Seulement 45 triplettes,
victoire des Aveyronnais Sancerni et Alonso avec le Cantalien Magne
Le président Michel Tamisier aurait aimé accueillir 64 triplettes. Les demi-finales ainsi que la finale ont été partagées. Les perdants en poules, notamment ceux venus des départements voisins, ont regretté l’absence d’un concours complémentaire.

Que retenir de cette journée qui a vu la Pétanque Saint-Cômoise organiser son premier Grand-Prix en triplettes vétérans ? Tant de chose et si peu à la fois. La première chose, c’est incontestablement la chaleur qui a régné tout au long de cette journée débutée sur le coup des 10 heures et qui s’est terminée quelque 12 heures plus tard. Ces conditions plus que difficiles ont visiblement gêné des « papys » que l’on a souvent senti empruntés sur les cadres sélectifs tant à l’appoint qu’au tir. Les pointeurs vont certainement rêver, pour ne pas dire cauchemarder, de ces pentes qui n’en finissaient plus d’éloigner leurs boules du bouchon. Les tireurs vont revenir sur ces boules que l’on voit frappées et qui, finalement sont encore et toujours là. Les chapeaux, les casquettes ou encore les lunettes de soleil, sans oublier les bouteilles d’eau, tous ces instruments étaient certainement indispensables mais sans doute pas suffisants. Plus la journée avançaient plus les traits de certains étaient marqués. Les épaules faisaient mal et les boules pesaient une tonne. La plupart des équipes ont eu beau raccourcir les distances, la qualité du jeu s’en est ressentie et l’on eut souvent droit à des parties plus serrées que vraiment spectaculaires.
Qualité de l’organisation
Une autre évidence à relever est la qualité de l’organisation mise en place par la Pétanque Saint-Cômoise. Derrière un Michel Tamisier qui a assuré un lien permanent entre les terrains de jeux et le graphique, c’est toute une équipe qui s’est employée pour assurer le bon fonctionnement de cette 1ère édition du Grand-Prix triplettes vétérans. Cet investissement ne fut malheureusement pas suffisant pour éviter les critiques. S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait la déception des perdants en poules – plus particulièrement ceux qui ont été éliminés après les deux premières parties – qui auraient apprécié de pouvoir se consoler lors d’un concours complémentaire qui n’a jamais été prévu dans l’organisation de la journée. Mais, c’est bien connu. Le jour où il n’y aura que des joueurs satisfaits, c’est qu’il n’y aura plus de concours de pétanque.

En direct depuis Saint-Côme
21 h 50 :
Les deux équipes aveyronnaises demi-finalistes décident de partager la partie et de ne pas la jouer. La Triplette Routaboul-Cure-Reynès est déclarée vainqueur et est donc désignée pour jouer la finale contre Alonso. Même scénario pour la finale mais cette fois, comme souvent en pareille occasion, c’est la triplette Alonso-Sancerni-Magne qui est portée vainqueur de ce 1er Grand Prix triplettes vétérans de la Ville de Saint-Côme d’Olt.
21 h 45 :
Les papys tarnais et meurthe-et-mosellans sont fatigués. Très fatigués. Ils passent à côté de leur partie. Les Sébazacois de Routaboul s’imposent facilement et logiquement (13 à 3).
21 h :
Deux parties restent en cours. D’un côté, ça parle et ça rigole. Pas de doutes, la demi-finale est partagée. De l’autre, c’est beaucoup plus sérieux. Le quart se joue à fond. Michel Tamisier décide d »allumer les projecteurs et la demi-finale se termine. Les Aveyronnais de Routaboul Sancerni et Alonso accompagnés par le Cantalien Magne sont en finale. Dans le quart de finale, ce sont les Aveyronnais qui sont devant au score (4 à 2).
20 h 45 :
La partie de cadrage est enfin terminée. Elle voit la victoire de la triplette carmausine emmenée par Casimir Krawczyk qui affronte donc les Sébazacois Routaboul, Cure et Reynès en quart-de-finale.
20 h 35 :
Lancement de la 1ère demi-finale. Elle oppose Sancerni aux Cantaliens Layrac-Bessières-Mazaleyrat (Cochonnet Belbexois). Pendant ce temps, Routaboul attend une partie de cadrage qui traine en longueur pour disputer son quart-de-finale. Delrieu, Privat et Baudounet sont quant à eux en demi-finales. Ils attendent et n’en finissent plus d’attendre.
20 h 20 :
Victoire de Sancerni contre Artus-Cabanes-Montfort (Quatre-Saisons, Sainte-Radegonde) 13 à 8.
19 h 15
Annonce d’un quart-de-finale opposant Sancerni à Artus.
19 heures :
Victoire en cadrage de Sancerni-Alonso-Magne face à une équipe des Alpes-Maritimes qui, en partie après poules, avait mis fin aux espoirs de Martin-Deltort-Plisson.
Victoire, également en cadrage, d’Artus-Cabanes-Montfort face à Bès-Tufféry-Allegre (Sainte-Geneviève).
Défaite des frères Christian et Alain Mourino associés à Manuel Martin (Fraternelle Pétanque Le Gua)
17 heures :
2 équipes échappent aux parties de cadrages et se qualifient directement pour les quarts-de-finales. Il s’agit de la triplette cantalienne Layrac et de la triplette drulhoise composée de Pierre Combart, Alain Delagnes et Christian Bouyssou. Le hasard fait que ces 2 équipes sont adversaires pour jouer les quarts-de-finales. Pendant ce temps, la poule 1 n’a toujours pas délivré son second qualifié…
16 heures :
Cinq des 11 poules n’ont pas encore livré leur verdict. Se joue notamment une partie de repêchage entre Grès (Livinhac) et Nogaret (Villefranche). Le score est de 6 à 6. Il fait chaud, très chaud, surtout dans les cadres dépourvus d’ombre.
15 h 45 :
Venu en spectateur et en supporter, le Decazevillois Jean-Claude Catusse, toujours dépourvu de la moindre licence cette année, peut rentrer chez lui. Ses poulains, les Bassinois Capdecoume et Hygonenc viennent de perdre en partie de repêchage contre les Castonétois Campredon, Belloubet et Poujol. Ils sont éliminés.
10 heures :
Seulement 45 triplettes prennent finalement part à cette 1ère édition du Grand-Prix vétérans. La Pétanque Saint-Cômaoise pouvaiet en accueillir jusqu’à 64. Le président Michel Tamiseir est forcément déçu mais il fait le (bon) choix de rester positif : « C’est un début. On fera mieux dès l’an prochain ».

