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Bruits de cadres

La Coupe des Clubs a livré ses verdicts

Ce dimanche était jour de finale de la Coupe des clubs en Aveyron. Une journée marquée par des surprises avec, notamment, les défaites de Creissels et d’Espalion.

Les résultats
Chez les garçons
Division I
, AP Bas Lévézou bat Salles-Courbatiès Val de Diège 24 à 7.
Division II, Pétanqueurs Monteillois battent Pétanque de Creissels 20 à 11.
Division III, la Boule Belmontaise bat AP Espalion 17 à 11.
Division IV, Livinhac bat Trépalou Pétanq’ Club 20 à 11.

Chez les féminines
JB Rieupeyrousane bat Saint-Sernin-sur-Rance 14 à 10.

Seulement 12 doublettes à Olemps

Le mauvais temps annoncé aura finalement eu raison du succès du concours amical en doublettes organisé ce dimanche à Olemps. Seules 12 équipes se sont en effet inscrites au bar L’Olympe. La victoire est finalement revenue à une doublette nuçoise.

Boulodrome Saint-Eloi à Rodez : réouverture programmée le lundi 19 octobre

On connait enfin la date retenue pour la réouverture des halls René-Blanc à Rodez. Suite à la réunion de ce mercredi, c’est en effet sur la journée du lundi 19 octobre que le choix de l’Amicale s’est porté. Comme indiqué précédemment, cette réouverture se fera sous certaines conditions. Le boulodrome ne sera ouvert qu’aux titulaires de la carte de membre, carte qu’il conviendra de présenter avant de rentrer. Le port du masque sera obligatoire dans les allées et fortement conseillé sur les terrains. Le bar sera fermé et le boulodrome fermera ses portes dès 18 heures (du lundi au vendredi). Enfin, tous les concours, officiels comme vétérans, sont annulés.

  • Les vétérans souhaitant récupérer les gains correspondant aux points gagnés lors des « 3 parties » de l’hiver dernier pourront le faire uniquement lors de la 1ère semaine d’ouverture, à savoir du lundi 19 octobre au vendredi 23 octobre.
  • Ces décisions correspondent à une situation à l’instant « T ». Elles pourront être modifiées si les conditions sanitaires venaient à évoluer.

Ce dimanche à Olemps, le concours amical en doublettes est bien maintenu

Nombre d’entre-vous se posent la question. Les gérants de la brasserie L’Olympe, organisateurs de ce traditionnel concours amical en doublettes à Olemps, apportent eux-mêmes la réponse. Le concours est bien maintenu ce dimanche 4 octobre. Pour rappel, le jet du but est bien programmé pour 14 h 30.

Avec 60 doublettes, l’Aurillacoise Pétanque affiche déjà complet ce dimanche

Disputée au boulodrome d’Aurillac, cette épreuve est organisée, à partir de 10 heures ce dimanche matin, par des étudiants montluçonnais spécialisés en techniques de commercialisation. Joueurs et joueuses aveyronnais, si vous aviez programmé de jouer ce dimanche, inutile de prendre votre voiture en direction du Cantal voisin. Avec 60 doublettes déjà inscrites, cette « première » du genre affiche en effet déjà complet.

Boulodrome Saint-Eloi à Rodez : officiellement fermé jusqu’à nouvel ordre… mais déjà rouvert pour certains

Être titulairev de carte d’adhérent ne suffit plus aujourd’hui pour pousser les portes des halls René-Blanc à Rodez. Il faut aussi faire partie de la mini garde rapprochée d’un certain Castro.

Les heures passent et les informations continuent à filtrer goutte à goutte suite à la réunion qui s’est tenue ce mercredi soir sous les halles René-Blanc à Rodez. Cette rencontre aurait débouché sur la décision de laisser le boulodrome couvert de Rodez fermé jusqu’à nouvel ordre. Avant d’envisager une éventuelle réouverture, sans doute conditionnée par une éventuelle dissipation du COVID-19. Des paroles aux actes, il y a pourtant un pas que certains ont bien du mal à franchir de façon rectiligne. On veut parler de cette poignée d’individus de la soit-disant Amicale, aperçus, ce vendredi après-midi, quitter leur voiture pour rallier, sous la pluie battante et boules à la main, l’intérieur du boulodrome. Venu pour en savoir plus, notre témoin a certes entendu le bruit des boules sur les terrains de jeu tout en trouvant les portes fermées. Franchise, courage et loyauté ne sont décidément plus les bienvenues dans ce pitoyable monde de la pétanque ruthénoise.

International de Monaco : le Carladez a de la mémoire

Entre les terres aveyronnaises des ancêtres des Grimaldi et la Principauté de Monaco, des relations durables semblent bien installées. Sinon comment expliquer que 4 triplettes nord-aveyronnaises, pas vraiment réputées pour être de grandes voyageuses, aient coché les 17 et 18 octobre prochains, dates du 2e International de Monaco, sur leurs agendas.

Avec la tour qui porte son nom à Mur-de-Barrez, Monaco affiche une présence permanente en Carladez. Le week-end des 17 et 18 octobre prochains, c’est le Carladez qui sera bien représenté en Principauté.

Entre le Carladez, canton le plus septentrional du département de l’Aveyron, et le rocher princier de Monaco, l’histoire n’est qu’un perpétuel rapprochement. Il y a tout juste 6 ans, en juillet 2014, les invitations répétées lancées depuis le Nord-Aveyron par la municipalité de Mur-de-Barrez et et le Conseiller, alors Général, du Carladez étaient récompensées par la visite dans le département de son altesse sérénissime le Prince Albert II de Monaco, alors venu accompagné de son épouse Charlène Wittstock. Le couple avait pu découvrir un territoire orné aux couleurs « rouge et blanche », visite qui était forcément passée par Mur-de-Barrez et sa célèbre tour de… Monaco. Six ans plus tard, ce sont pas moins de douze hommes et femmes qui vont rendre la politesse en présentant 4 triplettes portant haut les couleurs du Carladez en terre monégasque cette fois à l’occasion de la 2e édition de l’International à pétanque proposé par le Club Bouliste Monégasque (voir la composition de ces 4 triplettes ci-dessous).

Le Pet d’Onet Village pense déjà à 2021

Le club présidé par Serge Bernié a tenu réunion cette semaine.

Sur le marché des transferts, le district de Rodez est déjà en pleine effervescence. La saison 2020 est déjà finie sans avoir vraiment débuté et 2021 pointe forcément le bout de son nez. Bien loin, pour l’instant en tout cas, de toutes ces annonces de mouvements d’untel ou d’untel, le Pet d’Onet Village poursuit son bonhomme de chemin. Sans tambours ni trompettes, le club s’est réuni cette semaine autour de son président Serge Bernié. L’occasion pour ce dernier d’annoncer que le Grand-Prix doublettes seniors repassera bien par le château dès la prochaine saison 2021 : « A notre date habituelle, c’est-à-dire mi-juin, j’ai prévu d’organiser un Régional qui sera particulièrement bien doté puisqu’aux traditionnelles mises, le club a prévu d’ajouter la somme de 2 500 euros ». Ces messieurs, qui viennent chaque année de toute la région Occitanie, ne seront pas les seuls à bénéficier de ces conditions particulièrement attractives. Ces dames et demoiselles devraient quant à elles bénéficier d’un concours disputé en doublettes et bénéficiant lui aussi du label Régional avec une dotation égale aux mises plus 750 euros.

Le week-end prochain, une vingtaine d’Aveyronnais ont rendez-vous sur le Rocher

La 2e édition de l’International de Monaco se tient les 17 et 18 octobre en Pricipauté en présence de 256 triplettes.

256 triplettes ont répondu à l’invitation du Club Bouliste Monagasque pour cette 2e édition de l’International à pétanque.

De France continentale comme de Corse, de la Principauté monégasque mais aussi d’Italie, ce sont 256 triplettes qui ont officialisé leurs inscriptions pour la 2e édition de l’International de Monaco qui se tiendra les 17 et 18 octobre prochains sous l’appellation Challenge Prince héréditaire Jacques. Covid ou pas Covid, les charmes de la Côté d’Azur en général et de la Principauté en particulier opèrent toujours autant comme en témoigne le nombre d’Aveyronnais prêts à avaler les quelque 500 km de routes et autres autoroutes pour répondre à l’invitation du Club Bouliste Monégasque. Quinze jours après le Var et son National de Cogolin, les Aveyronnais pousseront ainsi le bouchon encore plus loin pour rallier Monaco et son International qui, fort d’une dotation de 13 000 euros, affiche déjà complet. Ce ne sont pas moins de 8 triplettes, dont une cent pour cent féminine, que l’on devrait en effet retrouver sur le rocher princier.

Les équipes aveyronnaises
Valette – Bories – Théry (Creissels, Espalion)
Pozo – Touili – Prudent (Monteils, Flavin)
Olivier – Bousquet – Pouget (Pont-de-Salars)
Teulier – Petitfrère – Baldy (Sainte-Geneviève)
Chassang – Delpuech – Larousse (Carladez Pétanque)
Veyre – Terreisse – Andrieux (Carladez, Cantal)
Marie Pelaprat – Laëtitia Pezet – Sabine Bory (Carladez)
Vigier – Pezet – Besse (Carladez)

Les halls René-Blanc à Rodez prêts à rouvrir leurs portes ?

Une réunion se serait tenue ce mercredi soir pour décider de l’avenir proche du boulodrome du quartier Saint-Eloi.

Si le boulodrome devait rouvrir ses portes, les personnes présentes pour regarder les parties devraient obligatoirement porter le masque.

Si il est un dossier où le conditionnel reste de mise, c’est bien celui qui concerne la possibilité de réouverture du boulodrome Saint-Eloi à Rodez. La « zéro communication » reste en effet la politique privilégiée de l’équipe en place. On aurait pu penser cette stratégie peu courageuse exclusivement réservée aux non relations existantes entre l’Amicale gestionnaire de la structure et le journaliste de « Pétanque 12 ». En fait, il n’en est rien. La « zéro communication » semble être, en effet, la seule arme à portée de mains de l’équipe du président Castro. La preuve, si besoin était, tient dans les faits suivants. La veille de la date d’ouverture habituelle du boulodrome, soit le mercredi 30 septembre, une des salariées, sans aucune nouvelle, aurait été contrainte de prendre l’initiative de contacter les responsables de l’Amicale, histoire de savoir si elle devait, ou non, se présenter ce jeudi 1er octobre au boulodrome. On connait la réponse, la structure étant restée portes closes ce jour… Ce même mercredi en fin de journée, une réunion se serait tenue dans les murs des halls René-Blanc. Selon nos informations, le principal objet de la rencontre était de débattre de la réouverture, ou non, de la structure. Toujours selon nos informations, le boulodrome pourrait rouvrir ses portes au public très prochainement. A quelle date ? Mystère et boule de gomme. Sous quelles conditions ? Le port du masque serait semble-t-il incontournable pour les personnes venues en tant que spectateurs, pas forcément pour celles qui investiraient les cadres de jeu pour s’adonner à leur passion loisir. Enfin, dernière indiscrétion qui aurait filtré de cette réunion, la non réouverture du bar. Si elle devait se confirmer, cette information n’est pas sans poser question(s). La première concernerait évidemment la rentabilisation de cette opération de réouverture, les recettes du bar étant forcément les bienvenues pour financer les dépenses liées à l’éclairage ainsi qu’au chauffage du site. L’heure est donc aujourd’hui à la poursuite de l’enquête, histoire d’en savoir toujours plus sur les tenants et les aboutissants de cette réunion. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés.

Coupe des Clubs : la finale en D3 finalement arbitrée par Jean-Marc Mollicone

Un changement est intervenu en ce qui concerne l’arbitrage de la finale de la Coupe des Clubs en Division 3. La rencontre opposant l’Amicale Pétanque Espalion à la Boule Belmontaise sera finalement arbitrée par Jean-Marc Mollicone et non par Claude Barroso comme prévu initialement. Dont acte.

A l’affiche ce week-end

Dimanche 4 octobre
A Olemps (brasserie L’Olympe) .- Concours amical en doublettes. Inscriptions : 10 euros. Jet du but à 14 h 30.
En Aveyron .- Finales de la Coupe des Clubs Open et Féminines (lire le détail des rencontres ci-dessous).

Mardi 6 octobre
A Millau (boulodrome des Coopérateurs) .-
3e étape qualificative du Challenge triplettes 55 ans et +. Inscriptions : 15 euros. Jet du but à 14 h 30.

Coupe des Clubs, jour de finales

Ce dimanche 4 octobre se disputeront les finales de cette épreuve inédite qu’est la Coupe des Clubs. Une épreuve rappelons-le purement honorifique qui ne délivrera pas de titres officiels et qui ne se conclura par aucune accession ni relégation en autre division. Jet des buts à 14 h 30.

Le programme
Division I à Saint-Beauzély :
Amicale Pét. Bas Lévezou 1 contre Boule Val de Diège Salles-Courbatiés 1. Arbitre : Christian Salvat. Déléguée : Marie-Christine Salvat.

Division 2 à Monteils : Pétanqueurs Monteillois 1 contre Pétanque de Creissels 1. Arbitre : Marion Kaminski. Délégué : Marc Nogaret.

Division 3 à Espalion : Amicale Pétanque Espalion 2 contre Boule Belmontaise 2. Arbitre : Emmanuel Barroso. Déléguée : Valérie Pègues.

Division 4 à Viviez : Trépalou Pétanq’ Club 1 contre Pétanque Livinhacoise. Arbitre : Claude Pinel. Déléguée : Andrée Privat.

Féminines à Rieupeyroux : Joyeuse Boule Rieupyrousaine 1 contre Pétanque Saint Sernin/Rance. Arbitre : Serge Dega. Déléguée : Marie Rosich.  

Coupe des Clubs : les dessous de « l’affaire » Quatre-Saisons PC contre Pétan’ Coeur de Rodez

Rappel des faits. Le samedi 19 septembre dernier, le Pétan’ Coeur de Rodez battait le Quatre-Saisons PC en quart-de-finale de la Coupe des Clubs, Division 3. En début de semaine suivante, le Comité départemental relevait que le club du président Tony Cartaillac avait utilisé 4 joueurs remplaçants quand le règlement n’en autorisait que 2. Le même Comité disqualifie alors le Pétan’ Coeur et repêche le Quatre-Saisons PC. Dans un premier temps, ce dernier ne souhaite pas tenir ce rôle de repêché et fait part de son refus de jouer la demi-finale face à Espalion. Dans un 2e temps, le Comité ne laisse pas le choix au Quatre-Saisons PC qui devra jouer sa demi-finale. Dans un 3e temps, le Comité apprend que le Quatre-Saisons PC avait disputé son quart-de-finale en étant informé du non respect du règlement par le Pétan’ Coeur de Rodez. Dans un 4e et dernier temps, le Comité décide de disqualifier les 2 équipes et valide donc la qualification d’Espalion pour la finale sans avoir à disputer la demi-finale.
Conclusion : Dans les bureaux du Comité, on s’occupe comme on peut en cette période de moindre activité due au Coronavirus. On pourrait travailler à la remise à jour d’un site Internet passablement désuet. On pourrait réfléchir à de nouvelles pistes et à de nouveaux moyens d’une communication qui serait plus moderne et surtout plus efficace. On pourrait informer les licenciés inquiets quant à l’ouverture, ou pas, des boulodrome couverts en général et de celui de Rodez en particulier. Au lieu de çà, on préfère rester plus terre à terre et s’en tenir à ce rôle de gendarme dont l’uniforme doit être synonyme de « tolérance zéro ». Certains pensent que c’est très bien ainsi, beaucoup d’autres estiment que des comportements plus ouverts seraient plus favorables à la pétanque en général.

« Pétanque 12 » : 10 euros pour un abonnement pour le dernier trimestre

Les concours officiels étant tous annulés, ou presque, l’actualité continue sur votre site d’informations « Pétanque 12 ». La fin d’année approche en effet et les traditionnelles mutations devraient aller bon train. Retrouvez toutes les infos du traditionnel mercato mais aussi le suivi du Challenge triplettes 55 ans et + de Millau ou encore la journée finale des Coupes d’Aveyron et du Comité qui se disputera fin novembre à Saint-Affrique sur « Pétanque 12 ». Si vous souhaitez vous abonner, sachez que le tarif pour ces 3 derniers mois de la saison 2020 a été fixé à 10 euros.

  • Pour tout renseignement complémentaire, contactez Cyrille Costes au 06 21 06 80 65 (ou bien par mail à l’adresse cyrille.costes@petanque12.com).

Saison 2021 : Poplin quitte le Pétan’ Coeur, Rodenas vers la Fraternelle Pétanque Le Gua

  • Lire les derniers épisodes de ce mercato 2020-2021 dans l’onglet « Mutations » ci-dessus.

Dossier : l’Elite

Pas de doute, le « Boss » c’est bien Henri Lacroix

Si il n’occupe que la 15e place au classement des joueurs ayant disputé le plus grand nombre de Championnats de France, le Varois et ses 16 titres nationaux montent sur la première marche d’un podium complété par les légendes du sport pétanque que sont Christian Fazzino (14 titres) et Philippe Quintais (12 titres).

« Les chiffres sont des innocents qui, sous l’effet de la torture, peuvent avouer tout et n’importe quoi ». N’empêche qu’à pétanque peut-être plus qu’ailleurs, il ne suffit pas de savoir compter jusqu’à 13 pour prendre conscience de certaines réalités. Les statistiques sont parfois implacables et valent souvent bien mieux que les avis entendus ici et là. A ce sujet, on se souvient de cette anecdote. La scène se passe il y a quelques années en terrasse d’un café de Saint-Cyprien-sur-Dourdou qui accueille ce jour-là un joli concours amical en doublettes. Nous partageons le verre de l’amitié avec une doublette qui a connu ses heures de gloire dans le Bassin et que l’on vient de battre. Alors que l’on parle de tout et de rien, la conversation arrive sur un certain Philippe Quintais. Alors que l’on évoque des souvenirs gardés de celui qui a éclaboussé, de longues années durant, un Parc de la Victoire à Millau qui l’a fait « Roi », on se souvient alors de la réaction d’un des 2 Decazevillois : « Quintais ! Quintais ! Vous en avez tous pour Quintais. Le plus fort, c’est pas lui. Le plus fort, c’était… Catusse ». Notre réponse fusa alors sans tarder : « Les chiffres, Domi, les chiffres ». Pas question de remettre en cause l’immense talent de Jean-Claude Catusse. Mais quand l’ancien sociétaire de Trépalou affiche au compteur un seul titre de Champion de France et un titre de Vice-Champion du Monde, le joueur de Hanches dans l’Eure-et-Loir compte 12 titres de Champion de France et… 15 titres de Champion du Monde. Excusez du peu. Tout çà pour dire que les impressions et autres jugements ont beau porter le sceau de l’honnêteté et de la légitimité, ils ne sont pas toujours, pour ne pas dire souvent, objectifs. Demandez à un jeune joueur quelles sont ses idoles à pétanque, ils vous répondra Dylan Rocher ou Mickaël Bonetto. Posez la même question à un quadra ou à un quinquagénaire, il vous parlera de la « Dream Team » composée de Quintais, Suchaud et Lacroix. Passez enfin aux vétérans et ce sont certainement les Marigot, Foyot et autres Fazzino qui auront leurs faveurs.

Henri Lacroix : 16 titres en seulement 55 participations
Quand on veut traiter ce type de questions le plus objectivement possible, il convient de commencer par retenir des critères. Et là, les chiffres ne sont jamais bien loin. Si l’on veut désigner le meilleur joueur français de tous les temps, le nombre de titres nationaux obtenus nous semble le meilleur des indicateurs. Et à ce petit jeu, c’est le Varois de la Seyne-sur-Mer actuellement licencié à Fréjus qui remporte la victoire. Une de plus vous direz-nous ! A tout juste 45 ans, Henri Lacroix n’est pas celui qui a participé au plus grand nombre de Championnats de France. A ce classement dominé par un certain Christian Fazzino (86 participations en près d’un demi-siècle de carrière !), le Varois ne… pointe en effet, actuellement, qu’en quinzième position (55 participations). Lacroix rattrapera-t-il Fazzino ? Impossible à dire mais certainement pas impossible à faire tant le Varois a sans doute de longues et belles années devant lui. Par contre, en ce qui concerne le nombre de titres de Champion de France décrochés, Henri Lacroix a déjà le maillot jaune sur les épaules. Avec 16 titres dans ses valises, le Varois affiche un incroyable taux de réussite de 29%. A notre confrère Vincent Dromard, celui qui n’en finit plus d’enchainer les performances et de collectionner les records livre quelques-uns de ses secrets à travers une interview mise en ligne sur le site www.boulistenaure.com. Avant de lire une partie de cette interview, voici le classement des joueurs français les plus titrés. Un classement qui, n’en déplaise à un certain Domi de Firmi, n’accorde pas la moindre place, même éloignée, au pourtant célèbre Jean-Claude Catusse. Oui mais ça, c’était… en Aveyron.

Top 10 des joueurs français les plus titrés

Nom du joueur (Nombre de Championnats disputés, Nombre de titres décrochés, Pourcentage de réussite).

1. Henri Lacroix (55 participations, 16 titres décrochés, 29%)
2. Christian Fazzino (86, 14, 16,3%)
3. Philippe Quintais (65, 12, 18,5%)

4. Philippe Suchaud (50, 11, 22%)
5. Dylan Rocher (49, 10, 20,5%)
6. Philippe Stievenart (54, 9, 16,5%)
7. Bruno Rocher (50, 6, 12%)
8. Michel Schawtz dit « Passo » (54, 5, 9,25%)
9. Jean-Marc Foyot (68, 5, 7,35%)
10. Didier Choupay (58, 4, 6,9%)

La parole au « Boss », Henri Lacroix

« L’humilité, le respect et l’hygiène de vie »

Pour le Varois qui présente le plus grand palmarès de la planète pétanque, il s’agit de 3 règles essentielles qu’il a su faire siennes au fil d’une carrière qu’il mène maintenant depuis plus de 30 ans.

Henri Lacroix plus grand nombre de titres de Champion de France et surtout plus grand performer avec ratio titres / participations impressionnant avoisinant les 30%.

Tu as fêté ton 45e anniversaire pendant cette période de confinement et tu es certainement le sportif français le plus titré. Est-ce que tu as le sentiment d’être reconnu à ta juste valeur ?
La pétanque, déjà, n’est pas très reconnue, bien qu’elle se développe d’année en année. Pour autant, nous ne sommes pas des footballeurs. Mais ça change : dans les compétitions de haut niveau, et même dans la rue, il m’arrive couramment d’être arrêté pour faire une photo ou signer un autographe, même à deux pas de chez moi pendant le confinement. C’est assez sympathique, ça fait plaisir.

Où vas-tu chercher l’envie de gagner encore ?
Je suis toujours hyper-motivé quand je prends les boules. Je suis un gagneur, et j’ai peut-être aussi la chance d’avoir un petit plus au niveau de l’adresse. Et puis je pense avoir une bonne hygiène de vie. Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais attention à me reposer ou m’isoler entre les parties. Mais ce n’est pas autant que je n’aime pas m’amuser. Mais ça, c’est après le concours.

On a le sentiment que, même devant des milliers de spectateurss, tu n’as pas de pression. C’est le cas ?
Pas du tout. Non seulement j’ai la pression, mais je l’ai peut être plus que beaucoup d’autres. En fait, je suis certain que tout le monde a la pression. La différence, c’est qu’on l’évacue tous différemment. Moi, j’arrive à la maitriser en m’isolant, en me mettant dans ma bulle, et en me concentrant à cent pour cent sur la boule à jouer. 

Tu es parfois un peu critique sur ce milieu. Tu penses que la pétanque doit encore améliorer son image ?
Bien sûr. Je pense qu’il n’y a pas assez de rigueur et discipline, surtout envers certains qui abusent de l’alcool, notamment, ou manquent de respect. C’est vrai que les buvettes font vivre les clubs, mais certains joueurs ne connaissent pas leurs limites et ne savent pas se tenir. Les arbitres ne peuvent pas être sur tous les jeux, et ne sont pas payés pour être menacés ou frappés. Quand quelqu’un vient voir un National, en famille, pour voir les champions, et qu’il découvre ce genre de situation… ça donne une mauvaise image.

Quelles seraient les améliorations que tu apporterais sur le règlement si tu avais les pouvoirs au niveau des instances fédérales ?
Je reviendrais sur la règle du bouchon : il faudrait pouvoir le lancer deux fois, et s’il n’est toujours pas bon, l’adversaire devrait le lancer, et non pas le placer. Je suis contre les parties au temps. Une partie de pétanque c’est en treize points. Et je pense qu’il faudrait plus de contrôles pour l’alcool et la cigarette qui fait rire.

Etes-vous sollicités, vous les champions, par la FFPJP ou la FIPJP, pour donner votre avis sur tel ou tel dossier ?
Oui, depuis peu. Sur certains points, nous sommes consultés.Je pense que c’est une bonne chose, et je les en remercie. Ils sont souvent critiqués, mais ils n’ont pas forcément les meilleures places. Et comme on le sait, ceux qui critiquent sont souvent ceux qui n’ont pas toujours fait grand chose…

Henri Lacroix est unanimement reconnu par ses pairs comme l’actuel n°1 de la discipline dans le Monde.

Tu devaus défendre ton titre de Champion du Monde triplettes en Suisse avec Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Dylan Rocher. Certains, ici où là, voudraient renouveler et rajeunir cette équipe de France . Qu’est-ce que tu en penses ?
J’ai toujours été partisan de rajeunir cette équipe, et je l’ai exprimé auprès de la fédération. Mais ce n’est pas nous qui faisons la sélection et… il est vrai que pour le moment ça parle en notre faveur. Mais nous ne sommes pas éternels, et forcément, un jour viendra où d’autres joueront.

Que manque t-il aux jeunes pour gagner ces places ? 
Pas grand-chose. Il y a de plus en plus de talents, et certains vont parvenir à durer. Car le plus important, c’est de durer. Regarde Dylan : il a vingt-huit ans, et il a eu premier titre de champion du Monde à quatorze ans. C’était un minot très fort, mais surtout très attachant car il a toujours été (et il est encore) humble, poli et agréable. Il n’a jamais pris la grosse tête, et je pense que Sandrine et Bruno y sont pour beaucoup. Il y en a qui deviendront comme lui. J’en vois beaucoup mais souvent, ils gagnent un concours ou un championnat, et là… beaucoup s’enflamment. Moi, je crois qu’il y a trois règles d’or : l’humilité, le respect et l’hygiène de vie.

Quelles sont les équipes internationales à craindre ces prochaines années ?
La Thaïlande, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, Madagascar, le Cambodge, le Maroc… En fin de compte, ils deviennent tous de plus en plus dangereux. Je pense que tout se joue sur quelques détails tactiques. Quand ils auront des coachs qui sauront gérer ces points un peu plus faibles, ils seront prêts.

Que penses-tu de la pétanque féminine ?
Je pense qu’elle connaît une grande évolution depuis quelques années. Lors de la finale PPF, depuis trois ou quatre ans, nous avons un niveau de jeu assez impressionnant. De plus en plus de jeunes arrivent, et les anciennes sont toujours fidèles au poste. Il ne faut surtout pas oublier les joueuses, et les considérer au même titre que les champions masculins. Il y a encore trop de différences. 

En 2021, Henri Lacroix espère bien conserver son titre de Champion du Monde qu’il n’a pas pu défedre cette année à Genève.

Tu as joué avec beaucoup de monde. Y-a-t’il quelqu’un avec qui tu ne t’es jamais associé, et avec qui tu aimerais le faire ? 
J’ai eu la chance de jouer avec tous ceux avec qui j’avais envie de jouer. Et si je n’ai pas joué avec certains, c’est parce que je n’en avais pas envie. Et peut-être que ce sont des gens avec qui je ne jouerai jamais. Ce n’est pas de la prétention. C’est juste mon caractère.
Pour l’instant, l’équipe que je forme me convient bien. Je remercie d’ailleurs Pascal Mari et Jean Casale, ainsi que la municipalité de Fréjus, pour l’aide que nous apporte notre club, le FIP Fréjus. Pour 2020, on espère pouvoir faire la Finale de la Coupe de France 2020, et pour 2021, essayer de ramener quelques maillots.

Comment vois-tu Henri Lacroix dans dix ans?
Avec une canne et en spectateur (rires). Sérieusement, je ne sais pas. Ce que je voudrais, c’est continuer à prendre du plaisir et à gagner quelques parties.

Quand on te regarde en compétition, tu es généralement le meneur des différentes équipes où tu joues, et on constate que tu prends très souvent les bonnes décisions tactiques. A l’issue de ta carrière internationale, si on te proposait un poste de coach, en France ou à l’étranger, est-ce que tu penses que tu serais intéressé ?
Pourquoi pas, ça pourrait être sympa. C’est toujours agréable de transmettre son expérience. Je verrai ça quand je ne serai plus en Équipe de France. Dans quinze ans. (rires)

Extrait de l’interview réalisée
par Vincent Dromard
et parue sur le site
www.boulistenaute.com

Bruits de cadres

A lire demain : Eric Archimbeaud, cette alchimie qui lui colle à la peau…

  • A 56 ans, même si il a pris un recul certain par rapport à la pétanque, l’Espalionnais reste une référence en la matière. Mais son palmarès pour le moins impressionnant ne lui suffit pas à faire l’unanimité autour de sa persnne. Loin de là, il doit composer entre fervents partisans et farouches détracteurs. Sans doute le prix à payer quand on gagne tout ce qu’il a gagné et que l’on doit faire face à la jalousie des faibles… A lire demain matin sur « Pétanque 12 ».

Ils réagissent à la décision de la FFPJP

Serge Bernié, président du Pet d’Onet Village et organisateur du 12e Régional doublettes qui était prévu le samedi 13 juin : « Vous me l’apprenez, je n’étais pas au courant. Ma première réaction ? J’ai du mal à comprendre. Je ne parle pas des Championnats mais en ce qui concerne les autres concours, cette décision n’est-elle pas un peu rapide ? Je trouve cela dommage. Je pense qu’il aurait été préférable de ne pas se précipiter et d’attendre de voir comment la situation allait évoluer. On commence à parler d’une sortie du confinement différente d’une région à l’autre. Pour l’instant, nous ne sommes pas, nous Aveyronnais, particulièrement touchés. Moi, j’avais encore espoir de voir se disputer cette 12e édition comme prévu. Mais je pense que nous sommes pas au courant de tout. Peut-être que les dirigeants fédéraux sont en contact direct avec le Ministère des Sports et que cette décision leur a été plus ou moins imposée. Quoi qu’il en soit, je compte bien respecter cette décision. J’en prends acte et je me tourne déjà vers 2021. Le concours Régional n’est pas mort pour autant. IL aura bel et bien une suite. D’ici-là, je donne rendez-vous aux pétanqueurs pour le concours départemental organisé par le Pet’ Onet Village le samedi 12 septembre. Avec peut-être une surprise. On va nous aussi nous réunir et pourquoi pas décider de rendre ce rendez-vous encore plus attractif que ce qui était initialement prévu… ».

Bruno Bousquet, président de la Fraternelle Pétanque Le Gua, organisateur du 4e Régional d’Aubin / Le Gua le dimanche 28 juin : « Je viens de l’apprendre à l’instant. Je n’ai pas eu le temps d’analyser cette décision mais ce que je peux déjà dire, c’est que pour nous c’est dommage puisque cela se joue à 2 jours près. C’est dommage mais ce n’est pas bien grave. En tout cas, cela ne remet pas en cause la survie ni du club ni de ce Grand)Prix pour l’an prochain. C’est bien connu, ce n’est sur ce type de concours que l’on gagne de l’argent pour faire tourner l’association. On alimente les finances avec le soutien de nos sponsors et les quines que nous organisons. Non, nous on n’est pas à plaindre. Je pense aux contraire aux autres. A ceux qui ne sont pas encore concernés, pour l’instant, par cette décision et qui risquent de l’être au cas où cette date du 30 juin venait à être encore déplacée. En tout cas , je ne le leur souhaite pas ».

Fanny Roques, présidente de l’EPSA, organisatrice du Grand-Prix de la Pentecôte à Saint-Affrique les 30 et 31 mai : « Je ne suis pas du tout surprise de cette décision, Pour tout dire, nous, à Saint-Affrique, on avait déjà anticipé et on savait que cette édition 2020 n’aurait pas lieu. Les entreprises sont au mieux au ralenti, au pire en arrêt total. C’est difficile, pour ne pas dire impossible, de les contacter pour les associer à cette épreuve. Une de nois sources de financement est la petite plaquette de présentation que l’on fait chaque année. Là, ce n’était pas possible de la réaliser. Donc il vaut mieux que cette décision aiet été officialisée. Par contre, on avait eu l’idée de remplacer le Grand-Prix par un simple concours départemental, histoire de conserver la main sur ce dernier week-end de mai. Finalement, même ça ne pourra pas avoir lieu. Tout ça est dommage mais l’important reste la santé des gens. Moi, je ne voulais prendre aucun risque avec ça ».

Aucun championnat en 2020, tous les concours Départementaux, Régionaux
et Nationaux annulés jusqu’au 30 juin

L’information circulait de puis un moment déjà. Elle est désormais officielle depuis ce jeudi après-midi. Dès le lendemain de sa constitution, le groupe « Calendrier 2020 » s’est en effet réuni ce jeudi. Une réunion pour la forme tant ses conclusions semblaient connues à l’avance. Malgré les dernières annonces gouvernementales, commençant à parler d’un déconfinement par étapes, les dirigeants de la pétanque française ont préféré faire simple et rapide. En décidant d’annuler tous les Championnats de France de l’année 2020 ainsi que tous le concours officiels, qu’ils soient départementaux, régionaux ou nationaux, et ce de ce jeudi 2 avril jusqu’au mardi 30 juin, ils ont fait de cette saison 2020 une simple demi-saison. Et ce dans le meilleur des cas. Car rien ne dit en effet que cette date limite synonyme d’annulations ne soit pas prolongée dans les prochaines semaines. Pour la pétanque et ses compétitions officielles, vivement 2021 !

  • Le communiqué complet diffusé par le président de la FFPJP