fonction de leurs traditions, de leurs terroirs, de leurs géographie, de leurs climats…, non, c’est la « Fédé » qui décide. Les joueurs n’ont plus le choix de leurs tenues puisque pour ça aussi c’est la « Fédé » qui décide. Heureusement, à l’échelon local, c’est la masse qui a encore son mot à dire et qui peut encore dire « non » à des propositions complètement farfelues pour ne pas dire totalement incohérents. On pense évidemment à la proposition  de nouveau découpage en 4 secteurs que projetait le Comité Départemental… Cette autonomie décisionnelle vit sans doute ses derniers moments. A chaque année ses nouvelles règlementations. On a eu droit au lancer de bouchon accusé d’être à l’origine de parties trop longues qui ne faisaient que retarder les concours. Les suppressions de la pause restauration du soir ne suffisait pas, alors ils ont « repensé » la façon de jeter les bouchons. C’est bizarre, mais on n’a pas l’impression que les concours finissent plus tôt pour autant. Mais les statistiques, sans doute en pleine préparation, nous montreront certainement le contraire…

Après les bouchons, les tenues dans la mire fédérale
Comme cela  ne suffisait toujours pas, ils se sont maintenant attaqués aux tenues. Ces tenues identiques qui ont été, des décennies durant, réservées aux seuls championnats nationaux et régionaux. Cela ne devait plus convenir puisque le principe s’est invité, depuis plusieurs années déjà, aux finales départementales. Mais pas n’importe quelles tenues. Non des tenues strictement identiques, de la tête au pied. Cela signifie que l’on a plus le droit d’avoir plus chaud, ou alors plus froid, que son partenaire. Il faut avoir le même ressenti que son copain. Mesdames les joueuses, Messieurs les joueurs, avez-vous intégré ce paramètre au moment de choisir votre future équipe. Sans doute pas et, pourtant, vous auriez du le faire. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’on va s’immiscer, maintenant, encore plus dans les libertés individuelles de chacun. Dès 2019, des tenues identiques seront exigées dès les phases éliminatoires par district. En mars prochain en Aveyron, les frileux et moins frileux devront trouver un terrain d’entente sous peine de se voir sanctionner, voire exclure, par la force arbitrale. Eh oui, il faut bien donner à ces braves gens aux maillots « noir et blanc » l’impression d’enfin exister.

La fin du bon vieux jean (alias djinn)
A être ridicules autant l’être jusqu’au bout. Alors, nos chers dirigeants n’ont pas hésité à pousser le bouchon encore plus loin. Et tans pis si on dépasse les limites du raisonnable. Le bon vieux (ou neuf d’ailleurs) jean (prononcez djinn) vit ses dernières heures sur les terrains de France et de Navarre. En 2019, il sera en effet interdit de les porter si l’on participe à un quelconque championnat, qu’il soit départemental, régional ou national. Le pire, c’est que cette hystérie collective va maintenant toucher les concours hors championnats. Si, sans doute pour se donner bonne conscience, les dirigeants fédéraux laissent la décision finale dans les mains des organisateurs de concours départementaux et régionaux, ils exigent que des tenues ideniques soient portées par tous ceux dont les équipes participeront aux Nationaux, Internationaux ou SupraNationaux. Quand on sait que Paul, Jacques et Jean ne montent désormais une équipe que pour un seul concours, tout ça promet une véritable cacophonie de bas étage. On serait par exemple curieux de connaitre le pourcentage d’équipes dites homogènes ayant participé au dernier Internalional d’Espalion. A coup sûr, une très large minorité. En 2019 pourtant, tous ceux qui débarqueront sur les bords du Lot devront faire semblant d’appartenir au même club en portant des tenues strictement identiques. Au printemps prochain, le Président Robert Costes pourrait bien s’arracher les cheveux qui lui restent en voyant les inscriptions connaitre un retard à l’allumage. Conclusion : on voudrait enterrer le sport pétanque que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Dans ces conditions, « Pétanque 12 » se permet de jouer, une fois n’est pas coutume, les arbitres de service en brandissant un carton jaune à ces dirigeants qui auraient besoin d’une bonne leçon de management. Et il conviendrait de faire (très) vite tant l’autre carton, rouge cette fois, nous brûle déjà les doigts.

Cyrille COSTES