En Aveyron, une fin de saison qui pose problèmes et questions
Plus que la fin quasi assurée de tous les concours, y compris amicaux, c’est surtout la tenue des assemblées générales qui risque de poser problème. Et celle du congrès départemental qui pose question(s).

La finale du Challenge triplettes 55 ans et + programmée ce mardi à Millau reste, pour l’instant, au programme des 16 équipes qualifiées. Si cette situation se confirme et si cette journée finale a bien lieu, il pourrait bien s’agir de la dernière manifestation inscrite au programme des pétanqueurs aveyronnais. On voit mal en effet, vues les dégradations à la fois sanitaires mais aussi du point de vue du moral des troupes, quelques dirigeants que ce soient prendre le risque d’organiser un concours, fut-il amical. Les boules risquent donc bien de rester au placard dans les mois qui viennent. Ce coup de sifflet qui marque donc la fin des parties entraine-t-il, par conséquence, la fin de la saison ? Non car à côté du côté sportif figure le côté administratif. Les dernières semaines du mois d’octobre et les premières de novembre sont traditionnellement le temps des assemblées générales. A ce jour, les clubs aveyronnais ayant tenu les leurs restent une minorité. Aux difficultés rencontrées par certains présidents pour trouver une salle permettant de respecter accueil des participants et observation des fameux gestes barrières se sont en effet rajoutées les conséquences de la décision gouvernementale de ce jeudi concernant la mise du département sous couvre-feu. Ce problème se pose dans les mêmes termes pour les 6 districts qui devaient, comme d’habitude, valider des dates qui devaient servir de base à l’élaboration du calendrier 2021. Or toutes ces assemblées générales de district devaient se tenir en soirée et leurs dirigeants vont devoir réviser leurs plans. Avancer l’heure de ces réunion ou bien les déplacer le week-end semblerait être la solution la plus facile à mettre en place. Reste alors à savoir quelles seraient les disponibilités des présidents de clubs qui ne sont pas forcément toujours très fringants de ce type de réunions.
Et le congrès départemental dans tout ça ?
Programmé en journée du samedi 21 novembre à Ceignac, le congrès départemental n’est pas, a priori, directement concerné par les mesures de couvre-feu annoncées ce jeudi par le 1er Ministre Jean Castex. Le problème, c’est que le président Marc Nogaret et son équipe sont dans l’attente des compte-rendus de ces assemblées générales de club pour pouvoir peaufiner leur grande messe qui, rappelons-le, est cette année élective. Un congrès départemental sert notamment à faire un bilan de la saison qui se termine. De saison 2020, il n’y eut point. Il sert aussi à préparer la saison suivante. De saison 2021, personne n’est aujourd’hui en mesure de savoir si il y en aura ou pas. Quand il est électif, un congrès sert en outre à désigner, par voie de vote, l’équipe qui sera en charge de la gestion sportive et administrative des 4 prochaines années. En Aveyron, la nouvelle liste du président sortant étant la seule en lice, la réélection de Marc Nogaret est courue d’avance et ne reste donc qu’à être officialisée. Pas de vrai bilan à faire, pas de grandes lignes à définir pour la simple et bonne raison que personne n’est en capacité de dire de quoi seront faits les prochains mois, une élection courue d’avance…, une question s’impose d’elle-même. Est-il vraiment opportun, dans de telles circonstances pour le moins très particulières, de maintenir ce rassemblement important de personnes (100 ? 200 ? ou encore plus ?) le samedi 21 novembre prochain dans la salle des fêtes de Ceignac ? L’équipe actuellement aux affaires va-t-elle revoir sa copie ? Va-t-elle alléger le programme prévu ? Va-t-elle limiter le nombre de personnes invitées à participer aux débats ? Va-t-elle tout simplement reporter cette date ? On suppose que la FFPJP ne manquera pas de se positionner en donnant des directives et autres conseils quant à la (bonne) conduite à suivre. Le 21 novembre, c’est dans tout juste 4 semaines. La logique voudrait que l’on ne tarde pas à être fixés sur la tournure des événements. Même si on sait que pétanque et logique ont souvent du mal à cohabiter…
Cyrille COSTES