Que c’est beau la pétanque… en mai
et sur des vrais terrains de boules
Un site remarquable, un championnat bien préparé et bien organisé, une météo quasi estivale avec ce petit air comparable au véritable coup de jeune(s) qui a soufflé sur ce championnat, un niveau de jeu étonnamment bon qui en surpris plus d’un…, les motifs de satisfaction ne manquaient pas, ce jeudi soir, entre Aubrac et Carladez.
La pétanque aveyronnaise a pris comme de la hauteur, au sens propre comme figuré, ce jeudi 5 mai, sur le territoire de la la Zone Artisanale qui domine le village de Sainte-Geneviève-sur-Argence. Sur le coup des 20 h 30 , après les traditionnelles bises et autres poignées de mains en guise de félicitations et les incontournables cérémonies de récompenses, difficile en effet, pour ne pas dire impossible, de croiser des avis négatifs. Même chez celle et celui à qui il venait ne manquer que 2 et 3 points pour se parer du titre départemental. Pourtant, on en connait au moins un qui avait de bonnes raisons d’en vouloir à la terre entière. On pense évidemment à Anthony Daudé qui a longtemps cru pouvoir accrocher un premier titre départemental à son palmarès.
A chaud, une analyse mesurée et pleine de lucidité

En menant 10 à 2 face à un Thierry Férès qui continuait pourtant à mener un jeu plus que convaincant, le jeune Espalionnais avait sans doute fait le plus dur. Sauf qu’à pétanque, qui plus est dans une finale, le plus dur est de conclure. Surtout quand l’adversaire ne lâche toujours rien. Lors d’une première analyse à chaud, Anthony Daudé fit pourtant preuve d’une grande mesure et d’une totale lucidité : « Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Je n’ai pas su gérer ce petit coup de moins bien et je ne peux que regretter deux ou trois boules de rajout. En fait je n’ai pas l’habitude de jouer ce type de parties. Je crois que j’ai tout simplement payé mon manque d’expérience ». Cette issue, qui apporte une énième ligne à un palmarès déjà bien fourni, ne fait que récompenser la prestation, tout aussi brillante que régulière, de Thierry Férès. Tant au tir qu’à l’appoint, tant à petite qu’à longues distances, le Capdenacois a été impressionnant. Et ce n’est pas Maxime Vanel qui dira le contraire. Celui qui avait déjà du mal à entrer dans son quart-de-finale l’opposant à Dorian Guilhem n’a pas pu cette fois renverser la tendance. La faute à un Thierry Férès capable d’aligner, plusieurs fois dans la partie, des séries de 3 frappes et autant de carreaux à la clé, le tout en montant et à une distance proche ou égale à 10 mètres.
La jeunesse a failli prendre le pouvoir

Dorian Guilhel, Maxime Vanel puis Anthony Daudé ont beau avoir finalement échoué face au talent, à la maitrise et à l’expérience de Thierry Férès, il est incontestable qu’un souffle de jeunesse a soufflé, ce jeudi de l’Ascension, sur les hautes terres aveyronnaises. Le Creissellois Thibaut Bories et le Marcillacois Florian Serieye ont en effet montré qu’il faudrait à coup sûr très vite compter avec eux. Et c’est tant mieux. Parce que, quand on voit le niveau de jeu qu’ont su mener des « anciens », style le tenant du titre Fabrice Caulet ou encore le Creissellois Florent Motoya, véritable métronome à l’appoint sur des cadres pourtant bien délicats, on se dit que la pétanque aveyronnaise ne manque vraiment pas de talents. Et pourtant nous continuons à affirmer haut et fort qu’il n’y a pas de « grosses » équipes dans le département. En espérant que le comité finisse pas reconnaître que certains terrains sont mieux armés que d’autres pour permettre aux joueurs de hausser leur niveau de jeu. En espérant que ces joueurs talentueux apprennent enfin, et oui cela s’apprend, à former de belles équipes.
Cyrille COSTES
bravo pour ton analyse toujours très juste des évènements et des comportements,