Le Creissellois Paul Granier a tiré sa révérence
Figure emblématique de la pétanque sud-aveyronnaise en général et creisselloise (il en fut le président 32 ans durant) en particulier, il avait été à l’origine de la construction du boulodrome couvert qui porte aujourd’hui son nom.

Il y a quelques semaines encore, on avait croisé le bonhomme venu assister aux premières parties du Challenge doublettes organisé par la Pétanque de Creissels. Le physique avait certes du mal à suivre mais le bon esprit était toujours présent. Nous n’avions pas manqué de le saluer et cela lui faisait visiblement plaisir. Sans doute en souvenir de certains (bons) moments passés à s’affronter, boules en mains, à l’occasion de championnats de l’Aveyron ou encore lors d’étapes du Circuit Midi Libre. On pense notamment à ce quart-de-finale du Championnat de l’Aveyron en triplettes disputé au pied du barrage de Villefranche-de-Panat. C’était en 1994 et, quelques heures plus tard, Paul et ses partenaires – Jean-Marie Pirès et Diamentino Simoes – étaient sacrés Champions d’Aveyron seniors. Mais Paul Granier, ce n’était pas qu’un simple joueur, par ailleurs remarquable tireur. C’était aussi et surtout un homme discret et affable à souhait qui avait su s’investir avec organisation et efficacité dans la vie sportive locale. Resté 32 années à la tête de la Pétanque de Creissels qu’il avait su porter au firmament de la pétanque départementale, Paul Granier est notamment à l’origine du boulodrome couvert qui porte aujourd’hui son nom. En juin 2012, il avait décidé de passer le relais. En cette fin janvier 2018, il vient de tirer sa révérence. Pour votre gentillesse et votre bonhommie, pour vos disponibilités , vos compétences et votre sérieux en terme d’organisation d’événements, Chapeau et Merci Monsieur Paul Granier. A toute sa famille, à tous ses amis, à tous ses proches et notamment au président Jean Treillet et à tous les licenciés de la Pétanque de Creissels, « Pétanque 12 » et Cyrille Costes adressent leurs plus sincères condoléances.
Quelle gentillesse et quel dévouement chez cet homme qui a consacré la plus grande partie de sa vie aux autres, que ce soit dans sa société , dans son boulodrome qui a porté son nom de son vivant, ou au Mondial où il a officié jusqu’à la fin avec la simplicité et la sympathie dont il ne s’est jamais départi. Cette vie passée au service des autres ne l’a pas empêché de briller sur les jeux où il fut un joueur redoutable, apprécié, respecté et tellement respectueux. Il a accompli une carrière professionnelle sans reproche dans l’entreprise de cuir Mercier à Millau où il n’a laissé que des bons souvenirs. Pour moi, jeune joueur, il était un modèle qui m’a beaucoup appris. Je me souviens de son premier titre conquis au Parc de la Victoire en 76 avec Claude et Gérard. Puis de son tête à tête, toujours dans ce Parc béni. C’était un partenaire idéal, un adversaire tellement respecté et un homme profondément bon, qui va beaucoup nous manquer. Bien sûr, on le savait malade, mais cette nouvelle nous rend très malheureux. Je dis nous, parce qu’il n’y aura pas une personne à Millau ou ailleurs pour ceux qui l’ont connu, qui pourra penser autre chose. Merci pour tout Paulou.