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Rencontre avec les Campredon

Roger, Patrick, Kevin…, une histoire de famille

A tout juste 14 ans, Kevin Campredon disputait dimanche matin à Espalion seulement le… deuxième concours de sa jeune carrière. Huit parties et plus de 24 heures plus tard, il s’inclinait en 8e de finales après avoir réalisé son rêve : jouer dans les cadres d’honneur.

Chez les Campredon, il y a longtemps eu le père et le fils. Le père, c’était Roger, notamment champion de l’Aveyron en triplettes vétérans. Le fils, Patrick, qui évolue au plus haut niveau départemental depuis bientôt 30 ans, détient, lui, 5 titres de champion.  Il faudra désormais compter avec le petit dernier de la famille, Kevin, 14 ans.

Seulement le 2e concours dans sa jeune carrière

Kevin a beau avoir un faible pour le tir, il fait preuve d’une belle application à l’appoint. Bon sang ne saurait mentir…

Kevin a tout à prouver. Lui, il n’est champion de rien du tout pour la simple et bonne raison qu’il n’a jamais disputé le moindre championnat dans les catégories de jeunes. N’empêche que la pétanque, il aime ça depuis toujours. Ou presque. Alors quand son père lui propose, deux ans après, d’être à nouveau partenaires  pour disputer l’International d’Espalion en doublette, il lui fait le plus beau des cadeaux. Ce cadeau, Kevin va tout faire pour prouver qu’il était mérité. Concentré, attentif, appliqué…, le jeune homme prend les parties les une après les autres. Sans s’enflammer, sans se disperser. 48 heures plus tard, il se souvient : « En poule, nous avons perdu une partie mais nous avons battu deux fois la même équipe. J’étais déjà super content d’avoir passé ce premier cap même si j’avais vraiment du mal à y croire ». Le rêve ne faisait pourtant que commencer.

Plus qu’une équipe, c’est une famille qui est en course
L’après-midi est déjà bien entamée et la partie après poule, autant dire les 128e de finales, va être longue et difficile. Tellement longue et difficile (victoire à 11) que la fatigue commence à se faire sentir. Heureusement, l’arrêt des parties de 20 h 30 va faire le plus grand bien à tout le monde. A Kevin, à Patrick mais aussi à tout le reste de la famille. Car nos deux pétanques ne sont pas seuls. Ils sont même plutôt bien accompagnés. Pour les soutenir et les encourager, pour les applaudir et les féliciter, il y a « Véro » la maman, il y a Maeva et Thalia les 2 soeurs, il y aussi Roger le papy. En fait il ne manque qu’une seule personne. Denise, cette mamie trop tôt disparue qui aurait été ravie de voir son fils et son petit-fils évoluer, et gagner, côte-à-côte : « J’avais promis à maman que l’on jouerait ensemble. J’ai tenu ma promesse », glisse alors Patrick. Toutes les bonnes choses ont une fin et cette fois la doublette Campredon vit sans doute ses derniers instants.

Une issue miraculeuse en 32e de finale
Nous sommes en 32e de finales, cette dernière partie du soir qui aurait pu délivrer un incroyable billet pour revenir lundi matin. Il est 1 h 45 et Kevin réalise que son rêve va se terminer : « On mène 12 à 11 mais la mène est très mal engagée. Mes 3 boules ne font pas jouer l’adversaire qui a deux points. Papa décide tirer le bouchon mais il est trop court. Il décide alors de tirer sa dernière boule pour casser un point et faire jouer. C’est ce qu’il fait ». Le reste, c’est un mélange de précipitation, de mauvais choix, de maladresse et de manque de réussite… bref la recette d’un miracle qui envoie Patrick et Kevin dans les bras de leurs proches. Et surtout en 16e de finale  du lendemain matin.

Au terrain n°11… en attendant déjà l’an prochain
Un aller retour express et 4 petites heures de sommeil plus tard, les deux sociétaires des Quatre-Saisons trouvent la force de signer un nouvel exploit en gagnant le droit de disputer un 8e de finale d’un concours qui avait quand même réuni 512 doublettes : « C’était magique. Je réalisais mon rêve, celui de jouer dans les cadres d’honneur. Je m’en rappellerai toujours, c’était au terrain n°11 », se souvient encore Kevin. Cette fois, Vincent Demuth et Eric Dasnias seront sans pitié pour une équipe envahie de fatigue. Peu importe, les héros d’un jour étaient bel et bien Aveyronnais. Des héros qui ont déjà coché Espalion 2015 sur leur feuille de route : « L’International doublettes, ce sera toujours avec Kevin », conclut ainsi, en père comblé,
Patrick Campredon.

Cyrille COSTES

Rencontre France / Thaïlande chez les féminines

Aurélie Bories en « Bleu Blanc Rouge » ce jeudi à 17 heures

Parallèlement au 33e Mondial, Millau accueille cette semaine la 3e et dernière étape de la confrontation entre les sélections thaïlandaise et française. Après Palavas et Espalion, championnes et vice-championnes du Monde se retrouvent en effet dans les allées du Parc de la Victoire pour peaufiner leur préparation en vue du prochain championnat du Monde féminin programmé l’an prochain…en Thaïlande. Invitée à rejoindre les rangs tricolores, Aurélie Bories avait, jusqu’à présent, fait banquette. Elle vient d’apprendre que sa seule et unique apparition maillot bleu blanc rouge sur les épaules est programmée ce jeudi à 17 heures. Associée  à Audrey Bandera, elle devrait pouvoir compter sur tout le soutien du public millavois pour ramener les points de la victoire dan l’escarcelle tricolore.

Souvenirs d’Espalion

Non, Michel Loy n’est pas mort !

Transparent lors de la finale du France triplette à Brive, le sociétaire lyonnais de la Pétanque des Canuts a montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités à l’envoi.

D’accord son nom n’apparaitra pas  au tableau d’honneur de ce 3e International d’Espalion. Ni en triplette, avec Henri Lacroix et Bruno Le Boursicaud. Ni en doublette, avec Henri Lacroix. N’empêche que tous ceux qui avaient été surpris par la prestation plus que décevante de Michel Loy en finale des derniers championnats de France triplette à Brive ont certainement de quoi être rassurés. Pendant deux jours, le sociétaire de la Pétanque des Canuts de Lyon a en effet montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités de pointeur spécialiste de l’envoi. Sans prendre de gros risques et sans vexer aucune susceptibilité, on peut même dire et écrire qu’il demeure le « numéro un » de la spécialité. Dans la nuit de dimanche à lundi, loin des projecteurs des carrés d’honneur, il en a en tout cas apporté une nouvelle preuve. Dans ce cadre des allées, en bordure immédiate de la rivière Lot, ils ne sont certes qu’une petite dizaine de spectateurs à assister à cette partie de 64e de finales de l’International doublettes. Personne ne retiendra le nom des modestes adversaires, personne ne retiendra la petite prestation au tir d’un Henri Lacroix loin de sa meilleure forme mais tout le monde a salué la démonstration signée Michel Loy.

Des applaudissements mérités de la part d’une poignée de spectateurs connaisseurs
Sur une surface propice au jeu à l’envoi, il a tout simplement été exceptionnel. Sur des jeux toujours longs, souvent proches des 10 mètres, il a enchainé, accroupis dans le rond s’il vous plait, les boules montées  à une dizaine de mètres de haut et séchées au bouchon. Les feuilles et les branches des platanes des allées du foirail en frissonnent encore. A Espalion, des tireurs adroits qui multipliaient les carreaux il y en avait à tous les coins de cadres ou presque. Des joueurs capables d’enchainer avec autant de précision des envois d’une telle qualité, il n’y en avait qu’un seul. Loin des clameurs des terrains d’honneur, dans la fraicheur de la nuit espalionnaise, Michel Loy avait bien mérité les applaudissements spontannés délivrés par cette poignée de spectateurs connaisseurs.

A Espalion, il y avait les carreaux des joueurs malgaches, de Dylan Rocher ou encore de Tyson Molinas. Mais il y avait aussi les envois tout aussi spectaculaires de Michel Loy.