Championnats de France TAT senior et Doublettes Féminines à Gruissan (Aude)

L’Aveyron déçoit, Midi-Pyrénées séduit

Samuel Santos (JP Capdenac) s’est incliné en repêchage alors que Nelly Marcilhac et Caroline Leblond (Pétanque Villefranchoise) n’ont pu passer le cap de la partie après poules.

Ce double championnat de France disputé à Gruissan (Aude) était sans doute celui pour lequel l’Aveyron pouvait nourrir les plus grandes ambitions pour cette année 2014. Tant en tête-à-tête senior qu’en doublettes féminines tant nos représentants semblaient présenter de sérieux atouts tant en termes de talent que d’expérience. Malheureusement, le parcours des Aveyronnais fut, comme à l’accoutumée, plutôt décevant.

Samuel Santos : pas mieux qu’en 2013 En tête-à-tête senior, le Capdenacois Samuel Santos, qui disputait là son deuxième « France » consécutif, ne réussit pas à faire mieux que l’an passé. Après une entame victorieuse contre le champion de Martinique (13 à 4), « Sam » subissait malheureusement deux revers tout aussi nets et sans bavure contre les représentants de Champagne-Ardennes (13 à 3) et de Meurthe-et-Moselle (13 à 5). Aucun de ces deux joueurs ne sera présent ce dimanche matin au stade des 1/4 de finales.Le premier, Alexandre Beshpnez, s’imposa en 32e contre Jérôme Gouin (Eure-et-Loire) avant de s’incliner en 16e contre le Tarnais Sonny Prud’hommes. Le parcours du second, le Meurthe-et-Mosellan Fabrice Carbillet, s’arrêta quant à lui dès les 32e face au Corse Kévin Bonvarlet.

Sébastien Da Cunha s’arrête en 16e de finale Cette première journée aura été marquée par la très bonne tenue d’ensemble  de la Ligue Midi-Pyrénées représentée par 3 joueurs au stade des 8e de finale. Si le rêve de doublé du Lotois Sébastien Da Cunha s’était arrêté en 16e de finale contre l’Ariégeois Tony Nicolas, le Tarn-et-Garonnais Michel Hubert et le Tarnais Sonny Prud’hommes étaient eux aussi encore en lice. Malheureusement, seul ce dernier passa le cap  de cette dernière partie du samedi pour répondre présent ce dimanche matin au stade des 1/4 de finale. Ses principaux adversaires potentiels ont pour noms Dylan Rocher (Var), Michel Loy (Rhône), Bengi Renaud (Bouche-du-Rhône) ou encore Thierry Grandet (Auvergne).

Doublettes féminines : l’Aveyron sort de poule, Midi-Pyrénées en force Défaites d’entrée par les joueuses de Corse du Sud (13 à 8), les Villefranchoises Nelly Marcilhac et Caroline Leblond parvenaient tout de même à sortir de poule grâce à une première victoire face aux filles de la Marne (13 à 9) avant un deuxième succès, synonyme de revanche, face aux Corses Mathéa Bruni et Adeline Aliotti (13 à 7). L’embellie fut de courte durée puisque la doublette aveyronnaise s’inclina dès la partie après poule (32e de finale) contre les représentantes des Côtes d’Armor. C’est à ce même stade de la compétition que disparut également une autre Aveyronnaise, Marie Noté, aujourd’hui en lice sous les couleurs tarnaises. Ces deux défaites ne doivent pas assombrir un bilan midi-pyrénéen plus que satisfaisant. Ce dimanche matin au stade des 8e de finales, 5 doublettes de la Ligue seront en effet encore en course. Parmi elles, les Toulousaines Jenny Ratberger et Marie-Josée Lirola, tombeuses des Auvergnates Angélique Papon et Florence Shopp en 16e, feront figure de véritable épouvantails.

Les Aveyronnais au 6e Bol d’or vétérans à Santa Susanna (Espagne)

Du 14 au 17 avril, le festival de pétanque organisé par la société Latitude Sud Sport a réuni plus de 200 formations.

Quatre jours durant…                                                                                                   Ils (et elles) ont 50, 60, 70, 80 ans et parfois même un peu plus. Ils viennent de la France entière mais aussi de Belgique, du Luxembourg, de Suisse, du Maroc et bien-sûr d’Espagne. Quatre jours durant, ils ont répondu à l’invitation de Bernard Blanot, figure emblématique de la société Latitude Sud Sport, et se sont retrouvés à Santa Susanna, petite station balnéaire située à une soixante de kilomètres avant Barcelone. Quatre jours durant, ils ont fait tomber toutes les frontières pour penser, parler mais surtout jouer pétanque sous le sympathique soleil catalan. Quatre jours durant, ces véritables marathoniens de la petite boule ont en effet disputé de 16 à 20 parties sans ne jamais se défaire de leur bonne humeur.

Des poules de brassage avant des parties à élimination directe           Pendant deux jours et demi, les 208équipes, formées de 3 ou 4 joueurs, en ont décousu en disputant 15 parties en temps limité (1 heure). A l’issue de ce premier brassage de poule, un classement général a été établi pour répartir les équipes en 7 groupes (de A pour les 32 meilleurs jusqu’à G). Après une demi-journée de repos bien mérité (!), tout ce beau petit monde s’est retrouvé le jeudi matin pour disputer des concours cette fois à élimination directe.

L’Aveyron tire son épingle du jeu                                                                             A ce petit jeu, trois équipes aveyronnaises (sur les 5 présentes au départ) ont porté haut les couleurs du département. La formation castonéto-decazevilloise composée de Jacques Reynès, Cyrille Costes et des frères Gilles et Christian Matoses s’est tout d’abord hissée sur le podium du premier classement général (3e sur 208) grâce à un parcours en poule plus que satisfaisant (13 victoires, 1 match nul et 1 défaite). Basculée en groupe A, cette équipe s’est facilement imposée en 16e de finale avant de devoir s’incliner en 1/8e face aux futurs vainqueurs de cette 6e édition du Bol d’Or vétérans, les sociétaires du Star Master des Bouches-du-Rhône (Dominique Lacroix, Alain Lefèvre, Robert Payant et Guy Borel). Toujours en groupe A, la formation creisselloise composée de Jacques Julian, Jean-Marie Pires, Marie-Line et Bernard Rouquayrol s’est quant à elle inclinée dès les 16e de finale.                                                                                                     Enfin, en groupe D cette fois, à noter la belle performance des Ruthénois Michel Furet, Antoine Vaquinhas, « Dédé » Laurens et Vincent Peres, valeureux finalistes.

C.C.

Messieurs les arbitres, gare aux excès de zèle !

Être efficaces et disponibles tout en restant discrets à souhait, voilà le challenge proposé chaque week-end aux arbitres officiant aux quatre coins du département. En Aveyron, certains ont visiblement du mal à relever le défi.

Des heures durant, ils arpentent inlassablement les terrains pour répondre aux multiples sollicitations de mesures ou de questionnements relatifs à des points de règlements pas toujours très cohérents. Ils mesurent, ils sifflent, ils chronomètrent, ils avertissent, ils sanctionnent… pour veiller à la bonne tenue des parties et des concours qui vont avec. Autant de missions qui confèrent un légitime pouvoir que certains arbitres ont visiblement bien du mal à gérer. Quand un arbitre menace d’éliminer la boule d’un joueur dont le bord de la chaussure a tutoyé le fameux cercle, il ne se rend sans doute pas compte qu’il jette de l’huile sur le feu et prend le risque de faire déraper une partie disputée jusqu’alors dans le meilleur des esprits. Quand un arbitre dit à un joueur qu’il n’a pas le droit de mouiller son chiffon, il doit s’attendre à ce qu’on lui demande comment faire quand les parties se disputent sous la pluie… Un exemple parmi tant d’autres. Dimanche 1er juin, concours doublettes à La Besse près de Villefranche-de-Panat. Une première partie du concours A oppose 2 équipes du district de Rodez avec 3 des 4 joueurs appartenant à la même société, en l’occurrence celle des Quatre-Saisons. La partie se déroule sans la moindre anicroche avant cet incident de jeu pour le moins banal. Une boule venue du jeu d’à côté vient percuter et déplacer une boule de la partie ruthéno-ruthénoise. Dans un seul et même réflexe, 3 des 4 joueurs (le 4e était dans le rond en situation de jeu) s’emploient pour remettre la boule déplacée à son emplacement initial. Un accord est immédiatement trouvé.

Pour être crédible, il faut d’abord être cohérent

Les protagonistes voient alors débarquer l’arbitre du jour qui, témoin de la scène, rappelle qu’une boule non marquée ne peut pas et ne doit pas être remise en place. Un arbitre qui se borne à une application bête et méchante du règlement a-t-il le droit d’intervenir entre des joueurs ne demandant rien si ce n’est que l’on respecte leur volonté de fair-play ? On laissera chacun apporter la réponse qu’il veut à la question posée. Par contre, on se permettra de rappeler à l’arbitre en question que pour être crédible il faut d’abord être cohérent. Quelques heures plus tard, le même arbitre, avec l’aval des organisateurs du concours, se permet de modifier le tirage au sort d’une demi-finale du concours B. Sous prétexte que les 2 équipes concernées s’étaient déjà rencontrées dans le cadre du concours A. Les arbitres ne sont pas au-dessus des lois et autres règlements. Ils ne doivent donc pas se permettre d’imposer des règles de jeu qu’ils sont les premiers à contourner quand bon leur semble. A bon(s) entendeur(s)…

dimanche 18 octobre 2026