La force tranquille est en marche
Samedi soir sur les terrains de la Vallée à La Primaube, il soufflait comme un air de jeune(s) sur la pétanque aveyronnaise. Quatre de ses plus beaux espoirs restaient en effet en course dans une compétition qui, rappelons-le, a rassemblé plus de 150 équipes. Il y avait Enzo Mourino, Nicolas Albaladejo et Kévin Campredon qui évoluaient aux côtés de leur partenaire de père à qui ils montraient que la relève était bel et bien en marche. Et puis il y a avait un quatrième jeune homme, un autre Kévin, Bourrilhon celui-là, qui a finalement porté haut et fort les couleurs de son club, l’Entente Pétanque Saint-Affricaine (EPSA), jusqu’au stade des demi-finales. Rencontre avec une tête d’affiche de la nouvelle génération qui a tout pour devenir une des locomotives de la pétanque aveyronnaise.
Propos recueillis par Cyrille COSTES
Pétanque 12 : On entend de plus en plus parler d’un certain Kévin Bourrilhon. Peux-tu te présenter ?
Kévin Bourrilhon : J’ai 16 ans, je suis né et j’habite à Saint-Affrique et je me prépare à rentrer en deuxième année de Bac Pro Boucherie Charcuterie au Lycée Raymond-Savignac à Villefranche-de-Rouergue. Plus tard, j’espère bien gérer ma propre boucherie qui proposerait aussi des plats cuisinés.
Et la pétanque dans tout ça ?
C’est ma passion, en tout cas la seule que je pratique. J’aime aussi le rugby mais un problème à un genou m’empêche d’y jouer. C’est mon père qui m’a fait connaitre les boules. J’avais 5 ou 6 ans et j’ai pris ma première licence à Belmont-sur-Rance. Ensuite je suis parti 4 ans à Réquista avant de signer à Saint-Affrique cette année.

Pour quel palmarès ?
J’ai 5 titres de champions départementaux. Deux en cadets l’an passé et les trois cette année en juniors. J’ai aussi remporté un titre de champion en club. En seniors, j’ai atteint le dernier carré du championnat Promotion en 2016 et partagé, le week-end dernier, le Grand-Prix doublettes à La Primauté.

Quel est ton profil de joueur ?
Je suis capable de tirer mais je me considère plutôt comme un milieu. Je préfère les terrains difficiles et je suis plus à l’aise à l’envoi. Je n’affectionne pas les terrains trop lisse sur lesquels il faut faire rouler. Je joue avec des RCX diamètre 76 mm et 680 g de poids. J’ai la réputation d’un joueur sérieux et appliqué.
Quels sont tes partenaires préférés ?
En jeunes, Anthony Garcia et Sylvain Camilleri avec qui je suis Champion d’Aveyron. Chez les seniors, j’aime bien l’équipe que je forme avec mon père et Walter Montagne.
Quel est ton meilleur souvenir à pétanque ?
Mon titre de Champion d’Aveyron en tête-à-tête l’an passé à Cransac. C’était mon premier.
Et le pire ?
Aucun.
Quels sont selon toi les meilleurs joueurs aveyronnais poste par poste ?
Je ne répondrai pas à cette question car j’estime ne pas connaitre suffisamment bien l’ensemble des joueurs. Tout ce que je peux dire c’est que j’apprécie particulièrement un joueur comme le Saint-Affricain Mathieu Cadenet.
Quelles sont tes ambitions à pétanque ?
A court terme, réussir le championnat de France juniors en triplettes. Réussir, ça veut dire faire mieux que lors de mon premier France où nous n’étions pas sortis de poule. A plus long terme, décrocher un titre triplettes en senior et découvrir le « France », le vrai. Le tout sous les couleurs d l’EPSA, bien sûr.

Le triptyque Carmaux – Espalion – Millau approche à grands pas. Seras-tu présents lors de ces rendez-vous aoûtiens ?
Je ne jouerai pas à Carmaux mais je serai bien présent à Espalion où je disputerai tous les concours. Du Challenge des Aveyronnais, que je disputerai aux côtés de Walter Montagne et Stéphane Guerrero , jusqu’au triplettes mixtes auquel je suis inscrit avec Walter et Anne Gélis. Quant à Millau, je ne sais pas encore si je jouerai le premier Festival International.