Le Pétan’ Coeur claque la porte !
Un courrier recommandé sera envoyé ce mercredi matin au président Castro, président de l’Amicale gestionnaire du boulodrome Saint-Eloi. Le maire Christian Teyssèdre sera également informé de cette décision de retrait.
Les halls René-Blanc auraient sans doute mérite une fin de vie plus calme et plus paisible. Mais la vie est ainsi faite, capable d’être injuste jusque dans les derniers instants. Le boulodrome Saint-Eloi n’en finit décidément plus, en effet, de faire la « une » de l’actualité ruthénoise. Quand ce n’est pas pour extrapoler autour de son successeur – dossier qui, soi-dit en passant, apparait de plus en plus flou aux yeux de certains et ne cesse de poser toujours plus de questions -, c’est pour commenter une gestion qui, au quotidien, est devenue un véritable feuilleton. Un feuilleton qui vient de connaitre un nouvel épisode, ce mardi 11 février. On a en effet appris que le Pétan’ Coeur de Rodez, tout nouvel adhérent de l’Amicale, avait décidé de claquer la porte.
Une association où entraide et solidarité sont des valeurs dénoncées et interdites
Tout est parti d’un samedi après-midi et d’un de ses fameux concours en 3 parties. Le tableau des permanences indiquait alors que c’était le Pétan’ Coeur de Rodez qui avait en charge l’organisation de la manifestation. Ce jour-là, le club du président Tony Cartaillac aurait accepté le coup de main proposé par certains représentants du Quatre-Saisons Pétan Club. Un geste d’entre-aide qui devrait faire la fierté d’une Amicale voyant dans ce type de comportement un exemple pratique de sa capacité à fédérer et à faire preuve de solidarité. Oui, mais ça, c’est ce qui se serait passé dans une véritable association, au sens premier du terme s’entend. Visiblement, le fonctionnement de l’Amicale des sociétés de Rodez s’inscrit dans un autre registre. Pour preuve, le courrier envoyé aux présidents des 6 sociétés composant cette amicale. Sous le titre « Compte-rendu de la réunion de bureau », ce document stipule en effet « qu’un club désigné pour assurer une permanence ne doit bénéficier d’aucune aide, et ce dès les prochaines échéances ». Une prise de position, une de plus, une de trop, qui a eu pour conséquence cette annonce de démission émanant du Pétan’ Coeur de Rodez. Un club qui, rappelons-le, faisait l’objet d’une période d’essai avant la validation, ou pas, de son entrée définitive dans l’Amicale en septembre prochain.

La lune de miel n’aura finalement duré que 5 petites semaines
Petit retour en arrière. Fin décembre, le Pétan’ Coeur de Rodez sollicite l’Amicale pour y proposer sa candidature à la participation à la gestion du boulodrome Saint-Eloi. Rapidement, le président Tony Cartaillac reçoit une réponse négative non argumentée. D’où cette demande de rendez-vous, histoire d’en savoir un peu plus sur les vraies raisons de ce refus. Ce rendez-vous fait l’objet d’un véritable retournement de situation. Selon les propres termes de Bernard Citerneschi, « l’Amicale revoit sa copie et sa position » en proposant finalement une sorte de période d’essai au cours de laquelle le Pétan’ Coeur devra prouver ses capacités à tenir ses engagements, notamment en terme de gestion de permane,ces programmées à l’avance. La suite, on la connait. La lune d emiel n’aura finalement duré que 5 petites semaines.
« Un comportement inadmissible et inacceptable »
Le problème, c’est que cette suite pourrait bien avoir d’autres suites. C’est en tout cas ce que laisse supposer le courrier qui sera envoyé, ce mercredimatin, au président de l’Amicale des sociétés de pétanque de Rodez. Dans cet écrit manuscrit, co-signé par le président Cartaillac, le secrétaire Bruno Salles et le trésorier Patrick Hautefeuille, écrit que nous avons eu entre nos mains, le Pétan’ Coeur dénonce « un comportement inadmissible et non acceptable » de la part des dirigeants de l’Amicale. Le club dit « ne plus se reconnaitre dans de tels agissements » et dénonce « une illégalité complète dans laquelle il ne souhaite pas impliquer ses propres dirigeants ». En professionnel du métier qu’il est, Tony Cartaillac a en effet relevé des défaillances au niveau de la gestion du bar du boulodrome : « Il s’agit d’une buvette d’association à laquelle la loi prévoit uniquement une ouverture légale de 6 jours par an. L’ Amicale n’a ni de Licence 3, ni de Licence 4, ni de Licence petite ou grand restauration. Et pourtant de l’alcool y est régulièrement servi 6 jours / 7 pendant 7 mois de l’année ». Le président du Pétan’ Coeur de Rodez s’interroge également sur la validité du statut du personnel employé ainsi que sur l’absence de formation hygiène que prévoit la loi. Bref, le divorce semble bien consommé entre le Pétan’ Coeur de Rodez et l’Amicale version Castro. Un nouvel incident dont l’avancée de ce dossier chaud qu’est l’avanir du futur boulodrome couvert de Rodez se serait bien passé.
Cyrille COSTES
Journaliste
cyrille.costes@petanque12.com