Anecdotes et souvenirs

« Vive la mariée » du Parc de Foucaud à Gaillac !

Menés 0 à 9 à la 3e partie du Grand-Prix triplettes de Gaillac, on profite des errements stratégiques de la famille Vis pour renverser la vapeur (13 à 9).

C’était à la fin des années 80. En 1988 ou alors en 1989. Le Parc de Foucaud accueillait alors le Grand-Prix triplettes de la Ville de Gaillac. Venus de Toulouse, mon frère et moi faisions équipe avec Eric Courtois. A la 3e partie, nous tombons sur Antoine et Louis Vis qui jouent avec leur partenaire de l’époque, un certain Gonzalez surnommé « Speedy ». Avec les Vis, on se connait. On a déjà joué l’un contre l’autre et ce à plusieurs reprises. On a gagné, comme par exemple en 1988 en demi-finale et en finale du National de Naucelle. On a aussi perdu. Mais il n’y a jamais eu de problèmes particuliers. Les problèmes viendront bien plus tard quand le pétanqueur deviendra journaliste. Ce jour-là, pas de soucis particuliers dans ce joli cadre verdoyant qu’offre ce parc. Si ce n’est que sur des terrains difficiles à tirer et un brin aléatoires à l’appoint, les Albigeois jouent mieux que nous. Ils viennent d’ailleurs de marquer à nouveau alors que nous n’avons toujours pas touché le bouchon. Le score est alors de 0 à 9 et l’on voit mal comment on pourrait retourner une situation bien mal engagée.

De la bâtisse est sorti un bruit fait d’exclamations et d’applaudissements. « Nounours » a alors commis l’erreur de changer de terrain pour aller voir la mariée de plus près…

Alors que « Nounours » est dans le rond prêt à jeter le bouchon, nous sommes alertés par un bruit. Un mélange de cris de joie et autres applaudissement. On se retourne. De la bâtisse en pierres située derrière nous sortent des gens. La mariée et sa robe blanche et tout ce qui va avec. Son mari, leurs parents, leurs invités, les photographes… : « Elle est belle la mariée. Allons voir ça ! », lance alors « Nounours » en jetant le bouchon en direction du rassemblement festif. Dans sa précipitation, ce que l’Albigeois n’avait sans doute pas vu, c’est que l’allée qui menait à cette annexe de la mairie n’vait plus rien à voir avec les allées jouées jusqu’à présent. Au parterre dur et tassé proposant racines et autres petits gravillons succédait un véritable billard. Les Tarnais, ils ont pointé. Les Aveyronnais, ils ont tiré. Et plutôt bien tiré puisqu’ils ont cadré 6 fois. Et voilà le score qui passe de 0 à 9 à 6 à 9. Le Aveyronnais n’ont alors pas commis la même erreur que leurs adversaires : « Finalement, tu as raison. Elle est pas mal la mariée. On va rester là », a même lancé, histoire d’enfoncer le clou, Cyrille Costes. Le clou était bien enfoncé. Les frères Vis ne se sont jamais remis de cette royale. Ils n’ont plus touché le bouchon et les Aveyronnais l’ont emporté 13 à 9. Depuis, chaque fois que l’ami Courtois croise son « copain » « Siblom », il ne manque pas de lui rappeler la partie. Et « Siblom », 30 ans après, de sourire. Certes un peu jaune, mais de sourire encore.