Dossier : ces dérapages à répétition qui nuisent à l’image de la pétanque en Aveyron

Grand-Prix, Championnat ou bien simple concours départemental…,
les incidents se multiplient en Aveyron

En ce printemps 2018, les week-ends se suivent et, malheureusement, se ressemblent. Aux quatre coins du département, des faits et gestes viennent dégrader l’image du sport pétanque. 

N’en déplaise à certains, tant que nous l’aurons décidé nous continuerons à faire notre travail de journaliste. Un travail qui consiste à mettre en avant tout ce qui va bien sans jamais cacher ce qui est beaucoup moins glorieux. Nous l’avons dit et répété, les deux premiers Grand-Prix de la saison, les Régionaux de Saint-Affrique et d’Onet Village, ont été de vrais succès. Tant en terme d’organisation que de participation. N’empêche que ces bons points ont été contrés  par des faits et gestes dont la pétanque aveyronnaise se serait bien passée.

Saint-Affrique, Séverac d’Aveyron et… Bouillac
A Saint-Affrique,
 lors du Grand-Prix doublettes, un arbitre a été bousculé et mis à terre par un spectateur (lire nos éditions précédentes).
A Séverac d’Aveyron, une doublette s’est alignée le samedi au départ de la finale départementale en sachant qu’elle ne pourrait pas être présente le lendemain. Plutôt que d’expédier discrètement les affaires courantes dès les parties de poules, la doublette en question est sortie de poule. Comme si de rien n’était. Mieux que ça, elle s’est permis d’éliminer en 16e de finale, donc en partie qualificative pour le dimanche, une des formations favorites de ce championnat de l’Aveyron. Avant de faire machine arrière et de finalement laisser passer leurs adversaires pourtant battus. Cet incident a forcément suscité pas mal de réactions négatives de la part de personnes témoins de la chose. Des réactions qui allaient crescendo au fur et à mesure que cette équipe battue en 16e de finale poursuivait finalement sa route jusqu’à disputer sa qualification pour le Championnat de France. Vous nous direz, le département de l’Aveyron est peut-être en train de devenir un spécialiste en la matière. Rappelez-vous l’an passé à Aubin – Le Gua. Pour des raisons différentes, une triplette éliminée en poule avait  finalement réussi à se hisser jusque dans le dernier carré gagnant même le droit de disputer le Championnat de France au Mont Saint-Michel. Le Comité va devoir être très attentif lors des prochains championnats. Et va devoir sévir si de tels « cafouillages » venaient à se reproduire tant ce type de dérapages nous semblent porter tort à l’image d’exemplarité que veut afficher le sport pétanque.
Nouveau dérapage le week-end dernier à Bouillac où le Cochonnet Club Saint-Martin Bouillacois organisait un concours officiel en doublettes. N’en déplaise à certains – vous savez, ceux qui persistent à dire que « Pétanque 12 » est le plus grand lanceur de polémiques que le département de l’Aveyron  n’ait jamais connu -, il va être difficile de nous mettre en relation avec ce nouvel incident qui aurait émaillé le concours. Si on utilise le conditionnel, c’est en effet pour la simple et bonne raison que nous n’étions pas physiquement présents, ce samedi après-midi à Bouillac. Selon plusieurs de nos sources, une bagarre aurait éclaté opposant au moins 2 joueurs. Une ou plusieurs boules auraient été lancées, une voiture aurait été atteinte. On aimerait que le Comité départemental joue la transparence et communique haut et fort sur ce type d’affaires. Au contraire, pour ce dernier dérapage comme pour tous les autres d’ailleurs, ce sera « motus et bouche cousue ». On ne connaitra jamais les conclusions de l’enquête, si enquête il y a puisque le Comité ne peut intervenir que si un rapport écrit retraçant les événements lui est adressé. On ne connaitra jamais non plus les éventuelles sanctions prises à l’encontre d’un ou des protagonistes.

Il faut arrêter de se tromper de combat
Le Comité départemental brille, on le sait, par une communication pour le moins défaillante. Il en a d’ailleurs déjà payé le prix fort. On pense évidemment au « Non » catégorique répondu à la proposition de découpage du départements en 4 secteurs, découpage dénué de toute cohérence si ce n’est une répartition équitable des licences. Cette communication défaillante s’illustre également sur un plan purement sportif. On pense par exemple à l’absence de toute information concernant la qualification de 4 triplettes de la Région Midi-Pyrénées au prochain Championnat de France de Strasbourg. Cet échec en matière de communication ne doit pas s’étendre aux autres prérogatives concernant ce même Comité. L’équipe actuellement aux instances ne doit pas se tromper de combat. Plutôt que de se braquer sur des cibles qui, à son goût, sont gênantes, l’équipe du président Nogaret ferait bien de ne pas se tromper de combat. Pour le compte d’une Fédération qui a fait de l’entrée de la pétanque dans le monde de l’Olympisme une des ses grandes priorités, le Comité doit être irréprochable en matière d’identification et de sanction des véritables « fouteurs de troubles ». On a parfaitement conscience qu’un tel challenge sera difficile à relever. Il est en effet plus facile de décréter que les Jeans ne devront plus être de couleur bleue que d’oeuvrer pour se doter d’équipes d’arbitres à la fois compétents et courageux. Alors, challenge dur à relever ou bien cause perdue d’avance ?  C’est bien connu, à l’impossible nul n’est tenu…

Cyrille COSTES

Une réflexion sur « Dossier : ces dérapages à répétition qui nuisent à l’image de la pétanque en Aveyron »

  1. Pour régler tous ces problèmes, il faudrait traiter la pétanque comme un véritable sport. Pas de discussion possible : Tenue de sport obligatoire de haut en bas, championnat individuel et par équipe sur le même modèle que les quilles : plusieurs rencontres sans argent , sans alcool avec une « vraie » classification des joueurs au terme des ces journées. La pétanque d’aujourd’hui , n’est que la répétition d’une pétanque festive. Il serait injuste voire inadmissible qu’elle soit présente comme épreuve sportive olympique tant le décalage entre la pétanque ‘Télé’ et de terrain est important. Il n’y a pour moi aucune volonté de la fédération à s’occuper des vrais problèmes tant les solutions serait « faciles » à lister et à imposer. Il faut rapidement séparer la pétanque sportive de la pétanque festive avec toutes les contraintes que cela imposent.
    Tout simplement
    Un sport, en général , c’est :
    – Une tenue.
    – Un respect total de l’arbitre.
    – Pas d’alcool, de cigarette.
    – Pas d’argent.
    – Des conditions de jeu adaptée au sport ( pétanque en mars !!!!!! sous la pluie !!!!! sous le froid !!!).
    ………
    et pour finir des infrastructures pour nos jeunes.

    Exit les départementaux, les régionaux , les nationaux, ces concours « à fric » souvent à problème qui représentent très mal le sport pétanque et vive le modèle du championnat des clubs, à développer certes mais unique avenir d’une pétanque sportive.
    Et vive les concours de fête pour la pétanque festive (avec de l’alcool, de l’argent, sans arbitre, sans tenue obligatoire…)

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