A y perdre son latin…
Les incohérences, vues et entendues ici et là, vont à l’encontre de toutes notions de confiance et de solidarité qui seraient pourtant indispensables pour mener cette guerre bactériologique dans laquelle la France, et le Monde, sont engagés.
« Nous sommes en guerre. En guerre sanitaire contre un ennemi invisible et insaisissable qui progresse ». Ce n’est pas nous qui le disons, ces mots sortent en effet de la bouche du président Macron. Nous étions alors en mars dernier. Plus de 6 mois plus tard, où en sommes-nous ? Le nombre de victimes a dépassé le million dans le Monde, les 32 000 en France. Compter les morts n’a jamais suffi pour gagner une guerre. Les militaires vous le diraient. Pour remporter la bataille, il convient aussi et surtout de bien connaitre l’ennemi, histoire d’élaborer des stratégies pertinentes et efficaces. L’ennemi, on a appris à mieux le connaitre. Le virus se transmet essentiellement par voie respiratoire et par contact physique. La toux, les éternuements, les paroles et les cris et tous les postillons qui vont souvent avec sont donc les premiers vecteurs de transmission. Les bises, les accolades et autres poignées de mains sont tout autant montrées du doigt tant elles facilitent elles aussi la contamination. Dans toute armée qui se respecte, la discipline est une règle d’or. La « Number One », disent même les spécialistes. On sait cette règle n’est pas celle préférée des Latins en général, des Français en particulier. Ils y sont souvent favorables mais à une condition. Que cette notion de discipline s’applique d’abord aux autres. On attendrait donc de nos dirigeants qu’ils s’emploient à changer les mentalités. Mais pour cela, il faut être crédibles. Crédibles pour savoir convaincre et redonner confiance au plus grand nombre tant cette guerre nous concerne tous, individuellement parlant. Et là, malheureusement, force est de constater que ce n’est pas gagné.
Stratégie et tactique visiblement pas sur la même longueur d’ondes

Etudier – Décider – Expliquer – Agir. Quand stratégie et tactique vont de pair, ces 4 étapes doivent s’enchainer dans les plus grandes logique et transparence. Dans notre quotidien, ces 2 qualités ont pourtant bien du mal à avoir pignon sur rue. C’est notamment le cas dans la planète sport. Ce dimanche en fut un nouvel exemple. C’est devant des travées pour le moins clairsemées que le Toulousain Hugo Gaston a mené la vie dure à l’Autrichien Dominic Thiem, en 8e de finale du tournoi de Roland-Garros. 3 h 30 durant sur ce court central Philippe-Chatrier, les jeunes ramasseurs de balles ont été les premiers témoins de ce combat épique. Sans paroles, sans serviettes à tendre aux joueurs mais avec le fameux masque. En soirée cette fois, à quelques centaines de kilomètres de là, c’est avec des tribunes aussi peu garnies que le stade Ernest-Wallon a été le théâtre du choc opposant le Stade Toulousain au Racing Club de Toulon. Sauf que là, sur la verte pelouse, la petite balle jaune avait laissé la place au ballon ovale. Un vrai match de rugby avec des mêlées qui se montent et se démontent, des touches qui se contrent, des joueurs qui se rencontrent, se frottent, se parlent, se plaquent et parfois s’expliquent haut et fort…, le tout sur un fond de crachats et autres postillons à foison. On vous le disait, de quoi à perdre son latin !

Et la pétanque dans tout ça…
« Cogito ergo sum ». Traduisez « Je pense donc je suis » . A pétanque, ce serait plutôt « Je suis donc je vais essayer de penser ». Oui mais là, visiblement, c’est pas gagné d’avance. Ces derniers mois, on a eu droit à tout. Une Fédération qui décide d’annuler les Championnats sans même prévoir un simple report. Une même Fédération qui établit des règles post confinement (un terrain de libre entre chaque jeu, un bouchon personnel que chaque équipe devra jeter quand elle a marqué la mène précédente, interdiction de toucher les boules adverses….) inapplicables et, à notre connaissance, jamais appliquées. Une toujours même Fédération qui décide d’augmenter une licence dont on sait pas encore si elle servira à quelque chose en 2021 (la licence, pas l’augmentation…) ; Un Comité qui ne sait plus sur quel pied danser ; Des sociétés qui ne savent plus si elles doivent, ou pas, maintenir, reporter ou annuler leurs concours et rouvrir leurs boulodromes ; ces mêmes sociétés qui décident de rendre obligatoire le port du masque dans les allées de ces mêmes boulodromes mais pas forcément sur les terrains de jeu (comme si le virus s’arrêtait aux limites des cadres !)… N’en jetez plus, le ras-le-bol (pas le nôtre, celui des joueurs qui ont de plus en plus de mal à s’y retrouver dans cette véritable cacophonie) affiche déjà complet. Difficile dans ces conditions d’envisager une fin de saison pour le moins sereine. Dans un tel contexte, fait d’incohérences et de manque de transparence, le sport pétanque risque tout simplement de voir la courbe de ses effectifs licenciés dégringoler plus vite que celle des cas contaminés par le virus.
Salut Cyrille,
Je ne vais pas être l’avocat du diable mais tu parles d’incohérence au niveau de la fédération de la pétanque ainsi que du comité mais elles sont à l’image de tous ces gouvernements qui sont dans le flou le plus opaque, on ferme des restaurants et bars puis on réouvre les enfants ne sont pas vecteurs de maladie et ensuite peu , puis plus du tout. Tu parles de tribunes vides mais les 1000 spectateurs sont entassés et dans les virages personne. Tes photos sont explicites. Si ça peut de réconcilier avec la fédération pétanque ou le comité Aveyron. Mes enfants font des compétitions de cyclisme, et lors d’une course avant celle-ci pour s’échauffer sur le circuit d’une distance de 5 kms, les coureurs n’ont pu passer la ligne d’arrivée avant la course sans être muni du masque. ils ont donc refait le circuit en sens inverse. Mais je te rassure pendant la course ils ont pu franchir la ligne à plusieurs reprises bien sur sans le masque. Les championnats d’Occitanie en cyclisme annulé dans le Gers puis se courront ce week-end dans le Tarn. Allez on arrête là.
A bientot.
Bonsoir Jean-Claude,
au plaisir de te lire même si, et c’est bien dommage, on ne te voit plus sur les terrains de boules. A bientôt j’espère.
Amicalement
Cyrille COSTES