En 2018, nouveau club et nouveaux partenaires
Âgé de 26 ans, Julien Rodenas boucle sa 4e saison en Aveyron. Dans quelques semaines, il va faire valoir ses droits à mutation et quittera l’Amicale Pétanque du Bas Lévézou pour rejoindre la Pétanque Cheminote Sévéragaise où il fera équipe avec deux autres transferts, Florent Montoya et Michel Soulages. Rencontre avec un jeune homme qui compte bien profiter de cette saison 2018 pour donner un nouvel élan à sa carrière.
Propos recueillis par Cyrille COSTES
Pétanque 12 : Pouvez-vous présenter aux internautes ?
Julien Rodenas : J’ai 26 ans, je suis célibataire et je vis et je travaille à Frontignan où je suis employé à la mairie à un poste d’agent en charge de la propreté urbaine. La pétanque est une passion. Après près d 15 ans de licence dans l’Hérault, j’ai signé une saison dans l’Aude avant de choisir, il y a maintenant 4 ans, le département de l’Aveyron.
Déjà 20 ans de pétanque alors que vous n’avez que 26 ans, il s’agit presque d’un record. Racontez-nous.
La pétanque est pour moi une véritable histoire de famille. J’ai débuté ce sport à l’âge de 5 ans et j’ai signé ma première licence dans l’Hérault l’année suivante. Je suis passé par toutes les catégories de jeunes avant de jouer en senior.
Pourquoi et comment avoir choisi l’Aveyron il y a déjà 4 ans ?
Les deux départements sont limitrophes alors j’avais eu l’occasion de venir disputer des concours notamment en Sud Aveyron. J’avais alors découvert une autre façon de jouer à la pétanque. Ici, le niveau est sans doute un peu moins élevé mais la pétanque est mieux structurée. Chez moi, il n’y a toujours pas de cercles de jeu ni de panneaux annonçant les scores. Les boulodromes couverts sont beaucoup plus rares et même si les températures sont plus douces qu’ici, on ne peut pas jouer tous les jours de l’année. Bref, les conditions de jeu sont bien meilleures ici en Aveyron. Le contexte est plus serein. Les arbitres sont plus sévères et il y a davantage de respect entre les joueurs. L’ambiance y est plus conviviale. C’est ici que j’ai découvert que l’on se retrouvait après une partie pour boire un verre ensemble. Dans le secteur de Frontignan, quand tout se passe bien, on se serre la main, un point c’est tout.
Pourquoi avoir signé à l’Amicale Pétanque du Bas Lévézou ?
J’ai connu Jean-Luc Bousquet parce qu’il avait joué avec un de mes oncles. C’est lui qui m’a convaincu de rejoindre le club du président Christophe Rascalou.

Quel bilan tirez-vous de cette première expérience en Aveyron ?
Globalement plutôt satisfaisant puisque j’ai prévu de poursuivre l’aventure dans ce département. Sur un plan strictement sportif, je cours toujours après un premier titre départemental. Tout avait pourtant bien commencé puisque la première année, Jean-Luc et moi avions atteint les demi-finales du Championnat de l’Aveyron en doublettes. Nous nous étions donc qualifiés pour le Championnat de Ligue où nous avions atteint les 8e de finales. Après, ça été plus difficile même si nous avons joué les 8e de finales du dernier Championnat de l’Aveyron à Aubin Le Gua. Le problème, c’est que nous avons eu du mal à monter une équipe en triplettes. En 4 saisons, nous avons eu autant de partenaires différents. A l’arrivée, il me tarde de décrocher un premier titre départemental et de participer à une première compétition nationale.
D’où votre décision de changer de club et de tenter l’aventure avec un nouvelle équipe…
Oui, même si ce sont les circonstances qui en ont décidé ainsi. Michel Soulages et Florent Montoya ont décidé de quitter Creissels et ils ont demandé à leur partenaire Charly Combes s’il souhaitait les suivre. Charly a fait le choix de rester fidèle à Creissels et donc la paire Soulages – Montoya s’est mis en quête d’un nouveau troisième. Je connais bien Michel. On se voit très régulièrement et il m’a proposé d’être l’homme de la situation. Je n’ai pas tardé à donner mon accord et, aujourd’hui, je ne le regrette pas.
Pourquoi ?
Parce que les premiers concours que nous avons déjà faits ensemble sont plutôt encourageants. Et ce même si nous ne sommes pas encore qualifiées pour la finale du Master de Millau, cette épreuve réservée aux équipes du district.
Quelle est votre composition d’équipe en triplettes et quel sera votre partenaire en doublettes ?
En triplettes, Florent tirera, moi je ferai milieu et Michel pointera. C’est en tout cas la formation de départ. En doublettes, je ferai équipe avec Christophe Bonnes.
« Prendre un nouveau départ et donner un nouvel élan à ma carrière en Aveyron »
Quelles seront vos ambitions pour cette saison 2018 ?
D »abord passer le cap des éliminatoires parce que j’ai le sentiment que sur un district comme Millau, c’est peut-être le plus dur. Après, je trouve les finales départementales très ouvertes. Beaucoup d’équipes y ont leurs chances, à condition d’y être bien sûr… De façon plus générale, j’ai envie de prendre un nouveau départ, de donner un nouvel élan à ma carrière en Aveyron. J’apprécie déjà de faire équipe avec des gens de mon âge et de retrouver une bande de jeunes à Séverac-le-Château. J’espère aussi que l’on va pouvoir former une bonne équipe pour disputer la Coupe de France.
Avec qui avez-vous disputé ce Challenge Arnal ce samedi à Saint-Eloi et serez-vous là samedi prochain à l’occasion de la première étape qualificative du Challenge de l’Amicale des clubs de Rodez ?
J’ai disputé le Challenge Arnal avec Patrick Bos et Damien Azéma. C’était plutôt bien parti puisque nous menions 9 à 1 en 8e de finales face à Yannick Boudes, Christophe Brunel et Bruno Salles. C’était sans compter avec un Yannick Boudes en super forme. Le tireur saint-affricain a fait plein au milieu sortant même un bouchon pour ne pas perdre. A l’arrivée on perd et nos adversaires gagnent ensuite le concours. C’est rageant mais c’est comme ça. Samedi prochain, Florent montya ne sera pas là car il n’est malheureusement pas dispnible tous les week-ends. Je jouerai donc avec Michel Soulages et le Marcillacois Florian Serieye.
