« France » triplettes à Brétigny : seuls les vice-champions sortent de poules
Les Aubinois Nogaret – Marragou – Costes sortent premiers de poules avant de chuter en 64e de finales face aux représentants de la Haute-Savoie.
Le feu dans l’équipe, la voiture fume…
Pour monter à Bretigny-sur-Orge (Essonne), les équipes de la finale départementale sont refaites. Ce n’est plus du 3 contre 3 mais du 4 contre 2. Claude Guilhem et Jean-Marie Hennequin montent depuis Villefranche et s’arrêtent à Rodez pour embarquer Dominique Souyri et Cyrille Costes. Marc Nogaret et Fernand Marragou font quant à eux route ensemble, de leur côté. Ce vendredi matin, tout va bien. Il fait beau, l’ambiance est bonne dans le Renault Espace de Claude et nous sommes sur l’autoroute à hauteur d’Issoire. Devant nous, une voiture garée sur la bande d’arrêt d’urgence. De la fumée s’échappe du véhicule et 2 hommes ouvrent le capot : « Si ils montent à Bretigny, ces deux-là, ils sont pas arrivés », lance-t-on par ci. « Pourvu qu’on tombe contre eux, au moins on en gagnera une… », rigole-t-on par là. Sauf que l’on est maintenant à hauteur de la voiture et on reconnait alors… nos amis Nogaret et Marragou. Et le dernier de conclure : » Je vous avais dit qu’il y a le feu dans cette équipe… ». Trêve de plaisanterie, Claude, le chauffeur, s’arrête brusquement. On retrouve nos copains. La Golf de Marc Nogaret a-t-elle roulé en sur-régime et a-t-elle chauffé ? C’est visiblement le diagnostic fait par certains. Il est décidé de la laisser récupérer quelques minutes avant de repartir.
A Brétigny, « Un petit tour et puis s’en vont »…

« Les Aveyronnais : un p’tit tour et puis s’en vont ».Tel était le titre paru le lendemain dans la presse quotidienne régionale. Le problème, c’est que le correspondant de Midi LIbre Millau, présent sur place et auteur de ces quelques lignes (lire ci-dessus) avait surtout suivi l’équipe creisselloiese. Certes, les triplettes Rouquayrol – Beguin – Laquay et Souyro – Guilhem n’étaient pas sortis de poules. Mais la 3e équipe, les vice-champions Nogaret – Marragou – Costes avaient quant à eux atteint les 64e de finales. Sur des terrains inintéressants à souhait, ressemblant davantage à des cadres de Lyonnaise plutôt qu’à de véritables terrains de pétanque, chaque boule devait être dosée et sur-dosée. L’application et la concentration avaient ainsi permis aux Aubinois de sortir 1ers de poules en battant successivement les dangereux Varois de Laurot, futurs 8e de finalistes de ce Championnat de France, ainsi que les joueurs du Loiret de l’équipe Petit, ex-vice Champion de France. Malhereusement, en partie après poules, sur des terrains beaucoup plus sablonneux, Marc Nogaret, Fernand Marragou et Cyrille Costes n’ont pas eu assez de coeur pour répondre aux carreaux de la triplette de Haute-Savoie. Dommage car il y avait vraiment la place pour passer un tour de plus.
Le retour et le bilan
Le long retour, mais aussi le peu d’intérêt que proposent les parties finales disputées sur des terrains toujours aussi peu intéressants, font que, contrairement au 1er France à Avignon, nous ne resterons pas jusqu’au terme de ce 50e Championnat de France. Championnat qui sera finalement remporté par l’équipe composée de Jean-Claude Rasle, Erict Sirot et Philippe Pouzier. Ces noms vous disent sans doute quelque chose. Il s’agit de l’équipe jugée « très abordable » par Diego Diaz mais qui, l’an passé à Angoulême, avait déjà atteint le dernier carré en battant les Espalionnais en quart-de-finales.
Toujours durant le retour, je me lance dans un bilan personnel de ces 2 Championnats de France disputés en 4 ans. Deux championnats, deux sites complètement différents. Mais à l’arrivée, un constat. Les Aveyronnais perdent une majorité de parties en raisons de leurs difficultés à tenir la comparaison au tir. Le pointeur que je suis vient de disputer 10 parties de Championnat de France. Un chiffre qui commence à représenter un échantillon raisonnable pour dresser un bilan semble-t-il objectif. Jamais son équipe a été asphyxiée par la qualité de l’appoint adverse. Au contraire, trop bien pointer peut devenir un handicap quand le ou les tireurs adverses alignent les carreaux. Donc un jeu basé sur l’appoint peut être privilégié au niveau départemental, il est insuffisant et peut même être préjudiciable au niveau national.
Championnat d’Aveyron doublettes : à Bozouls, Barthe et Lafon créent la surprise et la sensation
Christian Lafon, ce pointeur tireur

C’est ce qui s’appelle déjouer les pronostics. Tous les pronostics. Ceux de la presse spécialisée de l’époque comme ceux des joueurs interrogés. Personne an effet n’aurait misé le moindre kopeck sur la doublette de la Fraternelle Pétanque Le Gua. Surtout sur un terrain stabilisé censé avantager les tireurs. Jean-Pierre Barthe aura finalement joué les remplaçants de luxe. Au départ en effet, c’est Jean-Louis Alonso qui devait être le tireur de Christian Lafon. Et à l’arrivée, c’est Christian Lafon qui a été le tireur de Jean-Pierre Barthe. Et quel tireur ! Notamment en finale où son niveau de jeu a suffi pour atomiser la paire creisselloise. 13 à 0, Yazid Triaki et Alain Crosa n’ont pas vu le jour.
Championnat tête-à-tête à Millau : Gérard Combes dernier marchand de sable

Terrain de foot à Agnac et à Millau et de quilles à Bozouls… les terrains choisis pour accueillir ces championnats 1995 n’ont pas tardé à susciter la polémique. « Stop aux terrains stabilisés », ont demandé une majorité de joueurs, surtout, évidemment parmi ceux qui étaient passés à côté de ces championnats. Pendant que certains se lamentent, d’autres jouent. Et jouent plutôt bien. A l’image du Creissellois, quasiment à domicile mais sur un terrain ne le privilégiant pourtant pas spécialement, a su dompter le stade Paul-Tort pour en faire son jardin de Champion d’Aveyron.