ILONA, une asso au chevet des enfants malades ou défavorisés

ILONA veut gagner en notoriété

Créée en octobre 2007, ILONA a déjà aidé quelque 80 enfants malades ou défavorisés. Présidée par Sophie Mas, l’association ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

ILONASoigner sa communication. Aller au-delà de la simple reconnaissance d’association d’intérêt général validée par l’administration fiscale. Devenir un acteur incontournable du monde de la pétanque. Se faire aider pour mieux aider les autres, ces enfants malades ou défavorisés…

Faire encore plus, faire toujours mieux
Quels que soient les mots pour l’exprimer, la vocation de l’association ILONA est toujours la même. Gagner en notoriété pour faire encore et toujours plus. Mais surtout encore et toujours mieux. Car cela fait maintenant plus de 7 ans que cela dure. Plus de 7 ans qu’ILONA se penche au chevet des enfants en difficulté. Soit parce qu’ils souffrent de maladies rares et donc couteuses à prendre en charge. Soit parce qu’ils sont en situation défavorisée les privant d’une jeunesse dite normale. Sans revenir sur les règles appliquées depuis a création (être capable de formuler ses problèmes, avoir un membre de sa famille licencié à la FFPJP,  fournir une déclaration de revenus faisant état d’une situation financière difficile…), l’association veut aujourd’hui aller plus loin. Elle veut améliorer ses réseaux d’information pour mieux connaître les dossiers relevant de ses compétences. Elle veut convaincre de nouveaux partenaires de lui apporter leurs confiances et leurs soutiens : « Trop de personnes ont entendu parler d’ILONA sans vraiment savoir ce que l’on peut leur apporter réellement. D’autres ont du mal à venir vers nous car il n’est jamais facile de partager certains problèmes. Nous voulons mettre en place des relais d’informations qui servent d’intermédiaires entre l’association et le terrain »,  insiste Jean-Pierre Mas.

Un bilan financier déjà satisfaisant
Mais ce que veut surtout l’équipe de bénévoles, c’est avoir les moyens d’être réactif. Parce que chacun des 7 exercices comptables a dégagé un bénéfice, elle peut déjà s’appuyer sur une trésorerie qui dépasse les 50 000 euros. Un bilan certes satisfaisant mais sûrement pas suffisant si ce que Sophie, Manu, Patrice, Jean-Pierre ou encore Laurent désignent comme un « gros dossier » vient à frapper à la porte d’ILONA. Parce qu’ils veulent être prêts, financièrement parlant, à lutter contre la maladie, parce qu’ils veulent pouvoir venir en aide aux jeunes défavorisés, ces personnes au grand coeur entendent bien activer de nouveaux réseaux. Histoire de favoriser les dons et les recettes perçus par l’association.

Un appel lancé aux clubs, des partenariats avec les écoles de pétanque…
De tout cela, il fut question samedi matin, quelques heures seulement avant le coup d’envoi du 20e National d’hiver. Avant de jeter des boules dans un cadre, des hommes ont jeté des  idées autour d’une table. On apprit ainsi que, pour la première fois en cette année 2015, la  FFPJP viendrait en aide à l’association à hauteur de 7 000 €. On apprit aussi que le club de pétanque de Bagnols-sur-Cèze avait décidé de verser 1 € par licence, soit un montant de 300 €, à ILONA. Un geste qui amène les bénévoles à lancer un appel à tous les clubs de France. Si l’effort est général, le geste aura beau être symbolique, il sera forcément payant. Il permettra par exemple de continuer à équiper en boules et autres vêtements des jeunes qui rejoignent des écoles de pétanque sans en  avoir vraiment les moyens. Il permettra aussi d’aider des enfants à oublier leurs maladies en leur offrant, le temps d’un week-end, un voyage dans un parc d’aventures et de loisirs. Autant d’initiatives qui, avant d’avoir un prix, ont surtout une valeur. La solidarité.

Cyrille COSTES

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