Bien plus qu’un simple titre aux couleurs « Bleu-Blanc-Rouge », cela aurait été une véritable bouffée d’oxygène…
En passant à côté des 2 titres majeurs qui lui ont tendu, ce dimanche après-midi, les bras, la Pétanque de Creissels et le Sébazac Pétan Club n’ont pas réussi à apporter à la pétanque départementale ce rayon de soleil dont elle a pourtant tant besoin. Même si ces deux places de vice-champions restent évidemment deux très belles performances.
En cette fin d’année 2018, chaque jour qui passe donne une image de plus en plus sombre de la pétanque en Aveyron. Plus que sur les terrains où même nos voisins se plaisent à venir évoluer, c’est surtout dans les allées que l’ambiance est de plus en plus délétère. Un président de club qui se permet de « snober » une assemblée générale à laquelle il est censé participer, certains joueurs qui retournent leurs vestes comme d’autres changent de chemises, d’autres, plus dangereux encore, qui se permettent de lancer des rumeurs aussi odieuses que totalement infondées, les derniers qui se donnent sans doute l’impression d’exister en prenant un malin plaisir à déformer et à répandre ces fausses informations…, on a comme l’impression d’être en fâcheuse posture à bord d’un navire qui ne sait plus où et quand il va s’échouer. Tous les appuis étant devenus glissants, tous les repères fuyants, on ne voit vraiment pas comment la pétanque, cette discipline qui a toujours souffert d’un manque de reconnaissance et de déficit d’image va pouvoir relever la tête.
La Femme, peut-être l’avenir de l’Homme
Ce week-end pourtant, la gent féminine a eu l’occasion d’apporter à la pétanque aveyronnaise un vrai rayon de soleil dans ce quotidien aux odeurs de plus en plus nauséabondes. Dans le Tarn voisin ou dans la plus lointaine Seine-Maritime, Sébazacoises et Creisselloises ont eu l’occasion de se parer de 2 titres majeurs. Ces dernières l’ont même touché du doigt hier après-midi en se rapprochant tout près d’une victoire qui aurait redonné au département une bouffée d’oxygène et surtout un meilleur teint aux couleurs « Bleu-Blanc-Rouge » qu’il n’ a plus connu, en catégorie seniors s’entend, depuis maintenant près d’un demi-siècle. Aurélie Bories, Doriane Carel, Sophie Fournié, Valérie Rouquayrol et Camille Agrinier, sans oublier Caroline Grimonpont qui a aussi fait partie de l’aventure, auraient pu succéder aux Decazevillois Jean-Claude Catusse, René Sénézergues et Christian-Lafon, les derniers à être revenus au bercail avec un maillot tricolore sur les épaules. Les Sud-Aveyronnaises n’ont pas réussi à renouveler leur récente performance et ont finalement laissé les filles du Duc de Nice assouvir leur légitime soif de revanche. C’est dommage et cruel à la fois mais ce n’est pas vital, loin de là. Tant que les filles s’attacheront en effet à faire parler de la pétanque sous l’angle de ses seules performances sportives, on se dit que la Femme est bien, peut-être, l’avenir de l’Homme. En tout cas de tous ceux qui se considèrent comme de vrais hommes alors qu’ils ne sont en réalité que des faux-culs.
