Le manque de courage, nouvelle facette dévoilée par l’arbitre Michel Guilhem…
Arbitre, président de société, vice-président du comité départemental…, le Villefranchois devrait être un exemple. Il en est un. Malheureusement, de ce qu’il ne faut pas faire et de ce qu’il ne faut pas être.

Le torchon n’en finit décidément plus de brûler entre le Villefranchois et ses anciens sociétaires partis signer licence(s) ailleurs. Une question se pose. Devient-on obligatoirement hors-la-loi quand on quitte un club, en l’occurrence la Pétanque Villefranchoise, pour aller faire équipe ailleurs ? Depuis son arrivée à la tête du club, le président Guilhem a du faire face à de nombreux départs. Diaz, Marty, Boyer, Portier, Souyri, les frères Plas, Viven, Hortélano, Llavès, Courtois (démissionnaire du bureau en cours de saison), Costes…, pour ne citer qu’eux, sont partis voir ailleurs. Plus que d’autres, certaines de ces mutations ont visiblement du mal à être acceptées. Sociétaire de la Pétanque Villefranchoise, nous, journaliste de « Pétanque 12 », avions déjà eu l’occasion d’écrire sur les incohérences d’une partie du corps arbitral, aveyronnais ou non, opérant dans le département à l’occasion de championnats, grands-prix et autres concours. Sans conséquences aucune sur les bons rapports établis avec le président arbitre Michel Guilhem. Depuis notre départ pour le Sébazac Pétan Club, tout a changé. Le journaliste est en permanence critiqué, le joueur sans cesse averti. Avertissements oraux par-ci, cartons jaunes par-là, quasiment tous les concours de ce début de saison ont fait l’objet d’interventions et de sanctions dressées par l’arbitre Guilhem. L’homme conteste d’abord cette réalité. Mais le même homme, qui n’en est visiblement plus à une incohérence près, revient vite en arrière. Lors d’un récent échange – c’était à Bozouls lors du dernier championnat de l’Aveyron en doublettes -, Michel Guilhem, par ailleurs vice-président du Comité départemental, nous confiait : « La situation a fait l’objet d’une discussion au sein du comité. Je peux te dire que tant que tu auras les boules en mains, nous avons décidé de ne pas te lâcher ». Une décision qui ne fait qu’apporter du grain à moudre à notre analyse de la situation, analyse que nous avons récemment partagée avec nos lecteurs sous le titre : « Cet arbitrage à 2 vitesses qui irrite les rangs aveyronnais ». Empêché de travailler, critiqué, accusé de manque de professionnalisme, insulté…, le journaliste de « Pétanque 12 » a dit STOP. Dans un courriel adressé la semaine dernière au président Nogaret, nous demandions que soit très vite enterrée la hâche de guerre. Nous expliquions, clairement nous semble-t-il, pourquoi le Comité départemental et la Pétanque Villefranchoise avaient tout intérêt à ne plus s’acharner sur une poignée d’ex-Villefranchois. Les faits qui se sont déroulés samedi dernier au Gua montrent pourtant que le message a encore du mal à passer. L’après-midi s’était pourtant bien passé. La doublette sébazacoise Costes-Souyri avait fait l’économie d’une intervention de l’arbitre Guilhem. Cela ne pouvait décidément pas durer. Sur le coup des 22 heures, alors qu’ils disputent un 16e de finales face aux Espalionnais Eric et Julien Archimbeaud, les Sébazacois font l’objet d’un double carton jaune. Dépassement du temps pour l’un, départ avec la boule pour l’autre. La sanction est alors le fait de l’arbitre Jérémy Bernal. Rattrapé pour avoir un minimum d’explications, le jeune Cransacois, visiblement peu à son aise, nous avoue rapidement : « Je ne fais que répondre à une demande de Michel Guilhem ». Ou quand un arbitre que l’on croyait plus courageux que ça se sert d’un autre arbitre pour soulager une conscience qui est tout sauf tranquille. Suite au prochain épisode.


