1233 triplettes, victoire de Lacroix-Suchaud-Dylan Rocher, 2 équipes aveyronnaises en 32e de finale
Les grandissimes favoris l’ont emporté alors que les triplettes Azaïs et Montoya, malgré leurs bons parcours, n’ont pu se mêler à la lutte finale.
Gagner le triplette à Millau quand on est « LE » favori logique et quand on voit le plateau présent, c’est tout sauf une chose facile. Débuter une épreuve réunissant 1 233 triplettes et avoir le sentiment que les 1 232 autres équipes rêvent de vous épingler à leur tableau de chasse est un paramètre qu’il faut savoir gérer. Gérer, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas attendu 2014 pour montrer que c’était dans leurs cordes. En 2005, 2006 et 2007, les deux compères avaient déjà été les auteurs d’un triplé historique. Mais çà, c’était normal puisque c’était en compagnie du roi de l’époque, un certain Philippe Quintais. Aujourd’hui, le roi de la planète pétanque s’appelle Dylan Rocher. Alors quand un roi en remplace un autre, les couronnes ne changent pas de tête. En ne concédant que 16 points sur les 4 dernières parties, les lauréats 2014 n’ont vraiment laissé que des miettes à leurs adversaires. Même si la finale ne fut pas une formalité. Il faut dire que cette dernière étape avant le couronnement annoncé revêtit une dimension familiale puisque le nouveau roi Dylan trouva sur sa route un certain Bruno Rocher qui n’est autre que le premier à lui avoir mis les boules entre les mains. Rien n’y fit. Associé à Stéphane Robineau et Kevin Philipson, le père réussit à faire 9 points. C’est déjà beaucoup mais cela reste insuffisant pour contrarier un sacre annoncé d’avance.
Cinq équipes au parcours méritoire
Les Aveyronnais non plus n’avaient pas les billes pour s’inscrire à la course au trône. Cinq triplettes sont pourtant à créditer d’un parcours tout à fait méritoire. On veut parler des triplettes Campredon-Poplin-Mascaro (déjà vainqueur du Trophée des Aveyronnais), de Goncalvès-Chaliez-Poujol et de Ferès-Couvignou-Dehon, toutes 3 battues en 64e de finale. On veut surtout parler des équipes Azaïs-Dulucq-Gayraud et Montoya-Soulages-Espinasse qui ont réussi à se hisser jusqu’aux 32e de finale. Une performance qui a presque valeur de victoire tant, après, il s’agit vraiment d’un autre Monde.

