Dossier : le point à J – 36 du congrès départemental de Ceignac le 21 novembre

Des efforts de comportement et de porte-monnaie vont être demandés aux Aveyronnais

Le pré-congrès qui s’est tenu samedi dernier a surtout servi à préparer la traditionnelle messe de fin de saison qui aura lieu le samedi 21 novembre prochain à Ceignac (district de Rodez). A 36 jours de cette date qui marque officiellement la fin d’une saison 2020 pour le moins particulière, faisons le point sur les principaux enseignements à tirer.

L’Aveyron, un de moins mauvais élèves de la classe « France »
4 130 licences signées (contre 4 344 l’an passé), tel est le score finalement réalisé par la pétanque aveyronnaise en cette saison 2020. Cette baisse de 214 signatures représente une diminution de quelque 5% des effectifs, résultat qui place le département parmi ceux qui ont le mieux résisté à l’érosion générale. La moyenne nationale fait en effet état d’une baisse de 7% des effectifs. Au sein même du département de l’Aveyron, ces chiffres cachent une situation loin d’être homogène puisque le district de Millau a perdu 77 licences pendant que celui de Villefranche en gagnait 20.

Le principe de la liste bloquée .- Rappelons que ce principe a été adopté en 2017 lors du congrès départemental à Tournemire. Rappelons également qu’à cette époque-là tous les esprits aveyronnais étaient tournés vers une question centrale à savoir le passage du découpage en 6 districts à celui en 4 secteurs. Si cette dernière thématique n’avait pas reçu l’aval des clubs aveyronnais, le principe de la liste bloquée a, lui, bien été validé. Ce qui empêche tout candidature spontanée d’un ou plusieurs autres candidats individuels. Aucune autre liste ne s’étant à ce jour déclarée, celle menée par Marc Nogaret sera donc forcément réélue le 21 novembre prochain à Ceignac. Il s’agira alors du 3e mandat consécutif de celui qui avait toujours dit qu’il n’en ferait jamais plus de 2.

La liste Nogaret pour la mandature 2021 – 2024
Durant cette dernière mandature (2017 – 2020), l’équipe Nogaret a du faire face à plusieurs démissions. On pense notamment à celles d’Yves Cavaillé et de Bernard Amalric. Si le Naucellois ne se retrouve logiquement pas sur la nouvelle liste, le Belmontais fait, quant à lui, un retour qui a déjà suscité pas mal de commentaires en coulisses. Le récent pré-congrès a aussi permis d’officialiser les retraits annoncés de 5 autres élus à savoir Fabienne Viguié (qui postulera à un autre mandat d’élue fédérale), Jacques Edouard, Michel Tamisier, Christian Salvat et Pascal Pouillès. Ont été également notés le retour de Bernard Amalric et les arrivées de Lucien Bès (district d’Espalion), Jérôme Bosc (district de Rodez), Franceline Courtois (district de Millau) et Dariusw Kowalski et Manon Lacassagne (district de Villefranche).

Mettre la main à la poche ou alors… mettre la main à la poche
Relevés chez nos confrères de « La Dépêche du Midi », rappelons-le organe de presse partenaire du CD 12, des propos du président Marc Nogaret suscitent pas mal d’interrogations : « Enchainer sur une nouvelle saison blanche « nous » placerait devant de graves problèmes financiers ». Une citation qui mérite quelques explications. Le crise du COVID-19 et ses conséquences n’ont sans doute fragilisé les finances départementales. La légère baisse du nombre de licences et le petit manque à gagner qui va avec ont en effet été largement compensés par des dépenses qui, en cette année 2020, ont été très largement amoindries. Aucun dédommagement d’une licence qui n’a quasiment servi à rien n’ayant été évoqué par la « Fédé », on voit mal comment les finances fédérales ou encore départementales auraient pu être affectées par cette situation de crise inédite. Cette situation pour le moins bizarre n’empêchera pas le président Nogaret de mettre au vote une augmentation de la licence 2021 de 4 euros. 2 euros au titre de la « Fédé », 0,5 euros à celui de la Ligue Occitanie et 1,5 euros à celui du CD 12. Avouez que si l’on voulait inciter nombre de joueurs à remettre en question leur prise de licence, on ne s’y prendrait pas autrement… La version départementale est forcément différente. Soit les clubs votent « oui » et l’augmentation de la licence 2021 est alors entérinée. Chaque club fixerait alors librement le prix de cette licence en sachant qu’il devrait reverser 36 euros aux différentes instances dirigeantes (12 euros à la « Fédé », 4 euros à la Ligue et 20 euros au CD12). Soit les clubs expriment leur ras-le-bol en votant « non » et le prix de la licence resterait inchangé. Le CD 12 devrait alors prendre en charge les 2 euros réclamés par la « Fédé » pour la construction du fameux nouveau centre technique national, ce qui représenterait une « facture » de : 4 130 X 2 = 8 260 euros. Pendant ce temps-là, le président Nogaret parle d’un appauvrissement du comité départemental estimé à 14 ou 15 000 euros. D’où le tout aussi fameux « Plan B » imaginé au cas où les clubs diraient « non » à cette augmentation de 4 euros. On sait déjà que la future équipe départementale a décidé d’augmenter les droits d’inscriptions aux divers championnats 2021 de 25%, le tarif passant de 4 à 5 euros par joueur. Une première en Aveyron depuis près de 20 ans.

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